Retours d'oraux

Des retours d'expériences des années précédentes.

Liste des retours de l'année 2026 :

  • Leçon choisie :

    208 : Espaces vectoriels normés, applications linéaires continues. Exemples.

  • Autre leçon :

    235 : Problèmes d’interversion de symboles en analyse.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Equivalence des normes en dimension finie et théorème de Riesz

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Question : Pourquoi la sphère de K^n associé à la norme infinie est compacte ? (À ce stade on ne sait pas encore que les compacts sont les fermés bornés)
    Réponse : J'ai proposé de la voir comme une partie fermée de la boule qui est compacte par produit de compacts.

    Question : Pourquoi un produit de compacts est compacts ?
    Réponse : J'ai pas vraiment réussi. Ici il faut utiliser la compacité séquentielle (il me semble).

    Question : Montrer que la norme est continue.
    Réponse : Avec la définition et on prend delta = epsilon.

    Question : Est-ce qu'on a montré mieux ?
    Réponse : Oui elle est 1-lipschitzienne.

    Question : Démontrer le critère d'existence d'un minimum en dim finie (fonction continue coercive sur un fermé).

    Question : Démontrer l'existence d'un projeté sur un sev de dim finie.

    Question : Montrer qu'une forme linéaire est continue si et seulement si son noyau est fermé.

    Question : Sans utiliser le théorème de Riesz, donner un espace dont la boule unité fermée n'est pas compacte.
    Réponse : Je ne sais pas, je n'ai pas eu le temps de trouver, c'était la dernière question.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Il y a l'un des trois membres du jury qui parlait plus que les autres. Ils me donnaient des pistes lorsque je bloquais.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Pas de surprise.

  • Note obtenue :

    11

  • Leçon choisie :

    105 : Groupe des permutations d’un ensemble fini. Applications.

  • Autre leçon :

    181 : Convexité dans Rn. Applications en algèbre et en géométrie.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Simplicité du groupe alterné An

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Question : Calculer un produit de deux permutations (exemple numérique dans S_5).

    Question : Le morphisme signature est-il le seul morphisme non trivial à valeurs dans C* ?
    Réponse : Oui

    Question : Démontrer le.

    Question : Quel est l'ordre maximal d'une permutation dans S_7 ?

    Question : Combien y a-t-il de classes de conjugaisons dans S_n ?

    Question : Pourquoi An (n>5) n'est pas résoluble ?

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    L'un des membres du jury était très gentil. Pendant la séance de questions, il m'a parlé de Galois, du lien entre An et les équations polynomiales de degré supérieur à 5 et d'un mathématicien qui s'est enrichi car il avait trafiqué un jeu de taquin.
    Les trois membres du jury donnaient des indications lorsque j'en avais besoin.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    L'attitude de la personne qui racontait des faits historiques m'a surpris parce que j'avais l'impression de ne pas être évaluer pendant ces 1 ou 2 minutes.

  • Note obtenue :

    13.25

  • Sujet du texte choisi :

    B88 - EDO, EDP, schéma numérique

  • Sujet de l'autre texte :

    B50 - Optimisation convexe

  • Un petit résumé du texte :

    Étude de la dynamique des populations en milieu limité à l’aide d’une équation logistique, avec et sans seuil, en reprenant presque mot pour mot le Berthelin, puis avec une EDP de type équation de la chaleur pour modéliser la dynamique des populations qui sont mobile au cours du temps. Clairement, c’est un texte de rêve pour l’option B.

  • Qu'avez vous produit durant la préparation ? (plan, code, dessins, preuves, ...)

    I) Introduction

    J'ai expliqué pourquoi et comment on trouve l'edo $p' = p(1-\frac{p}{k})$ et la capacité biotique (coefficient k de l'edo) du problème par une étude des flux (PFD), j'ai essayé de parler très brièvement de l'histoire des maths avec le modèle de Verhulst proposé en 1845, le jury était content.

    II) Étude du modèle en milieu limité

    Ensuite, j'ai démontré les propriétés fondamentales de cette EDO : existence, unicité et comportement asymptotique en fonction de la population initiale. J'ai également représenté graphiquement les différentes solutions pour les cas où $p_0 < k$ et $p_0 > k$, et j'ai présenté le champ de vecteurs de l'équation. Enfin, j'ai comparé les résultats obtenus par l'utilisation des fonctions odeint et de la méthode d'Euler explicite.

    III) Modélisation du modèle lorsque la population est mobile au cours du temps

    J'ai présenté leur méthode de différence finie semi-implicite pour résoudre $\partial_t u = \partial^2_{xx}u+f(u)$, où $f(u) = ru(1-u)(u-\theta)$, $\theta$ est un seuil, le temps d'introduire mes notations etc., et pendant la préparation je n'ai pas eu le temps de finir mon programme donc pas grand-chose à dire. Je suis plutôt déçu ici : je n'ai pas eu le temps de démontrer le lemme
    $AU \geq 0$ entraîne $U \geq 0$, où $A$ est la matrice du schéma semi-implicite.

    IV) Conclusion

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    On est revenus sur des questions et détails où j'ai était rapide.
    Jury : Donner les hypothèses du théorème d'explosions en temps fini.
    J. : La méthode d'Euler explicite est-elle satisfaisante ici ?
    Candidat : J'ai répondu que oui si c'est $\mathcal{C}^1$
    J. : Vous dites que si la fonction est $\mathcal{C}^1$ c'est le cas. Auriez-vous un contre-exemple si ce n'est pas le cas ?
    C. : J'ai répondu non je ne m'en souvenais plus ! (C'est dans le Berthelin et le Hubbard-Hubbert Tome 2.
    J. : Vous avez montrer comment vous trouvez le schéma des différences finis a l'aide de Taylor-Lagrange, Détaillé un peu.
    J. : Que se passe t'il si $p_0 < 0$ de même si $p_0 = 0$ ou $p_0 = k$ ?
    C. : J'ai un peu buggé sur $p_0<0$ mais après c'était immédiat.
    Après on a passé 2min a debugger mon code sur les différences finis et le jury a pu le débloquer il était très content. J'ai surement oublier deux trois questions que j'ai répondu rapidement parce que c'était

  • Suite à la présentation, qu'est ce qui vous semblait améliorable ? (plan, gestion du temps, choix des résultats présentés, ...)

    Ma gestion du temps, 35 min c'est long quand on a rien dire, et au contraire quand on en a trop dire c'est très très rapide... Je suis satisfait de mon plan et du sujet. Les choix des résultats était cohérent avec mon niveau, je n'ai pas essayé d'en faire trop, juste ce que je savais faire.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) durant les questions ?

    Trois hommes, une femme. Un très silencieux qui m'a aidé pour mon code, un très gentil qui faisait des blagues, la dame était comment dire... Un peu froide et me posait des questions, si je n'avais pas la réponse au tac o tac elle noté sur son cahier en m'ignorant et heureusement que ces collègues rebondissait pour m'aider ! Le dernier je n'ai pas entendu sa voix.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    La chaleur dans la salle de préparation, mais bon c'est le jeu en pleine canicule, et le manque de temps, pendant mes oraux blanc je ne tenais jamais les 35min à peine 30min... alors que le jour J j'ai du écourter ce que j'avais préparer car a 33min je n'avais pas fini et il fallait conclure.

  • Note

    Pas de réponse fournie.

  • Leçon choisie :

    104 : Groupes finis. Exemples et applications.

  • Autre leçon :

    122 : Anneaux principaux. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Simplicité du groupe alterné An

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):
  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    (Retour de Jérémie Klingler )

    6min + développement sans problème.

    Questions sur le développement :
    - vous avez rapidement traité le cas de A_3 en disant que comme il est d'ordre 3, alors il est cyclique donc abélien donc simple : pouvez-vous préciser ?
    Là, je ne me suis pas rendu compte que je m'étais bien emmêlé les pinceaux dans mon argument et je commence à essayer de démontrer qu'un groupe cyclique est forcément simple.
    Je jury, pour m'aiguiller un peu, me demande quels sont les sous-groupes d'un groupe cyclique en général, puis la définition d'un groupe simple, ce qu'a de particulier un sous-groupe distingué et quels sont les sous-groupes distingués dans un groupe abélien.
    - Bien, à présent, avec tout ce qu'on a dit, arrivez-vous à conclure ?
    Et là j'ai été encore un peu perdu jusqu'à ce que je finisse par me rendre compte de ma bourde et j'ai dit "ah non ce n'est pas vrai en général pour les groupes cycliques ! L'argument qui sert ici est le fait que A_3 est d'ordre 3 qui est premier et un groupe d'ordre premier est toujours simple car en vertu du th. de Lagrange, ses seuls sous groupes possibles sont le trivial et lui-même !"
    Bon, j'ai fini par bien me rattraper mais dommage de démarrer l'oral sur une grosse bêtise et d'avoir mis du temps à la retrouver.

    Suite des questions sur le développement :
    - Vous prenez H un sous groupe distingué de A_n non trivial, sigma un élément non trivial de H, x tel que sigma(x) \neq x puis vous dites qu'il existe alors z tel que sigma et le 3-cycle (x z sigma(x)) ne commutent pas. Pourquoi ?
    J'ai eu de la chance, on m'avait posé la même question en oral blanc donc j'ai su directement le justifier.
    - Pouvez vous alors donner une définition plus précise de ce z, plutôt que d'énoncer vaguement son existence ?
    Moi : effectiement, il suffit de prendre z \neq sigma^{-1}(x), sachant qu'on le prend également différent de x et sigma(x), tout ça est permis car n est supposé assez grand (n \geq 5 dans la preuve)
    - Dans votre démonstration du fait que les 3-cycles sont conjugués dans A_n, vous supposez que les 3-cycles sont conjugués dans S_n. Comment le démontrer ?
    J'ai su le faire sans problème.
    - Vous affirmez que le carré d'un 3-cycle est un 3-cycle. Pourquoi ?
    Je l'ai fait sans problème.
    - Peut-on généraliser à un k-cycle en général ?
    J'hésite un peu et dis "non car pour un 4-cycle, le carré sera une permutation paire donc pas un 4-cycle car un 4-c est impair". Après j'ai un peu galéré à trouver le résultat général, ils m'ont dit "donnez vous un k-cycle (a_1 ... a_k) avec k impair et calculez son carré".
    J'ai fait les calculs et ai trouvé qu'effectivement ça donnera le cycle (a_1 a_3 ... a_k a_2 a_4 ... a_{k-1}) lorsque k est impair donc la propriété se généralise aux cycles de taille impaire mais pas aux cycles de taille paire.
    - Plus conceptuellement, que dire du sous-groupe engendré par un p-cycle ?
    Moi : "euuuuuuuh.....il sera monogène et fini vu que c'est un ss gpe de S_n donc cyclique ?"
    - Oui, et que dire de l'ordre du générateur au carré dans ce groupe ?
    Là j'étais paumé, j'ai commencé à dire que si l'ordre p du cycle est pair, alors c'est p/2 mais j'étais un peu perdu et ils m'ont dit qu'on allait passer à la suite.

    Questions sur le plan :
    - Pour faire le lien avec ce qu'on vient de voir, quels sont les générateurs d'un groupe cyclique d'ordre n et combien y en a-t-il ?
    Je commence à dire "euh les g^k avec k entre 1 et p-1....."
    - g correspond à quoi ?
    à un générateur du groupe cyclique
    - Avec quelle hypothèse sur k ?
    Moi : "ah ! et k premier avec n !"
    - Très bien, donc combien y en a-t-il ?
    Moi "phi(n)"
    - Vous connaissez quelques propriétés de l'indicatrice d'Euler ?
    Là je me suis dit "oh les coquins, ils avaient prévu leur coup et voulaient m'emmener sur ce terrain !
    Je leur dis : alors déjà si p es premier, phi(p) = p-1, ensuite si a et b sont premiers entre eux, phi(ab) = phi(a)pi(b)
    - D'accord, et donc à partir de ça, comment calculer phi(n) via la décomposition en facteurs premiers ?
    Moi : alors déjà on aura phi(n) = \prod_i phi(p_i^{alpha_i}), reste alors à calculer phi(p^alpha) .....
    - Revenez à la définition de l'indicatrice d'Euler : vous cherchez les nombres premiers à p^alpha. A quelle condition un nombre n'est pas premier à p^alpha ?
    Moi : si c'es un multiple de p
    - Il vous reste donc à trouver les multiples de p. Vous sauriez les dénombrer ?
    Je réfléchis un peu et commence à dire, ah oui on cherche les kp compris entre 1 et p^alpha donc au final les k entre 1 et p^alpha - 1
    - L'inégalité de droite est large ou stricte ?
    Là je me foire en disant qu'elle est stricte alors qu'elle est large car on doit bien compter p^alpha ici vu qu'il n'est pas premier avec p^alpha.
    J'essaie de finir le raisonnement en disant qu'on a donc réussi à dénombrer ce qu'on cherchait mais ils me disent que c'est ok.
    - Dans votre autre développement, vous démontrez la proposition suivante : "Si G/Z(G) est monogène, alors G est abélien". Peut-on affaiblir l'hypothèse en "Si G/Z(G) est abélien, alors G est abélien" ?
    Je commence à essayer d'adapter la preuve mais me retrouve un peu bloqué.
    - Non, en fait ça sera faux. Pouvez-vous me donner un contre-exemple pour un groupe d'ordre 8 ?
    Là je fais le lien avec les quaternions qui figuraient dans le plan : "ah oui pour les quaternions, on sait que le centre est {1,-1} donc d'ordre 2. Ainsi G/Z(G) est d'ordre 4. Or un groupe d'ordre 4 est abélien. En revanche, le groupe n'est pas abélien ici".
    Il ne m'a pas tout a fait laissé finir, estimant que je lui avais donné l'argument qu'il attendait.
    - Vous parlez du groupe D_8 dans votre plan. Pouvez-vous décrire ses éléments ?
    Je commence par tracer le carré dans le plan complexe avec les 4 axes de symétrie, je définis les 4 rotations qui le préservent. Je commence à esssayer de définir les 4 symétries axiales mais ils me coupent en disant que c'est OK.

    Et un petit exercice pour finir :
    Soit G un sous groupe fini de GL_2(C) tel que G \cap SL_2(C) = {I_2}. Montrer que G est cyclique.

    Là je vois qu'il me reste 5min et que je dois vite donner des idées alors que je suis totalement paumé.
    Je propose pêle mêle de quotienter par SL_2, d'appliquer le déterminant ...
    Ils n'ont pas l'air convaincu mais un jury me dit "gardez cette histoire de déterminant".
    Je dis "oui le déterminant, son noyau c'est SL_2 donc on veut quotienter par SL_2"
    - ah mais attention ? Est-ce que SL_2 est un ss gpe de G ?
    Moi : "ah bah non..."
    - Donc on va plutot quotienter par quoi ?
    Moi : Ah bah oui ! Par G \cap SL_2 qui est bien le noyau de la restriction de det à G et qui est supposé trivial donc det induit un iso entre G et un sous-groupe de C^*
    - Et que pouvez vous dire de ce sous-groupe ?
    Moi : il est fini, d'ordre l'ordre de G, notons-le n
    - Vous connaissez quoi comme sous-groupe d'ordre n dans C^* ?
    Moi : les groupes des racines n-ièmes de l'unité.
    - Les ? Il y en a plusieurs ?
    Ah, non, je veux dire les groupes des racines de l'unité en général. Ici, il s'agit précisément *du* groupe des racines n-ièmes de l'unité.
    - Vous sauriez montrer que c'est le seul sous-groupe de C^* de taille n ?
    Là j'étais bloqué, ils ont fini par me dire : "quel résultat vous avez sur les sous-groupes finis du groupe des inversibles d'un corps commutatif ?"
    J'ai beaucoup hésité de peur de dire une bêtise et ils m'ont dit "bon on va s'arrêter là" et pile en même temps j'ai dit "euuuuuuh il est cyclique !"
    Et là le jury a répondu "oui, effectivement et donc vous avez le résultat qui en découle.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Le jury était constitué de deux hommes et une femme. J'avais eu la chance d'en voir 2 des 3 la veille en étant auditeur. J'étais donc tout de suite plus en confiance car je les avais déjà vus et avais vu qu'ils étaient très bienveillants.
    Un des 3 a un peu moins parlé que les 2 autres. Ils avaient une posture neutre mais très bienveillante et essayaient toujours de me guider lorsque j'étais un peu perdu.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Tout s'est passé comme prévu mais il faisait horriblement chaud ! Et pourtant, j'avais la chance d'etre sur le premier horaire (préparation de 7h50 à 10h50 et passage de 11 à 12). Prévoyez une grande gourde d'eau et pensez à la remplir sur le petit temps de pause entre la préparation et le passage.
    Les 3h de préparation passent extrêmement vite, il ne faut pas trainer ! Par contre on a bien 3h complètes de préparation, les plans sont ramassés au bout de 3h et ensuite on doit ranger nos affaires.

    $\mathbf{Epilogue\,:}$ Ma note reflète assez bien l'avis que je m'étais fait après mon oral, bien que je m'attendais à avoir 1 point de moins.
    Mon 6min et mon dév étaient solides mais mon plan était incomplet sur certains aspects et j'ai raconté quelques bêtises lors des questions.
    Néanmoins, j'ai montré que je maitrisais l'essentiel et j'ai fait un vrai effort de clarté dans mes explications, ce qui a semble-t-il été apprécié.
    Je pense que la forme est au moins autant notée que le fond lors des oraux et qu'il ne faut pas oublier que le jury évalue un futur enseignant : il évalue donc également (et surtout) la capacité pour le candidat à expliquer des maths et à faire preuve d'une certaine aisance au tableau, tout en restant humble face à des pairs plus expérimentés.

  • Note obtenue :

    12.75

  • Leçon choisie :

    205 : Espaces complets. Exemples et applications.

  • Autre leçon :

    253 : Utilisation de la notion de convexité en analyse.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Fonctions dont la série des coefficients de Fourier converge absolument.

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    (Jérémie Klingler - L'autre dév était Point fixe de Picard + corollaire avec $f^p$ contractante au lieu de $f$)

    $\mathbf{Plan\, proposé\, :}$
    I. Généralités sur les espaces complets

    1) Suites de Cauchy
    Définition, Convergent => Cauchy, Cauchy => borné, Cauchy + VA => convergent

    2) Espaces complets : définition et exemples
    Exemple de $\mathbb{R}$ et $\mathbb{C}$, contre-exemple de $\mathbb{R}$ muni de $d(x,y) = |\arctan x - \arctan y|$
    Un fermé d’un complet est complet, un complet est fermé, un compact est complet, un produit de complets est complet

    3) Quelques conséquences de la complétude
    Prolongement des applications uniformément continues, suite de fermés emboîtés, image réciproque d’un complet par un homéomorphisme uniformément continu, Point fixe de Picard $\mathbf{(Dev)}$, Contre-exemples si l’on ne suppose plus l’application contractante ou si l’on ne suppose plus l’espace complet

    II. Espaces de Banach
    1) Définition et exemples
    Exemples des expaces de dim finie, $\mathcal{B}(X,\mathbb{R})$ muni de la norme du sup, $\mathcal{L}_C(E,F)$ lorsque $F$ est complet, les espaces $\mathbf{L}^p$, $\mathbb{K}[X]$ n’est jamais complet

    2) Séries dans un espace de Banach
    Critère de cauchy pour la convergence des séries
    Contre exemple dans $\mathbb{K}[X]$ d’une série qui converge normalement mais ne converge pas dans l’espace

    3) Applications aux séries de Fourier
    Définition des coeffs de Fourier, de la série de Fourier d’une fonction cpm $2\pi$-périodique
    Formule de Parseval
    L’espace des fonctions continues $2\pi$-périodiques dont la série des coeffs de Fourier converge absolument est un espace de Banach $\mathbf{(Dev)}$

    III. Espaces de Hilbert
    Définition, exemples : les espaces euclidiens/hermitiens, $\mathbf{L}^2$
    $\mathcal{C}^0([0,1])$ n’est pas un espace de Hilbert
    Projection sur un convexe fermé, sur un sev de dim finie, conséquences

    Je fais ma présentation de plan où je prends un peu trop de temps pour introduire l’intérêt des suites de Cauchy comme moyen de montrer qu’une suite converge sans connaître au préalable sa limite, je finis donc à la bourre et ai à peine le temps d’évoquer mon III.

    Je fais mon développement sans problème, bien que je fais certaines choses à l’oral sur la fin pour le terminer en 15min.

    $\mathbf{Questions\, sur\, le\, développement\, :}$
    - Vous affirmez sur la fin que $|c_n(f_k) - c_n(f_l)| \leq \| f_k - f_l\|$. Pourquoi ?
    J’explique que c’est parce que d’une part $|c_n(f_k - f_l)| \leq \| f_k - f_l\|$ et que comme $c_n$ est stable par combinaison linéaire, on a bien $|c_n(f_k - f_l)| = |c_n(f_k) - c_n(f_l)|$.

    - Auriez-vous un exemple de fonction appartenant à cet espace ? Autre que la fonction nulle, bien sur !
    Là je panique un peu, j’avais vraiment peur qu’ils commencent à partir sur des questions autour des séries de Fourier alors que je ne suis pas très bon dans ce domaine. Je finis par dire « euh les fonctions trigonométriques ? »

    - C’est à dire ?
    Moi : Euh, les fonctions sinus et cosinus.

    - D’accord. En renvanche, ces fonctions sont $\mathcal{C}^{\infty}$. Auriez-vous un exemple de fonction avec des hypothèses de régularité moins fortes ?
    Je suis un peu perdu et n’ose pas balancer une connerie au hasard.
    Un autre jury finit par me dire : peut-être pour commencer, pouvez vous me dire pourquoi une fonction $\mathcal{C}^{\infty}$ aura forcément la somme de ses coeffs de Fourier absolument convergente ?
    Je propose de procéder par IPP, ils m’invitent à détailler la preuve, je le fais et termine la preuve.

    - Bien, donc dans ce cas, pouvez-vous nous dire une classe de fonctions plus large pour lesquelles cela fonctionne ?
    Moi : j’ai dû faire deux IPP, donc déjà c’est vrai pour les fonctions $\mathcal{C}^{2}$
    Je me demandais s’ils voulaient que je continue à étudier des hypothèses plus faibles mais ils se sont arrêtés là sur le développement.

    $\mathbf{Questions\, sur\, le\, plan\, :}$
    - Vous proposez comme exemple d’espace non complet $\mathbb{R}$ muni de la distance avec arctan.
    Sauriez-vous le justifier ?
    Je donne l’exemple de la suite $(n)$ qui est de Cauchy mais ne peut pas converger, en me bloquant tout seul comme un benêt à cause du stress au milieu de la preuve mais j’arrive à conclure.
    - Euh… pourquoi $\arctan(p) - \arctan(q) = \pi/2 - \arctan(q) - ( \pi/2 - \arctan(p) )$ dans votre preuve ?
    Moi : je fais une appartition-disparition de $\pi/2$.
    - Ok. Question un peu en dehors de ça mais, vous savez ce que ça vaut $\pi/2 - \arctan(p)$ ?
    Je panique à l’idée de dire une bêtise donc je commence par dire « alors il me semble que $\arctan(x) + \arctan(1/x) = \pi/2$ donc dans ce cas, $\pi/2 - \arctan(x) = \arctan(1/x)$ »

    - Ok.
    - Est-ce que toutes les suites sont bornées dans cette espace ?
    Là je commence à paniquer un peu : comment définir une suite bornée dans un espace métrique, qui n’est pas un evn ? Je réfléchis un peu puis demande « on est bien d’accord qu’une suite est bornée dans un espace métrique lorsqu’il existe $M$ tel que pour tous $p,q$, $d(u_p,u_q) < M $? »
    - Oui si vous voulez, mais vous pouvez prendre + simple : regardez la distance à $u_0$.
    Moi : « ah oui donc dans ce cas, oui les suites sont bornées car la fonction arctan est bornée par $\pi/2$ donc en majorant grossièrement, la distance entre deux termes de la suite vaudra au plus $\pi$ »
    - D’accord, donc cet espace est compact ?
    Moi : non, car sinon il serait complet !
    - D’accord.

    - Dans votre plan, vous énoncez le théorème du point fixe de picard puis plusieurs contre exemples lorsque l’on affaiblit les hypothèses. Vous dites que l’hypothèse $d(f(x),f(y)) < d(x,y)$ ne suffit pas mais fonctionne lorsque l’on suppose que l’espace est compact. Avez-vous une idée de la preuve ?
    Moi : le point clé qui sert dans la preuve est le fait que la distance à un compact est toujours atteinte. Voulez-vous que je détaille ? [En réalité, c'est le fait que $x \mapsto d(x,f(x))$ est continue sur E compact donc admet un minimum atteint en $\alpha$ qui sera le point fixe recherché.]
    Là ils se sont regardés et on hésité mais finalement m’ont dit qu’on allait passer à la suite.

    $\mathbf{On\, passe\, ensuite\, à\, un\, exercice\, :}$ Soit $E$ un evn et $(u_n)$ à valeurs dans $E$. Les deux propriétés suivantes sont-elles équivalentes ?
    $i)$ $\displaystyle\sum_{n\in\mathbb{N}} ||u_{n+1} – u_n||$ est convergente
    $ii)$ $(u_n)$ est de Cauchy

    Je propose différentes idées, commence à dire que dans $\mathbb{R}$ ça a l’air de marcher via le lien suite-série.
    J’essaie de montrer $i)$ => $ii)$, j’arrive à montrer que alors $(u_n)$ est bornée puis bloque ensuite.
    J’essaie $ii)$ => $i)$ mais ne trouve rien de très concluant.

    - Revenez à $i)$ => $ii)$. Vous avez montré que $(u_n)$ est bornée mais vous n’avez pas essayé d’aller au bout de la preuve pour mq la suite est de Cauchy.
    J’essaie de finir et y arrive finalement.
    - Pour la réciproque, vous pensez vraiment qu’elle sera vraie ? Reprenez ce que vous disiez tout à l’heure sur le cas de $\mathbb{R}$.
    Moi : alors dans le cas réel, si $(u_n)$ est de cauchy alors elle converge et donc $\displaystyle\sum_{n\in\mathbb{N}} (u_{n+1} – u_n)$ converge : c’est le lien suite-série. Sauf qu’ici on veut une convergence absolue. On devrait alors réussir à trouver une suite tq $u_{n+1} – u_n$ est le terme général d’une série semi-convergente, par exemple $\dfrac{(-1)^n}{n}$. [Effectivement, ça marche, il suffit de prendre la suite des sommes partielles de la série harmonique alternée.]
    Et l’échange s’est arrêté là.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Jury extrêmement bienveillant et sympathique, en particulier (c'est le seul dont j'ai retenu le nom) M. Philippe Fontaine qui a dirigé l'oral et a posé la plupart des questions. Il y avait également un homme et une femme qui ont posé chacun une ou deux questions. M. Fontaine m'a rappelé de boire régulièrement (c'est un comble !) parce qu'il faisait très chaud et m'a invité à prendre un temps de pause entre le 6min et le dev puis entre le dev et les questions.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Comme la veille, il faisait très chaud, déjà dans la salle de préparation mais surtout dans la salle avec le jury. Il faut vraiment beaucoup boire.
    Sinon, je n'étais pas très satisfait de mon III. car j'ai manqué de temps sur la fin et n'ai eu le temps que de recopier 4 énoncés importants sur les espaces de Hilbert mais sans avoir le temps d'ajouter des applications. Le temps passe vraiment très vite et c'est difficile d'arriver à boucler son plan (à moins de l'avoir déjà parfaitement en tête avant d'aller aux oraux)

    $\mathbf{Epilogue\, :}$ je suis agréablement surpris de ma note, je pensais plutôt avoir 13-14, 15 au grand maximum ! Comme quoi il ne faut pas chercher à faire compliqué, des bases bien solides plaisent largement au jury.
    Je pense par ailleurs qu'une bonne partie de la note se joue sur la forme, après tout l'agrégation sert à recruter de futurs enseignants : il faut donc faire un vrai effort de clarté et d'aisance à l'oral. Ayant déjà 2 ans d'expérience dans le secondaire et une aisance naturelle pour expliquer les maths à l'oral, je pense avoir marqué beaucoup de points de ce côté-là, ce qui explique ma très bonne note obtenue en proposant un contenu relativement modeste. C'est vraiment un point à ne pas négliger sur les oraux, à mon avis.

  • Note obtenue :

    17.25

  • Leçon choisie :

    159 : Formes linéaires et dualité en dimension finie. Exemples et applications.

  • Autre leçon :

    104 : Groupes finis. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Dual de Mn(K) et application aux hyperplans

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Plan :
    I) Formes linéaires, espace dual E*
    II) Orthogonalité dual et transposée d'une application linéaire
    III) Application aux formes quadratiques
    IV) Annexe

    Développements :
    -> D1 : Dual de Mn(K) et hyperplans dans Mn(K)
    D2 : Théorème de Sylvester

    Questions sur le développement :
    J : Auriez-vous d'autres résultats qui relie les formes linéaires entre-elles ?
    C : Je ne voyais pas où le jury voulez m'emmener, mais j'ai répondu le théorème de RIesz en dimension infinie et le méthode de réduction des formes quadratiques de Gauss. C'est ce qu'ils attendaient.
    J : Dans ce cas, à quoi sert votre développement ?
    C : J'ai un peu paniqué, et répondu, sur R ou C à rien, vu que Riesz permet de conclure immédiatement, cependant je montre le résultat sur un corps quelconque, donc le résultat fonctionne sur Fq, Q ou tout autre corps. Ils étaient convaincu.
    J : Pourquoi avez-vous Tr(AXY)=Tr(XAY) ? Est-ce vrai que Tr(ABC)=Tr(BAC) ? Trouvez un contre-exemple dans M3(K) simple.
    C : J'ai dis une bêtise avant de me reprendre mais j'ai réussi, cependant ma réponse à engendrée la question qui suit,
    J : Calculer EijEkl où (Eij)_ij est la base canonique de Mn(K) ?

    Questions sur le plan :
    J : Vous avez parler de la formule de Taylor polynomiale vous pouvez le montrer ?
    J : Démontrer que l'intersection des noyaux de n formes linéaires est inclus dans celui d'une autre forme linéaire alors cette dernière est combinaison linéaires des autres.
    J : Pouvez-vous expliquer le rapport entre les formes quadratiques et les formes linéaires ?
    C : Le théorème de réduction des formes quadratiques en somme de formes linéaires au carrés de Gauss
    J : Dans votre développement 2, vous démontrer le théorème de Sylvester, l'unicité ou la caractérisation par la max dim ?
    C : Je pense que je n'ai pas étais assez explicite pendant mon 6min (pourtant mes dév était écrit au tableau et encadrés dans mon plan)...
    J : Donner une méthode à l'oral pour trouver une base q-orthogonale ?
    C : Une fois de plus, la méthode de réduction des formes quadratiques de Gauss.
    J : Pour aller plus loin : Est-ce que vous connaissez d'autre notion de dual ? Si oui les comparer. Un exemple en dimension finie et infinie ?
    C : C'était le fin de l'oral j'ai juste eu le temps de dire le dual topologique et qu'il y avait une inclusion et égalité seulement en dim finie.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Deux hommes, une femme. Tous très gentils et qui m'aidait beaucoup.
    J'ai eu un observateur également.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    J'ai fait l'erreur de rédiger mes développements à la fin de la préparation ce qui m'a stressé. Je vous conseille de commencer par les développements, puis le plan et enfin la relecture de certaines preuve, 3h c'est court vraiment... surtout en pleine canicule.

  • Note obtenue :

    Pas de réponse fournie.

  • Leçon choisie :

    156 : Endomorphismes trigonalisables. Endomorphismes nilpotents.

  • Autre leçon :

    127 : Exemples de nombres remarquables. Exemples d’anneaux de nombres remarquables. Applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Dunford et l'exponentielle de matrice

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    J'étais jury 1, composé de deux hommes et une femme, le premier me fait entrer et m'explique les modalités, je fais mon développement parfaitement dans les temps et de manière très clair mais ils me posent pas mal de question sur le dev, pourquoi dans l'unicité d et d' commutent etc des choses classiques. J'ai fais l'erreur d'écrire la matrice A est scindé c'était une étourderie qui s'est glissé même dans le plan j'ai bien précisé ce à quoi cet erreur faisait référence, mais visiblement il n'arrivait pas à traduire le mot scindé en trigonalisable malgré mes minimums 3 explications donnés pendant l'oral. Une fois le plan revu et mes erreurs corrigés(Il faisait 43 degré dans la salle de préparation donc effectivement pas mal d'étourderie) le jury qu'on appellera l'énervé me pose une question, vous prenez u et v deux endos trigonalisables, si uv= 0 montrer que u et v sont co-trigonalisables, j'ai séché complet, le jury énervé me donne comme indications d'utiliser la notion "géométrique" de la trigonalisation alors la je sèche complet, de quoi veux t'il me parler?? Finalement il reformule, ca veut dire quoi en terme de sous espace stable de sous espace vectoriel etc, ha bah oui ca veut dire que dans la base de trigonalisation u(Fk) contenu dans Fk où Fk est composé des k premiers vecteurs de la base(pourquoi parler de géométrie sérieux). Une fois cela donné on a a peine le temps de reformuler que ca veut dire pour tout x dans E, x appartient a ker(Im(u)) et l'oral s'est terminé.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    L'un des jurys, dès ma lecture du plan semblait être très agacé, ca a été une constante pendant tout l'oral même lorsque je donnais des bonnes réponses, je ne sais pas si son comportement était fais exprès, tout les gens de ma promo qui sont tombés dessus ont eu le même retour donc bon peut-être qu'il fait exprès. Il posait des questions assez incompréhensibles que même ses collègues avaient du mal à me reformuler. J'ai trouvé ca assez ridicule, surtout que les deux autres oraux ce sont très bien passés donc ne paniquez pas si l'un des jurys semblent vous haïr.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Je ne m'attendais pas du tout à avoir un des jurys aussi cassant ca met vraiment pas de bonne humeur et ca donne pas du tout une bonne sensation mais les autres jours se sont très bien passés donc ne surtout pas perdre espoir. La préparation n'était absolument pas dans de bonnes conditions malgré les efforts des préparateurs qui sont très aidants et agréables, on était en pleine canicule avec parfois plus de 40 dans les salles.

  • Note obtenue :

    Pas de réponse fournie.

  • Leçon choisie :

    253 : Utilisation de la notion de convexité en analyse.

  • Autre leçon :

    226 : Suites vectorielles et réelles définies par une relation de récurrence un+1=f(un). Exemples. Applications à la résolution approchée d’équations.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Projection sur un convexe fermé

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Première question, démontrer que pour une fonction convexe sur I Si x est un minimum local sur I alors c'est un minimum global, il suffit d'utiliser l'inégalité des pentes avec le caractère minimum local et faire un lien entre un z quelconque et un y trés proche de x et ca passe. Ensuite comme exo.
    Soit H un hilbert quelconque réel et B sa boule unité fermé, déterminer la projection sur B. Alors, je savais déja un peu le résultat, en fait une fois qu'on l'a vu une fois c'est clair mais je savais pas le démontrer donc l'objectif était de démontrer que p(x) = x/norme de x pour tout x dans H\B.
    Je l'ai ensuite montré avec la caractérisation du projecteur vu dans le dev et ca s'est bien passé

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Le jury a été très agréable du début à la fin, se montrant aidant et n'hésitant pas a montrer verbalement ou non lorsque les réponses leur convenaient. Rien à voir avec le jury du jour 1 qui était très cassant. Ils exprimaient clairement ce qu'ils souhaitaient que je leur prouve

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Non, c'était très bien

  • Note obtenue :

    Pas de réponse fournie.

  • Leçon choisie :

    205 : Espaces complets. Exemples et applications.

  • Autre leçon :

    245 : Fonctions holomorphes et méromorphes sur un ouvert de C. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Compacts dans un Banach

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Plan (en 45 items):
    I) Suites de Cauchy, espaces complets
    1) Généralité
    2) Théorème du point fixe de Picard-Banach et ses conséquences
    II) Espaces de Hilbert
    1) Généralités
    2) Théorème de projection et ses conséquences
    III) Application : Méthodes variationnelles pour des problèmes elliptiques

    Questions sur le développement :
    - Pouvez-vous donner une application de votre développement ? J'ai répondu caractériser les espaces compacts de Lp
    - Peut-être un peu plus appliqué ? J'avais peur de répondre une implication du théorème d'Ascoli et pour les opérateurs compacts. J'ai répondu non.
    - Si je vous parle d'opérateur compact vous savez ce que c'est ? J'ai répondu oui et j'ai donnée la définition !
    - Ils m'ont demandé une question un peu plus classique : Fermé dans un complet est complet. J'ai réussi sans problème.

    Questions sur le plan :
    - Détailler votre exemple sur BL2 (les signaux à spectre bornée). C'est un fermé dans un complet par linéarité et continuité de l'opérateur de Fourier dans L2
    - Vous parlez d'espace séparable, pouvez-vous donner la définition ? Oui l'espace admet une suite dense.
    - c0(Z) (l'ensemble des suites indexées par Z converge vers 0) est-il séparable ? Oui à l'aide des troncatures et du fait que Q est dense dans R. Ils avait l'air convaincu on est passé à autre chose.
    - Détailler votre contre-exemple sur C0([0,1]) pas complet pour ||.||_1. J'ai donné explicitement la suite f_n : x -> sqrt(n) 1_{[0,1/n]} + 1/(sqrt(x)) 1_{[1/n,1]} qui est de Cauchy mais pas convergente dans l'espace. J'ai dit une bêtise avant de me rattraper lors du calcul de la norme ||f_p-f_q||_1.
    - Si f o ... o f (n fois) est contractante dans un Banach, alors par le théorème de Banach-Picard f o ... o f admet un point fixe, que peut-on dire de f ? J'ai bien répondu en composant par f l'égalité f o ... o f (x) = x où x est l'unique point fixe de f o ... o f, puis on inverse f o (f o ... o f) par (f o ... o f) o f et on trouve le résultat.
    - Qu'en est-il de l'unicité de ce point fixe ? Il est unique.
    - Pour finir, auriez-vous d'autre applications de la notion de complétude en analyse ? (surement à cause d'un manque d'application de mon plan) Oui le théorème de Cauchy-Lipschitz par exemple, ou encore la construction de l'intégrale de RIemann sur un espace de Banach.

    C'était la fin de l'oral.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Deux hommes, une femme. Tous très gentils et qui m'aidait beaucoup.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Pas de réponse fournie.

  • Note obtenue :

    Pas de réponse fournie.

  • Leçon choisie :

    158 : Endomorphismes remarquables d’un espace vectoriel euclidien (de dimension finie).

  • Autre leçon :

    148 : Dimension d’un espace vectoriel (on se limitera au cas de la dimension finie). Rang. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Réduction des endomorphismes normaux

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Meta-plan proposé:

    I) Généralités et exemples
    1) adjoint, orthogonal 2) projections, symétries, réflexions etc

    II) Reduction
    1) endomorphismes normaux 2) applications: symétriques, antisymétriques, isométries, décomposition polaire, réduction simultanée etc

    III) Groupe orthogonal (essentiellement le chapitre 6 du Perrin)
    1) gérérateurs, groupe dérivé 2) n=2: groupe des angles orientés (Audin) 3) simplicité de PSO_n (dev 2: simplicité de SO3(R))


    Retour sur le développement : est-ce que si u est normal et F stable par u la restriction de u a F orthogonal est encore normal?
    Comment peut-on qualifier les blocs 2 fois 2 dans la décomposition ?
    Comment retrouver le théorème de réduction des isométries ?

    Retour sur le plan: prouver le théorème sur la connexité de SO(n) et le théorème de réduction simultanée ?

    Exercice: étude de la transposition (symétrie orthogonale), donner la dimension maximale d’un sev de Mn(R) constitué de matrices diagonalisables, étudier l’espace tangent a On en l’identité et questions sur les sous variétés de Rn

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Très sympathique.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Oral passe comme prévu. Fin de l’oral 10 minutes en avance

  • Note obtenue :

    20

  • Leçon choisie :

    234 : Fonctions et espaces de fonctions Lebesgue-intégrables.

  • Autre leçon :

    230 : Séries de nombres réels et complexes. Comportement des restes ou des sommes partielles des séries numériques. Exemples.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Théorème de Riesz-Fischer (a.k.a. Lp est complet)

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    meta plan proposé:

    I) Les grands théorèmes

    1) rappels sur la construction de l'intégrale 2) Fatou, TCM, TCD, exemples (notamment intégrales à paramètres)

    II) Espaces L_p
    1) généralités (riesz Fischer) 2) etude de ces espaces (densité notamment)

    III) Applications

    1) L_2: Radon-Nikodym, dualité, série et transformée de fourier 2) Proba: inclusions, espérance conditionnelle, dev2: lemme de Grothendieck
    Retour sur de développement : démontrer le théorème de convergence dominée dans Lp

    Retour sur le plan: donner un cas d’inégalité stricte dans le lemme de Fatou et un contre exemple au TCM dans le cas décroissant.
    Détailler un exemple de calcul d’intégral, justifier l’existence de la convolution L1-L1 et le fait qu’une fonction L1 est fini pp. idée de la preuve du théorème de dualité Lp_Lq. Démonstration du lemme de Riemann-Lebesgue.

    Exercices: montrer que la boule unité de L2(0,1) est un ferme de L1(0,1). Montrer qu’une fonction L1 tq xf^(x) est L1 est pp égale à une fonction de classe C1. Soit F dans L1 tq f^(x_0)=0: mq l’espace engendré par les translates de F n’est pas dense dans L1. La transformation de Fourier de L1 dans c0 est elle surjective ?

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Très sympathique.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Passe comme prévu…

  • Note obtenue :

    20

  • Leçon choisie :

    239 : Fonctions définies par une intégrale dépendant d’un paramètre. Exemples et applications.

  • Autre leçon :

    224 : Exemples de développements asymptotiques de suites et de fonctions.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Théorème de Lévy

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Pour le dev, j'ai utilisé le document de Confiture, dispo sur agreg math, en n'allant que jusqu'à Lévy.
    Pour les questions sur le dev, je commençais par montrer que la convergence des E[f(Xn)] pour les fonctions continues bornées équivaut à celle pour les fonctions continues à support compact, ils m'ont demandé si je pouvais de la même manière montrer le résultat pour les fonctions C infini, je leur ai dit que je pensais pas, pas sûr qu'ils m'aient cru. Ils m'ont demandé de détailler l'utilisation de limsup dans cette même partie Ensuite ils m'ont demandé de détailler un TCVD dans la preuve et c'était tout pour le dev.

    Pour les questions, j'avais mis dans le plan qu'en utilisant des th de dérivations sous le signe intégral on pouvait trouver la valeur de l'intégrale de Gauss, ils m'ont demandé de donner la fonction à considérer, et vu que j'ai pas donné la bonne ils m'ont demandé de détailler les calculs.
    Ensuite ils m'ont demandé de montrer que la transformée de Fourier était bien définie sur L1. Dans mon plan je mettais la densité des fonctions tests dans les Lp sans préciser p < infini, donc ils m'ont demandé de rectifier, puis d'étudier le cas L infini.
    Enfin dernière question sur le plan, détailler en quoi dans le cas holomorphe on peut se passer d'hypothèse de domination sur les dérivées pour obtenir l'holomorphie sous le signe intégral.

    Pour les exos, le premier était de calculer la limite pour h tend vers 0 de l'intégrale de hf(x)/(h²+x²) sur [0,1], avec f continue. J'ai pensé au TCVD mais sans savoir exactement quoi en faire, ils m'ont rapidement aidé, en demandant de d'abord considérer f constante, et m'ont conseillé un changement de variables.

    Deuxième exo étudier la définition et l'holomorphie de la fonction z associe intégrale de exp(-zt²) (domaine de définition, holomorphie)
    J'ai fait cet exo sans aide et après l'oral était fini.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Jury très bienveillant, pendant la défense de plan ils avaient l'air de bien suivre mon raisonnement, hochaient régulièrement la tête. Pendant les questions ils avaient l'air satisfaits et à l'écoute.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    L'oral s'est passé plutôt comme je l'imaginais

  • Note obtenue :

    15.25

  • Leçon choisie :

    153 : Valeurs propres, vecteurs propres. Calculs exacts ou approchés d’éléments propres. Applications.

  • Autre leçon :

    159 : Formes linéaires et dualité en dimension finie. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Disques de Gerschgorin-composantes connexes

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Sur le dev ils m'ont demandé de justifier la fin du lemme d'Hadamard (SDD implique inversible), puis de détailler le lemme que j'avais admis, disant que si une suite de matrices (Ap) converge vers A, alors à l'ordre près les valp de (Ap) dans C convergent vers celle de A, ils voulaient que je donne l'énoncé précis, et une idée de la démo. Enfin ils m'ont demandé de définir les composantes connexes, dans le cas précis des disques de Gershgorin, puis dans le cas général.

    Ensuite sur le plan, ils m'ont demandé de prouver que les valeurs propres sont les racines du polynôme minimal. Dans mon plan je mettais que si toutes les valeurs propres de A sont de partie réelle < 0, |||exp(tA)||| est en O(exp(-delta*t)) avec un certain delta > 0, ils m'ont demandé de donner ce delta, et une idée de comment on le prouve. Ensuite ils m'ont demandé plus de détails sur la décomposition de Jordan que j'avais mentionnée, à quoi correspondent les blocs de Jordan, leurs tailles et le nombre de 1 sur les sous diagonales. Ils ne m'ont pas posé de questions sur les méthodes numériques de calcul approché que j'avais mis en fin de plan, et j'étais content car je maîtrisais pas du tout

    Enfin ils m'ont donné un exo, calcul de la dimension du commutant de u pour u diagonalisable. J'ai assez rapidement dit que si v commutent avec u, ils sont co diagonalisables (ce qui est faux, pck on suppose pas v diagonalisable) et à partir de là ils m'ont guidé jusqu'à la fin, sans trop me laisser le temps de réfléchir, sûrement car l'oral était bientôt fini.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Le jury était très froid, particulièrement une examinatrice, qui m'interrompait assez sèchement chaque fois que j'étais imprécis, ou que je répondais pas ce qu'elle attendait

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    J'imaginais les jurys plus sympas

  • Note obtenue :

    9

  • Leçon choisie :

    214 : Théorème d’inversion locale, théorème des fonctions implicites. Illustrations en analyse et en géométrie.

  • Autre leçon :

    246 : Séries de Fourier. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Théorème des extrema liés (par les sous-variétés)

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Je commence la préparation en choisissant Fourier, je fais 20mn de préparation, puis je choisi de changer puisque je me rendais compte que je ne voulais pas me prendre des questions sur le Tore, puis Stone-Weierstrass etc.. Puis je maitrisais pas à 100% bien mon plan et les résultats.

    Donc je choisi de commencer le plan de la seconde leçon. Plan assez classique, une partie sur les
    I) difféeomorphismes
    II) TIL + appli
    a) Enocnés des résultats (TIL+TIL C^k(mdr oui il faut remplir) + TI Global)
    b) Application: aa) Changement de variables pour les intégrales
    bb) Fonction dont la différentielle en tout point est une isométrie (Dev 1)
    III) TFI + appli
    TFI +ex du cercle + en rqe le cas C^k + une application à la determination de la tangente (au point où c’est OK) du Foliüm de Descarte

    IV) Sous-variété de R^n
    1. Généralité: Def, cas extrême, TH des sous-variété, ex: On, Sen
    2. Plan tangent: Def, ev de dim même que la sous-variété, caractérisation par les submersion, ex (T_In(O_n)=An, T_In(SL_n)=matrice de trace nulle)
    3. Extrema lié: bla bla bla

    Dev 2: une implication du th des sous-variété (celle qui utilise le TIL histoire que ça justifie la leçon), puis quelques une des props pour extrema lié (et bien-sûr extrema lié).

    Pour la préparation: coup de stress comme j’avais perdu 20mn, j’arrive à finir mon plan en 1H30-1h40, donc il me reste à peine 1h pour préparer les des: donc ça va comme je les connaissais bien.

    Oral: Trois jury: 2hommes, 1femme

    Je fais ma présentation de plan (en speedant sur la fin mdr).

    Ils choisissent Extrema lié (youpiiiiiii). Je fais le développement en speedant sur le début par le stress, donc je le fini en 13mn (bruh), mais bon voilà.
    Au début on me demande d’éclaircir le début de la preuve (comme j’étais aller un chouya vite), mais c’était pour être sur. Durant la preuve j’avais expliqué le pourquoi on passer la les vecteurs tangent, car le fait d’avoir un extrema lié nous permet pas d’avoir de condition sur l’extremum direct avec la différentiel, car on minimise pas nécessairement sur un ouvert, donc pas de condition d’Euler, mais bon ils m’ont demandé de ré-expliquer un peu ce truc là.

    Après on m’a parlé de l’unicité des multipicateurs, je ne l’avais pas mis, et franchement je ne savais pas trop, le jury me dit "on les appelles LES multiplicateurs de Lagrange", donc bon je me suis dit ducoup ils sont unique, après j’ai supposé que c’était vrai, et je leur ai montré facilement.

    Naturellement un membre du jury propose de l’appliquer, on me poser une fonction (je ne sais plus laquelle, dans mes souvenirs elle était continue, de R^2 dans R (coursive aussi? Mais bon en s’en fiche de ça).
    Et on pose M=((x,y)in R^2: x^2+(y)^2/4 = 1)
    Donc je dis que c’est un compact: on me dit: donné les arguments à l’oral, je dis fermé (ils ont l’air convaincu), puis borné, il me dise comment le justifier vous? J’essaie vite fait de bidouiller direct avec la norme infini, mais au final je pose ma norme préféré: N(x)=sqrt(x^2+y^2/4), la il me dise, oui c’est vrai (mdr), est-ce bien une norme: je leur dit on vérifie si vous voulez, je commence à écrire homogénéité, il me dise ok, disons que c’est une norme. Et la bon c’est clairement borné pour cette norme mdr (Le jury a dit « à oui la en effet c’est bien borné » ).

    En suite je calcule mes gradients, je détermine les relations, j’avais écrit deux équations, on me dit: vous avez trois inconnu, deux équations, on voit mal comment on va pouvoir résoudre, je bafouille un peu en disant mmm peut-être aucune solution ou une infinité ?, puis mon me dit vous avez pas oublié une équation: oups j’ai oubli celle de M.
    Bref, le jury m’aide un peu à trouver les candidats, je les trouve facilement. On me dit ok, comment vérifier vous lesquels sont bon, je leur ai dit, on check à la main, ils étaient convaincu.
    Après on me dit: avez-vous bien appliqué votre théorème des extrema lié; j’ai fait oups j’ai oublié de montré que M était bien une sous-variété: donc je leur dit oui, la différentiel de la fonction qui définit notre sous-variété est une forme linéaire qui ne s’annule pas (alors que dans ma tête je pensais non nul), il me dise un « vous êtes sur » je leur air ré-expliquer en mode elle est non nul et la membre du jury m’a dit « attention qui ne s’annule pas et non nulle c’est pas pareil » j’ai fait oui oui désolé je me suis mal exprimé. Bref bien surjective, donc c’était good.

    Ensuite on me demande de calculer le plan tangent en l’identité de On(R), je leur ait dit que c’ était dans mon plan, donc le jury qui m’a posé la question me dit, bah alors on va le faire pour toute matrice M\in Mn(R) !
    Bon bah je ré-écrit la différentielle de ma submersion de tête, je fais une erreur la où il y a une transposé, le jury me le dit, je commence à la recalculer vite fait, mais il me dit, nan nan vous vous êtes juste trompé sur le sens de la transposé, je fait ah oui je corrige (comme c’était pas le but de l’exo c’est ok je pense), puis j’écrit l’équation du plan tangent et je trouve facilement les matrice du plan tangent, donc c’est OK.

    Ensuite on me pose un exo, soit f:R\to R de classe C^1 tel que ||f|’|_infty<1

    On pose f(x,y)=(x+f(y),y+f(x)). Déterminer les (x,y) tel que f est un diffeo local

    Je leur dit on va calculer la jacobine et checker les hypothèses du TIL,
    Je la calcule et oups comme d’hab je la transpose, le jury m’embêtèrent un peu avec et je corrige. Puis je calcul le det, et la on me dit avec quoi vous concluez: je leur dit on applique TIL a tout les points tel que le det est non nulle, puis on a ce qu’on veut, et "rapidement quelles sont ces points ?": puis je vois pas au début, puis rapidement avant la fin, je vois apparaitre la relation 1-lambda avec |lambda|<1, je leur fait ah oui comme |lambda|<1 c’est inversible, donc non nul, et ça se finit la.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Jury très bienveillant. Tous le monde a participé à l'échange.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    "Surpris" par la chaleur, il faisait très chaud pendant la préparation et les oraux.
    Parcontre les appartiteurs sont toujours très gentil à nous arroser avec de la brume.

  • Note obtenue :

    17

  • Leçon choisie :

    127 : Exemples de nombres remarquables. Exemples d’anneaux de nombres remarquables. Applications.

  • Autre leçon :

    153 : Valeurs propres, vecteurs propres. Calculs exacts ou approchés d’éléments propres. Applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Théorème de Wantzel

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Questions sur le développement:

    - Comment savoir qu'une droite passant par deux points M(a,b) et N(a',b') a son équation de droite à coefficients dans a,b,a',b'?
    - Même question pour l'équation d'un cercle
    - Pourquoi l'ensemble des constructibles est un corps? Stable par racine carré?

    Questions sur le plan:
    - Pouvez-vous démontrer votre item: e est irrationnel? (je le fais en passant par l'écriture en série, c'est dans le Duverney)
    - Vous affirmez que l'ensemble des algébriques sur R est dénombrable, comment le montre-t-on?
    - Que peut-on dire de l'ensemble des décimaux? Je réponds que c'est un anneau, on me demande s'il est principal, j'ai la bonne intuition mais l'oral s'arrête.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Jury neutre. La première question sur le développement m'a assez surprise et j'ai mis du temps à répondre ce qui m'a stressé pour la suite de l'oral, le jury qui m'a posé cette question (et qui a mené la plupart de l'échange) me laissait peu de temps pour répondre et je ne voyais pas souvent où est-ce qu'elle voulait aller. Un autre jury un peu plus avenant et la troisième personne n'a quasiement pas parlé.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Pas de surprises.

  • Note obtenue :

    12.25

  • Leçon choisie :

    108 : Exemples de parties génératrices d’un groupe. Applications.

  • Autre leçon :

    155 : Exponentielle de matrices. Applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Théorème de Frobenius-Zolotarev

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Je suis passé sur le développement 1 que j'ai découvert pendant la préparation.

    Voici ci-dessous une liste non exhaustive des questions posées et des réponses que j'ai apportées.

    Questions sur le développement :

    Q : Pouvez-vous clarifier ce que signifie "ces éléments comptent comme un signe positif dans la signature".
    R : J'ai pu répondre à la question mais j'ai mis beaucoup de temps.

    Q : Pourquoi le symbole de Legendre fournit un morphisme de groupes ?
    R : Pas de problème, on peut montrer que $(a/p) = a^{(p-1)/2}.$

    Q : Oublié la question.
    R : La réponse est que, dans le même espace, deux dilatations de même rapport et d'hyperplans différents sont conjuguées par une isométrie. Je répondais sans vraiment comprendre la question mais je voyais clairement la réponse attendue.

    Questions sur mon plan :

    Q : Votre première propriété est ambiguë. Pouvez-vous clairement la quantifier ?
    R : Je n'avais en effet pas indiqué qui était I dans une famille quelconque de sous-groupes indicée par I.

    Q : Vous écrivez que $GL_n(K)$ est engendré par les dilatations et les transvections si $K$ a au moins 3 éléments. Cette dernière condition est-elle vraiment nécessaire ?
    R : J'ai rajouté cette condition car elle est utile pour une proposition ultérieure. La réponse est non mais je ne savais pas expliquer pourquoi.

    Q : Les transvections seules engendrent quoi ?
    R : J'ai dit que ça engendre $SL_n(K)$. Ils ont dit ok mais on a dû passer à autre chose.

    Questions diverses :

    Q : Quels autres générateurs de $S_n$ connaissez-vous ?
    R : Aucune difficulté, j'en ai cité plein.

    Q : Pouvez-vous donner une borne au nombre de transpositions de la forme $(i i+1)$ nécessaires pour obtenir une permutation quelconque ?
    R : J'ai dit qu'on pouvait exhiber un algorithme qui fait ça. Il m'a suggéré de faire un schéma qu'il m'a dicté. J'ai conjecturé $n(n+1)/2$, il m'a dit que ce n'était pas exactement ça. Fin de l'oral.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Trois membres du jury que je vais appeler "Gauche", "Milieu" et "Droite". Milieu et Droite lisaient le plan pendant ma présentation et Gauche était chargé de leader la discussion.
    Gauche avait beaucoup tendance à acquiescer, les deux autres étaient parfaitement impassibles, à part quelques froncements de sourcils de Droite. Milieu n'a posé qu'une question. Gauche et Droite posaient alternativement leurs questions. Globalement : ambiance cordiale mais froide.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Ça s'est parfaitement passé comme je l'imaginais : j'ai fait le minimum vital et je n'ai pas fait de fautes graves au tableau. Comme j'ai découvert le premier développement, j'ai eu peu de temps pour faire un meilleur plan.

  • Note obtenue :

    9

  • Leçon choisie :

    261 : Loi d’une variable aléatoire : caractérisations, exemples, applications.

  • Autre leçon :

    245 : Fonctions holomorphes et méromorphes sur un ouvert de C. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Fonctions caractéristiques de la loi normale et de Cauchy

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Questions sur le développment :

    Q : Comment déduisez-vous que F est holomorphe ?
    R : Il y avait une fonction F qui s'exprimait comme une intégrale. J'ai oublié de redire en conclusion qu'on utilise le théorème d'holomorphie sous le signe intégral.

    Q : Vous avez pris z dans $\mathbb C$ ?
    R : Par erreur, j'ai écrit $\mathbb C$ au lieu de K. En fait $z$ est pris dans un compact $K$ de $\mathbb C$, pas dans $\mathbb C$ tout entier, afin de mener à bien une domination sur tout compact.

    Q : Pourquoi vous faites la domination sur tout compact ?
    R : Avec la fatigue et la chaleur, je n'ai pas tout de suite répondu que tout point de $\mathbb C$ est bien sûr inclus dans un compact. Au lieu de ça, j'ai fait des digressions sur la forme que l'on pouvait prendre pour les compacts : des bandes, des disques, etc.

    Q : Pouvez-vous détailler davantage la domination ?
    Pas de souci, je suis allé vite à la présentation pour gagner du temps

    Questions sur le plan :

    Q : Pendant votre défense, vous avez dit que la fonction caractéristique et génératrice d'une v.a. discrète ont des propriétés similaires. Pouvez-vous développer ce point ?
    R : j'ai commencé à expliquer que si X et Y sont indépendantes, alors $\phi_{X+Y}$ et $G_{X+Y}$ ont la même propriété de factorisation.

    Q : Pouvez-vous plus précisément donner le lien entre $\phi$ et $G$ en général ?
    R : j'ai dit qu'il s'agit de poser $z=e^{it}$ et d'utiliser une définition plus générale de la fonction génératrice, vue comme série entière complexe de rayon de cvg au moins 1 (dans mon plan, j'ai pris une série entière réelle pour $G$). J'ai ensuite mis beaucoup de temps avant de comprendre que le jury attendait que je dise que $e^{it}$ est de module 1, inférieur au rayon de cvg de la série génératrice. Pour y arriver, le jury m'a posé des questions de plus en plus simple ce qui m'a fait beaucoup paniquer, je ne voyais pas où il voulait m'emmener.

    Questions diverses :

    Q : Soit U uniforme sur [-1,1]. Caractérisez la loi de $\abs{U}$.
    R : j'ai calculé sa fonction de répartition. J'ai oublié de diviser par 2 (car [-1,1] est de longueur 2) mais j'ai pu corriger.

    Q : Quid de la loi de $U^2$ ?
    R : J'ai modifié mes calculs précédents, je trouve $F(x)=\sqrt(x)$ et je ne reconnais pas la loi (après l'oral je me suis rendu compte que c'était une loi bêta et j'aurais pu le savoir !)

    Q : Quelle est la densité de $U^2$ ?
    R : J'ai calculé l'espérance de $\phi(U^2)$ sans dire qui est $\phi$. Un des membres du jury me demande si $\phi$ est ma fonction de répartition, je réponds que non, c'est une fonction continue bornée quelconque. Je me trompe dans le calcul, mais l'aide du jury je trouve le bon résultat.

    Q : Comment aurait-on pu anticiper ce résultat ?
    R : J'ai dit que $F$ est la dérivée de $f$ ici. Je voulais bien sûr dire le contraire ! Fin de l'oral.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Jury parfaitement neutre et froid. Il m'arrivait de mal comprendre une question, et une fois que je déroule une réponse hors sujet, le jury tire un léger rictus avant de me recadrer.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Je suis déçu de ne pas avoir pu exprimer mes connaissances en proba. Contrairement à l'épreuve de la veille (Algèbre/Géométrie), j'ai bien pris le temps de me reposer après la fin de la préparation car j'étais à l'aise sur la défense de plan et mes développements.

  • Note obtenue :

    11

  • Leçon choisie :

    234 : Fonctions et espaces de fonctions Lebesgue-intégrables.

  • Autre leçon :

    229 : Fonctions monotones. Fonctions convexes. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Densité des polynômes orthogonaux (base hilbertienne)

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Une seule question sur le développement: une idée de la preuve de l'injectivité de la transformée de Fourier sur L1. Celle-ci est effectivement au coeur de la conclusion du développement.
    Ensuite, ils sont passés directement au plan.

    - Vous mettez, juste après l'énoncé de votre second développement, que ce dernier généralise l'énoncé "f dans L1, f et f^ à support compact implique f=0 dans L1"
    - Oui la preuve peut se faire sans démontrer le principe d'incertitude suédois, en fait la démonstration ressemble assez à ce que nous venons de prouver (polynômes orthogonaux) et par des arguments d'analyse complexe.
    - Ok, vous mettez aussi le lemme de Fatou, avez-vous un exemple de suite de fonctions pour lequel l'inégalité est stricte?
    - Oui j'ai fait un dessin en annexe, je l'explique (en gros on prend une suite de fonctions "bosses" avec cette bosse qui part en l'infini),
    - Ok, on passe aux exos, mq la boule unité fermée de L^1([0,1]) est fermée dans L^2.
    - Ok, déjà on a L2 inclus dans L1 puisque on est sur [0,1] de mesure finie. Ensuite on se donne une suite, on extrait une suite convergente pp, et appliquer Fatou à cette suite permet de conclure.
    - Cette boule est-elle compacte dans L2?
    - On est en dimension infinie, j'ai envie de dire que non, peut-être que (e^{inx})_n est une suite contrexemple?
    - Oui! (Je montre alors que c'est un contrexemple avec leur aide) Autre exo: si f est dans L^{infini} ([0,1]), montrer que ||f||_p converge vers ||f||_infini lorsque p tend vers l'infini.
    Ils m'aident un peu plus, on arrive à conclure et l'oral se termine

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Jury très avenant, bien plus qu'en algèbre à mon goût, souriants pendant le 6 min, et faisant signe "oui" de la tête de temps en temps. C'était assez agréable et rassurant donc le stress s'est allegé pendant l'oral.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Je suis passé sur cette leçon et sur ce développement en oral pendant l'année, donc ça s'est plutôt bien passé. Les 3h passent vite, il ne faut pas trainer!

  • Note obtenue :

    18.75

  • Leçon choisie :

    101 : Groupe opérant sur un ensemble. Exemples et applications.

  • Autre leçon :

    123 : Corps finis. Applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Action du groupe modulaire sur le demi-plan de Poincaré

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Plan défendu en 6 minutes, développement présenté en 14 minutes et 30 secondes.

    D'abord des questions difficiles sur le développement, notamment sur SL2(R).
    J'ai eu l'impression qu'on voulait me diriger vers la notion de géométrie projective avec laquelle je ne me sentais pas tout à fait à l'aise.
    Pour conclure les questions sur le développement, on a essayé de me faire dire (en vain !) : "le revêtement universel de toute surface de Riemann connexe est une surface de Riemann simplement connexe isomorphe à C, S2 ou à H".
    J'ai ensuite eu une question pour clarifier un item de mon plan (un groupe d'ordre 15 est cyclique).
    Pour les exercices, on m'a d'abord demandé quelles étaient les orbites de l'action de Sn sur lui-même par conjugaison.
    Ensuite, on m'a demandé combien on avait d'orbites pour l'action de Sn sur les couples d'entiers.
    L'oral s'est terminé sur la question suivante : combien y a-t-il d'orbites pour l'action de GL4(R) sur les couples (V,W) de sev de R4 tels que dimV=3 et dimW=2 (discussion sur la dimension de l'intersection de V et W).

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Très aidant, rassurant et sympathique.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Pas de réponse fournie.

  • Note obtenue :

    20

  • Sujet du texte choisi :

    Texte A43 : Estimation de quantiles

  • Sujet de l'autre texte :

    Oublié. Des histoires de processus de Poisson.

  • Un petit résumé du texte :

    On estime les quantiles $Q_X(\alpha)$ d'une variable aléatoire. Première partie : estimation paramétrique (moyennant certaines hypothèses, on utilise la fonction de répartition inverse). Deuxième partie : estimation empirique (on construit un estimateur consistant pour $Q_X(\alpha)$). Dernière partie : un algorithme itératif.

  • Qu'avez vous produit durant la préparation ? (plan, code, dessins, preuves, ...)

    0/ Intro
    Introduction de la notion de quantiles et une application concrète de l'utilisation des quantiles (suggéré par le texte : une histoire de site à protéger des surcotes par une digue dont on cherche à optimiser la hauteur)

    I/ Estimation empirique
    Soit X admettant une densité supposée p.p. strictement positive sur $\mathbb R_+$. On se donne un n-échantillon de X. Je démontre :
    Les réalisations sont p.s. 2 à 2 distincts.
    Le quantile empirique d'ordre $\alpha$ égale la N-ième valeur la plus grande des réalisations, avec N la partie entière supérieure de $n\alpha$.
    La convergence p.s. des quantiles empiriques vers le quantile théorique.
    J'ai fait une illustration informatique de cette cvg p.s., et j'ai également illustré une cvg en loi des erreurs vers une normale centrée réduite, moyennant une bonne normalisation. Cette dernière illustration ne fonctionnait pas, je n'ai eu le temps de trouver mon erreur.
    Puis j'ai formalisé la construction d'un intervalle de confiance asymptotique à un seuil fixé.
    J'ai discuté du fait que cet estimateur est difficile à produire pour le problème concret de l'intro : on devrait attendre trop longtemps avant d'avoir une estimation satisfaisante.

    II/ Estimation paramétrique
    Soit un seuil $\alpha$ fixé et un n-échantillon de X.
    Si X suit une loi $\mathcal(Exp)(\lambda)$, on peut expliciter la fonction de répartition inverse $-\ln(1-\alpha)/\lambda$, et donc les quantiles. Reste à estimer le paramètre $\lambda$. Par LFGN, on trouve aisément un estimateur consistant pour $1/\lambda = \mathbb E[X]$.
    J'ai discuté du fait qu'on pourrait tenter de modéliser X avec une loi de Poisson, quitte à discrétiser, ce qui modéliserait mieux les évènements rares de surcotes. Mais, je ne sais pas expliciter les quantiles...

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Un membre du jury a trouvé mon erreur dans mon programme : j'ai seulement oublié de préciser le paramètre de la loi exponentielle à un moment. Ils en ont profité pour me demander de montrer comment on passe d'une exponentielle standard à une exponentielle de paramètre lambda.
    Ils m'ont ensuite essentiellement demandé de détailler davantage des passages de mon exposé. Concernant les réalisations distinctes presque sûrement, j'ai eu du mal à passer de l'espérance conditionnelle à l'intégrale double sur un ensemble de mesure nulle.

  • Suite à la présentation, qu'est ce qui vous semblait améliorable ? (plan, gestion du temps, choix des résultats présentés, ...)

    J'aurais dû faire plus d'illustrations informatiques et ma présentation était trop proche du texte.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) durant les questions ?

    Quatre membres du jury qui m'ont semblé globalement sympathiques.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Pas de surprise.

  • Note obtenue :

    7.5

  • Sujet du texte choisi :

    Loi géométrique, loi de Poisson, espérance conditionnelle

  • Sujet de l'autre texte :

    estimation, méthode de Monte-Carlo

  • Un petit résumé du texte :

    Le texte commence par un habillage physique: les physiciens veulent observer r types de collisions de particules (aléatoires) en minimisant le nombre d'expérience (cout élevé). On introduit donc (X_n) une suite de va iid de loi quelconque sur {1, ... , r} et T=inf{n tq {X_1, ..., X_n}={1, ..., r}}. C'est le modèle du collectionneur de vignettes (ch 1 du Chafaï-Malrieu). On montre une convergence en proba, et en loi vers une loi de Gumbel. Le texte finit par une poissonisation du processus.

  • Qu'avez vous produit durant la préparation ? (plan, code, dessins, preuves, ...)

    Plan: I) Modélisation
    II) Cas équiprobable
    1) Espérance et variance 2) Convergence en loi

    Je prouve que le T est somme de loi géométriques iid, que T/(rlog(r) converge en proba vers 1 et que (T-rlog(r))/r converge en loi vers une loi De Gumbel.

    Codes: simulations de l'évolution du cardinal de {X_1, ..., X_n}, illustration de la formule de l'espérance, de la convergence en loi vers une Gumbel; Illustration de la densité et de la FdR de cette loi. Illustration d'un intervalle de confiance.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Retour sur la preuve de l'indépendance des géométriques. Retour sur la preuve de la convergence en loi (énoncé du TCD discret)
    Retour sur la formule du Crible.
    Rappel du thm de convergence en loi via les FdR, de la caractérisation de la loi par une FdR. def de la convergence en loi. Peut-on dire que l'espérance d'une Gumbel vaut gamma via cette convergence en loi? Démontrer l'estimée de la série harmonique.
    Retour sur la def des quantiles et un intervalle de confiance pour T.
    Justification de la convergence en loi par superposition d'histogramme.(Je cite Glivenko-Cantelli même si cela me semble faux).
    Pourquoi faut-il choisir l'intervalle de confiance non-symétrique?
    Peut-on obtenir une convergence p.s de T/(rlog(r))? Enoncé de Borel-cantelli?

  • Suite à la présentation, qu'est ce qui vous semblait améliorable ? (plan, gestion du temps, choix des résultats présentés, ...)

    Les preuves auraient du être plus rigoureuses (je m'embrouille entre n, R...). Bonne gestion du tableau (qui est petit) je pense.
    Trop de précipitation dans les réponses aux questions.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) durant les questions ?

    Tres sympathique car il faisait chaud et que je n'étais pas toujours clair. J'écrivais très mal en plus.
    L'essentiel était une clarification de mes preuves, qui étaient très loin de celles du texte donc difficiles à suivre, mais juste.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Très bien. aucune questions sur le programme de l'option (CdM, martingales, Poisson etc)

  • Note obtenue :

    16.5

  • Leçon choisie :

    127 : Exemples de nombres remarquables. Exemples d’anneaux de nombres remarquables. Applications.

  • Autre leçon :

    155 : Exponentielle de matrices. Applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Intersection de deux corps cyclotomiques

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    J'ai eu des questions sur mon dev pour re détailler quelques passages mais vu que je suis lent à la détente ça a pris pas mal de temps.
    Sinon j'ai eu :
    Pourquoi Q(zeta_n) est bien le corps de décomposition de X^n-1 ? (je pense que c'est ça qui m'a plombé. J'ai pas répondu en 5 secondes donc ça leur a pas plu)
    vers quelle époque situez vous la découverte de l'irrationalité de √2, π et e ? (j'ai sorti une énormité)
    exo : essayer de montrer que e est irrationnel en utilisant le dev en série (je connaissais pas donc ça a pris du temps)
    exo (pas eu le temps) décrire Aut(Q(zeta_p))

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    aidant jsp je m'en fous hypocrite surtout

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    ça s'est passé comme je l'imaginais, j'avais l'impression d'avoir pas trop mal réussi (lol). Mon plan était chargé (45 items) et le dev a été bien réussi, dans les temps càd 14min50 (lol). Mon conseil pour ceux qui me lisent : attention, le développement devient de plus en plus une façade. ce qui joue vraiment c'est les questions. Faites super gaffe aux questions liées au développement ça peut faire très mal comme vous pouvez le voir à ma note.

  • Note obtenue :

    4.75

  • Leçon choisie :

    203 : Utilisation de la notion de compacité.

  • Autre leçon :

    246 : Séries de Fourier. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Equivalence des normes en dimension finie et théorème de Riesz

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Les questions :
    Pourquoi la distance à un sev de dim finie est atteinte ?
    ils m'ont demandé pourquoi la précompacité suffit aussi dans l'autre sens de Riesz (en dim finie on a la complétude)
    pourquoi les fermés bornés de K^n sont compacts ?
    expliquer comment on utilise la dimension infinie de E dans la preuve de Riesz
    pourquoi une réunion infinie de compact n'est pas forcément compacte ? (Question cadeau)
    montrer qu'un produit de compact est compact
    pourquoi On(R) est compact ? (Pas réussi du tout)
    ah essayer de démontrer vite fait le thm du point fixe compact (pas eu le temps)

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    ça allait

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    oui ça s'est passé comme j'imaginais. Le dev a été très bien réussi en 12min30. Je me suis laissé 1h10 pour réviser mes devs. Mais comme d'hab, je croyais que le dev faisait tout et en fait non. Suffit de pas être bon sur une question classique et ça peut complètement vous plomber mais pas qu'un peu. Pour un dev parfait et des questions pas trop mal réussies j'ai eu une note franchement médiocre

  • Note obtenue :

    9

  • Sujet du texte choisi :

    un truc sur la hauteur d'une marée mots clés : estimations, fonction de répartition

  • Sujet de l'autre texte :

    pas regardé mais les mots clés c'était : temps d'attente et chaînes de Markov

  • Un petit résumé du texte :

    Ça parlait de la manière optimale de construire une digue en mesurant la différence de hauteur entre la marée théorique et la marée observée.

  • Qu'avez vous produit durant la préparation ? (plan, code, dessins, preuves, ...)

    le plan je suis tjrs incapable de faire un truc qui n'est pas un copié collé du texte alors bon... Sinon en code j'ai tracé trajectoires, histogramme et intervalle de confiance (avec un bug)

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Les questions sur la présentation étaient assez simples :
    Justifier pourquoi dans mon emv j'ai directement calculé le produit des densités (indépendance)
    Comment on illustre une convergence en loi autrement qu'avec un histogramme ?
    Dans l'injectivité de la fonction de répartition comment je conclus (intégrale d'un truc positif qui fait 0 => 0 presque partout)
    Un exo où j'ai dû calculer un certain quantile pour comparer avec les données du texte
    Qu'est ce qui converge le plus vite entre les quantiles d'une loi exp et d'une loi normale ?
    Comment on construit un intervalle de confiance pas asymptotique souvent ? (J'ai trop la haine c'est un truc que je sais faire mais il restait une minute et j'ai juste buggé et ça m'est revenu après l'épreuve)

  • Suite à la présentation, qu'est ce qui vous semblait améliorable ? (plan, gestion du temps, choix des résultats présentés, ...)

    le plan sûrement. Et essayer de vraiment expliquer le lien avec le texte quand je fais des maths mais ça c'est vraiment dur. Et surtout de l'aisance, mais pareil c'est très dur d'être à l'aise sur cette épreuve.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) durant les questions ?

    le jury était cool

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    un peu près oui. C'est très dur de s'auto évaluer en modélisation mais c'était pas si horrible comme prestation

  • Note obtenue :

    10.5

  • Leçon choisie :

    245 : Fonctions holomorphes et méromorphes sur un ouvert de C. Exemples et applications.

  • Autre leçon :

    229 : Fonctions monotones. Fonctions convexes. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Théorème de Montel

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Questions sur le développement : ils ont voulu revenir sur mes applications de l'IAF et des estimées de Cauchy, alors j'ai redit à peu près la même chose que dans mon développement et ça a été (+ un ou deux modules que j'avais oubliés). Un membre du jury a voulu s'attarder sur l'IAF : quel est le lien entre la forme que j'utilise avec la dérivée $f'$ et la forme avec la norme d'opérateur de $df$ ? Réponse : la jacobienne est une similitude, et on peut calculer. Avant que je puisse le faire, question de ce membre du jury pour conclure la discussion : quel nombre complexe représente cette matrice jacobienne ? La réponse est en effet $f'(z)$, et il n'a pas voulu d'argument plus précis (retenez cette information, elle sera utile plus tard).



    Questions sur le plan : Je me souviens de trois mais il y en a peut-être eu d'autres.

    1) D'abord, "pouvez-vous démontrer que $\Gamma$ est holomorphe ?" Je dis qu'on va utiliser le théorème d'holomorphie sous l'intégrale, j'écris la domination sur un compact, tout se passe bien. La membre du jury a insisté à la fin du calcul pour savoir quel théorème j'utilise.

    2) Puis des questions sur la métrique sur $H(\Omega)$, comment je la définis précisément. J'ai renvoyé le jury à mon plan puis ai expliqué la construction à partir de la famille de semi-normes. Puis on a parlé plus généralement de sous quelles conditions on peut définir une métrique avec une famille de semi-normes, et pourquoi ici on peut (il voulait les mots dénombrable et séparante).

    3) Enfin une question plus ouverte, quelque chose comme "vous avez insisté sur la différence entre les fonctions analytiques complexes et les fonctions réelles dérivables. Quelles différences y a-t-il entre les fonctions analytiques complexes et réelles, est-ce qu'il y a des énoncés vrais pour les complexes et pas pour les réelles ?" Alors là je n'ai pas du tout su quoi répondre, pour moi c'était la même notion. Mais en fait non ! Pour me guider dans cette question, il me demande un exemple de fonction analytique sur R mais pour laquelle "il faut changer le rayon suivant le point". Alors je réfléchis un petit moment puis je trouve $\frac{1}{1+x^2}$. Il me demande d'expliquer ce qui se passe : en effet cette fonction a des singularités dans $\mathbb C$, donc le théorème de Cauchy ne donne pas un DSE de rayon arbitraire. Alors que dans $\mathbb C$ c'est le cas, parce qu'il n'y a pas de singularité "cachée", qu'on n'arrive pas à voir. Je crois que ça l'a satisfait.



    Exercices :
    1) Soit $\Omega$ un ouvert connexe, trouver toutes les $f\in H(\Omega)$ telles que $f(\Omega)\subset\Omega$ et $f\circ f=f$. Je commence par dériver la relation et utiliser l'intégrité de $H(\Omega)$ pour voir que soit $f$ est constante, soit $f'\circ f=1$. Je dis que cette dernière relation devrait forcer que soit $f$ est constante, soit $f'=1$ mais qu'il faut s'en assurer. Si $f$ n'est pas constante, on voudrait donc s'assurer que l'image de $f$ a un point d'accumulation dans $\Omega$. J'avance timidement l'argument d'inversion locale holomorphe, puis me rends compte que l'inversion locale classique suffit (heureusement ils ne sont pas allés me chercher sur la version holomorphe). Mais la membre du jury n'a pas l'air convaincue, et me demande de revenir à la relation du début. J'écris quelques trucs mais je ne trouve pas, alors je reparle d'inversion locale avec un aplomb plus fort, et cette fois elle dit "D'accord".

    2) Trouver les $f$ holomorphes sur $\Omega$ connexe telles que $f(z)=f(\overline z)$ pour tout $z\in\Omega$ (l'exo est donné par le membre du jury pas très précis de tout à l'heure, il n'a pas pris la peine de supposer que $\Omega$ est stable par conjugaison). J'ai commencé par vouloir exprimer la dérivée en un nombre réel mais le calcul n'aboutit pas (remarque du membre du jury : on ne suppose pas que $\Omega$ intersecte $\mathbb R$, je réponds que c'est garanti si $\Omega$ est stable par conjugaison et connexe par passage aux douanes, il est d'accord). Ensuite j'ai pas trop compris ce qu'on a fait, il m'a fait écrire la série entière (en supposant $\Omega=\mathbb C$) avant de m'affirmer que si une fonction fait intervenir $\overline z$ alors elle n'est pas holomorphe, je l'ai cru et on est revenus au cas général. Et là j'ai fini par trouver l'idée qui est Cauchy-Riemann (apparemment s'intéresser au cas précédent devait me donner l'intuition mais je vois pas le rapport). Je commence à faire le calcul, et le membre du jury me dit que ce n'est pas la peine, on voit bien que ça va donner une absurdité. Je l'ai cru.

    3) Enfin j'ai dû montrer le principe du maximum, on en avait parlé plus tôt mais je ne sais plus quand ou pourquoi. NB : il n'est pas dans mon plan. J'ai tenté avec la formule de Cauchy pour majorer une valeur par le sup sur le cercle, mais il n'a pas voulu que j'utilise la représentation intégrale, juste la série entière. Alors j'ai fait des trucs un peu au hasard et ça avait l'air de le satisfaire, j'ai pu arriver au bout de la preuve (plus ou moins). En gros on considère le premier coefficient non-nul et on prend un $z$ selon l'argument du coefficient pour baisser la valeur de $f(z)$.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Sympathique, rit à mes tentatives de briser la glace. Un membre n'a pas du tout parlé, une autre a posé une question et un exo et me laissait réfléchir sans presque prendre la parole (juste quelques indications sporadiquement), et le dernier a beaucoup parlé, il se contentait d'idées de preuves et n'aimait pas trop rentrer dans les détails des calculs. Aussi il prenait le temps de m'expliquer des choses c'était assez cool.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    La préparation s'est passé relativement sans problème, à part une grosse panique quand je me suis rendu compte qu'aucun de mes livres (j'ai même consulté le Rudin et le Saint-Raimond) n'énonce proprement le théorème d'holomorphie sous l'intégrale alors j'ai dû improviser l'énoncé. J'ai pu faire 59 items avec tout juste assez de place pour mon dernier développement.

    Pas de surprise pendant la défense et le développement, le jury a l'air d'écouter et prévient une minute avant la fin du développement (à la fin il m'a demandé de conclure en une phrase).

  • Note obtenue :

    18

  • Leçon choisie :

    121 : Nombres premiers. Applications.

  • Autre leçon :

    108 : Exemples de parties génératrices d’un groupe. Applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Théorème de Sophie-Germain

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Questions sur le développement :
    1) Pourquoi si des entiers sont premiers entre eux et leur produit est une puissance p-ième, chacun d'entre eux est une puissance p-ième ? Je donne la réponse en revenant à la décomposition en facteurs premiers. Question subsidiaire : est-ce que ça fonctionne dans d'autres types d'anneaux, et est-ce que vous avez des exemples d'utilisation ? J'ai dit que ça marchait dans tout anneau factoriel, et j'ai parlé de Fermat pour $n=3$ dans l'anneau des entiers d'Eisenstein.

    2) Question sur l'identité $x^p+y^p=(x+y)\sum_{k=0}^{p-1}x^ky^{p-1-k}$. Pourquoi c'est vrai ? J'ai dit que c'était l'identité géométrique, ça n'a pas suffi. Puis j'ai dit qu'on pouvait développer le membre de droite et simplifier les sommes. Question suivante : pourquoi ça ne marche pas quand $p$ est pair ? Parce qu'à la fin on récupère une puissance de $-1$ qui n'est pas la bonne. Est-ce qu'on a une factorisation similaire quand $p$ est pair ? Non, il faut passer par les complexes, je donne l'exemple $p=2$ à l'oral.

    3) Enfin sur l'équivalence entre $q\mid xyz$ et $q\mid x,y\text{ ou } z$. Quelle est l'hypothèse pour que ce soit vrai ? $q$ premier. Un contre exemple si $q$ n'est pas premier ? J'écris $4=2\cdot2\cdot1$.



    Ensuite, des questions sur le plan et des exos en alternance. (Je ne me souviens pas de l'ordre exact)
    1) Résoudre $x^2+y^2-7z^2=0$. Excellent, je sais faire. Je dis immédiatement que l'idée est celle d'une descente infinie, on prend une solution non-triviale et on veut construire une solution plus petite. Pour ça on montre que $7$ divise $x$ et $y$, en projetant l'équation modulo $7$, en supposant que par exemple $y$ est inversible et en remarquant que ça nous donne un carré congru à $-1$ modulo $7$, ce qui n'existe pas. Question : pourquoi $-1$ n'est pas un carré modulo $7$ ? Je renvoie à un critère présent dans mon plan, et dis que $7$ est congru à $3$ modulo $4$.

    2) "Vous donnez dans votre plan la décomposition en facteurs premiers de $2026$ qui se décompose en deux facteurs premiers. Quels sont les groupes d'ordre $2026$ ?" Bon là je sais pas ce qui m'a pris mais j'ai dit qu'ils sont tous cycliques, j'ai écrit qu'avec le théorème de Cauchy on a un élément d'ordre $2$ et un élément d'ordre $1013$ ce qui conclut si le groupe est abélien. Ensuite j'ai demandé si je pouvais utiliser les théorèmes de Sylow, le jury a dit qu'on allait faire plus simple. Le jury m'a redemandé ce que je pensais que la réponse était, j'ai redit la bêtise. Puis ils m'ont demandé si je connaissais un groupe non-abélien d'ordre $2n$ pour tout entier $n$. J'ai fini par penser au groupe diédral, qui en effet est un autre exemple de groupe d'ordre $2026$. Une membre du jury chuchote à celui qui m'a posé du question qu'on déborde du programme, puis elle-même m'a demandé si j'avais une idée de comment montrer que ces deux groupes-là sont les seuls. J'ai dit le mot "dévissage" puis le mot "produit semi-direct" et ça l'a satisfaite. Mais en le disant je me suis rendu compte qu'on avait un groupe d'ordre $1013$ et donc d'indice $2$, qui est donc distingué, et en dévissant comme ça on peut écrire les produits semi-directs possibles. Donc je l'ai dit et elle était d'accord.

    3) Puis j'ai eu des questions autour du théorème de Dirichlet qui était dans mon plan, le jury m'a demandé de traiter deux cas simples : les premiers de la forme $4n+3$ et $4n+1$. (le premier cas était un item de mon plan). Pour $4n+3$, on suppose qu'il y en a un nombre fini, on note $N$ leur produit (en excluant $3$) et on considère un facteur premier congru à $3$ modulo $4$ de $4N+3$. Pour $4n+1$ c'est un peu plus délicat, mais j'ai l'idée d'utiliser que $-1$ est un carré modulo $p$ ssi $p$ est congru à $1$ modulo $4$. Alors on suppose que ces nombres premiers sont en nombre fini, on note $N$ leur produit et j'ai considéré $N^2+1$. Le jury m'a fait remarquer que ce nombre est pair. En effet il faut plutôt considérer $4N^2+1$. Puis un facteur premier de ce nombre est forcément congru à $1$ modulo $4$ et distinct des autres donc on conclut.

    4) "Vous écrivez dans votre plan que tout sous-groupe multiplicatif d'un corps fini est cyclique. C'est en particulier le cas de $(\mathbb Z/p\mathbb Z)^\times$. Qu'en est-il de $(\mathbb Z/n\mathbb Z)^\times$ ?" Je donne le critère et une idée de la preuve (utiliser une racine primitive modulo $p$ pour en construire une modulo $p^\alpha$, puis multiplier par $2$ ne change rien par théorème chinois. Pour l'autre sens, c'est aussi le théorème chinois puisqu'on écrit le groupe comme produit de deux groupes cycliques non triviaux). Un membre du jury me fait remarquer que j'ai oublié $4$ mais que ce n'est pas grave.

    5) On a parlé des automorphismes de $\mathbb Z/p\mathbb Z$, je ne sais plus s'il y avait un contexte. Puis le jury me demande les automorphismes de $\mathbb Z/n\mathbb Z$ en général, la réponse est la même. Ensuite on me demande les automorphismes de $(\mathbb Z/p^\alpha\mathbb Z)^2$, là je sèche complètement. Je dis qu'il y a les automorphismes qui agissent indépendamment dans les deux termes mais pas seulement. Le jury me dit qu'on peut voir les choses matriciellement, alors j'écris qu'on cherche les matrices inversibles de $M_2(\mathbb Z/p^\alpha\mathbb Z)$. Le jury me met en garde que ces matrices ne sont pas à coefficients dans un corps. Je dis que donc la condition n'est plus que le déterminant soit non-nul mais qu'il soit inversible, autrement dit premier à $p$. Puis il me dit qu'on va les dénombrer, alors là je sèche complètement à nouveau. Je voulais parler du cas $\alpha=1$ mais en fait le jury le fait lui-même, en me disant qu'ici c'était beaucoup plus difficile. J'essaie d'écrire le déterminant $ad-bc$ et de raisonner avec ça mais je ne vois pas vraiment quoi faire. En fait le jury me dit qu'on a une formule pour toutes les tailles de matrices donc que ce n'est pas ça qu'on va faire. Il me demande combien de choix on a pour la première colonne. La condition c'est que l'un des deux coefficients soit inversible, j'écris le nombre que ça fait ($p^{2\alpha}-p^{2\alpha-2}$). Puis il me demande combien de choix on a maintenant pour la deuxième colonne, qui doit donc "ne pas être colinéaire à la première sauf qu'ici c'est pas vraiment ça" (c'est à peu près ce qu'il a dit). À nouveau je n'ai simplement aucune idée. Le jury me dit qu'on va abandonner cette question parce que c'est vraiment difficile.

    6) Quel est l'ensemble des nombres premiers qui peuvent diviser les nombres $1,11,111,1111,\ldots$ ? J'écris que ces nombres sont les nombres de la forme $1+10+100+\ldots=\frac{10^n-1}9$. Je commence par exclure $3$ qui est effectivement dans cet ensemble ($3\mid 111$). Ensuite j'écris $10^n\equiv1\mod p$, et écris (à tort bien sûr) qu'alors $p-1\mid n$. Mais je me rends compte peu après, et je le dis, que tous les nombres premiers vérifient ça pour un certain $n$ par petit Fermat. La jury me demande si ça marche pour $2$ alors je me rends compte qu'effectivement j'oublie $2$ et $5$ mais que pour les autres on a $\gcd(10,p)=1$ donc c'est OK. Puis la jury est revenue sur le $p-1\mid n$ que j'avais écrit, je dis qu'en effet j'ai fait une erreur et qu'on peut juste écrire $ord(10)\mid n$ ce qui ne dit pas grand-chose. Alors elle me demande de récapituler le raisonnement, quel est le lien entre ce que j'ai écrit ici et le raisonnement avec petit Fermat ? Je dis qu'il n'y en a aucun, que je cherchais à raisonner par analyse-synthèse mais que je me suis rendu compte pendant l'analyse qu'elle ne sert à rien alors j'ai fait autre chose. Puis je réexplique le raisonnement avec petit Fermat en écrivant un peu plus.

    7) J'ai donné dans mon plan l'exemple de $\Phi_p$ pour Eisenstein, une membre du jury m'a demandé si on avait aussi l'irréducibilité dans $\mathbb Z[X]$ (je l'avais énoncée dans $\mathbb Q[X]$), la réponse est oui car le polynôme est unitaire donc primitif (je parlais de polynômes primitifs dans mon plan). Puis elle m'a interrogé sur les polynômes cyclotomiques : qu'est-ce qu'on a en général ? Ils sont aussi irréductibles, mais c'est plus difficile. Quel est leur degré ? $\varphi(n)$, l'indicatrice d'Euler. Est-ce qu'ils sont aussi à coefficients entiers ? Oui. Comment le démontrer ? Par récurrence avec une division euclidienne dans $\mathbb Z[X]$ qui se passe bien car tous les polynômes sont unitaires.

    7) Résoudre $2^m-3^n=1$. Je commence par dire (je sais pas ce qui m'a pris) que j'aimerais bien appliquer le LTE mais que c'est un peu difficile comme résultat et le jury me dit qu'on va faire plus simple. Je commence par écrire deux reformulations : $2^m-1=3^n$ (1) et $3^n+1=2^m$ que je ne vois pas tout de suite comment appliquer. Puis je réduis modulo $3$. Le jury me fait remarquer qu'il faut traiter le cas $n=0$, ce que je fais, et ça nous donne $2^1-3^0=1$ comme première solution. Modulo $3$ donc, on obtient que $m$ est pair. J'avance un peu au pif parce que je ne suis pas sûr si ces petites avancées me permettront de conclure. Je reprends quand même (1) pour écrire qu'on a $2^{2m'}-1=3^n$ et on factorise le premier membre en $3\cdot\sum_{k=0}^{m'-1}2^{2k}$. Chaque membre de la somme est congru à $1$ modulo $3$. Si $n\ge 2$, ça force donc que $m'$ est un multiple de $3$, ce qui n'est pas si mal mais à nouveau je ne vois pas le bout du tunnel. Au passage je traite le cas $n=1$ qui nous donne une autre solution $2^2-3^1=1$. Et là l'illumination ! Puisqu'alors $6$ divise $m$ on peut écrire que $2^6-1\mid 2^m-1$, et $7\mid 63=2^6-1$ !!! J'étais trop heureux, alors j'ai conclu avec force et joie que $7\mid 3^n$ ce qui est absurde. Le jury prend un petit peu de temps à analyser ce que je viens de faire puis acquiesce. Il me dit qu'on pouvait simplement réduire modulo $8$ et me demande d'écrire ce que ça donne. En effet si $m\ge 3$ on a directement une absurdité parce que les puissances de $3$ sont $1$ et $3$ alternativement donc ne peuvent pas valoir $-1$. Donc oui c'est plus simple. Je commente en disant que ce genre d'équations diophantiennes c'est souvent une affaire de trouver le bon nombre modulo lequel réduire.

    8) Dernière question : soit $G$ un groupe d'ordre $57$, trouver le nombre d'éléments d'ordre $3$. Je demande si je peux utiliser les théorèmes de Sylow (vu que tout à l'heure on a évité), la jury me dit "oui c'est dans votre plan". Alors je m'exécute, en disant que ça nous donnera les groupes d'ordre $3$ et donc les éléments d'ordre $3$. On a $n_3(G)=1$ ou $19$. Dans le premier cas, on en trouve deux, et que dans le deuxième cas les $3$-Sylow sont deux à deux d'intersection triviale, et on m'interrompt pour me dire que l'oral est fini et qu'on arrête là "par équité avec les autres candidats". J'ai quand même fini par dire qu'on en a $38$. Je me dis maintenant qu'on peut peut-être montrer que ce dernier cas est impossible et que c'était le but de l'exercice.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Jury sympathique, en tout cas avec moi. Il y avait un homme et deux femmes. Je pense que le monsieur aime bien les nombres premiers notamment parce qu'il connaît le LTE, c'est lui qui m'a posé l'exo très difficile au milieu. Je l'ai trouvé agréable mais je sais qu'il a été odieux avec l'une de mes camarades. Les trois membres du jury posaient des questions en alternance. L'une des deux dames m'a dit plusieurs fois qu'elle me posait une question "d'élève perdue", j'imagine pour m'inviter à présenter de façon plus claire et pédagogique comme à quelqu'un qui ne comprend pas le sujet

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Sur la préparation, je me suis vite rendu compte que je voulais parler de beaucoup de choses alors je suis allé très vite et ai écrit très petit. Résultat, plan à 88 items et peu de temps pour les développements et la défense. Heureusement je connaissais bien les développements (je les avais révisés tous les deux pendant la dernière semaine) et la défense n'était pas trop dure à concevoir. J'ai quand même eu un peu de mal à trouver une accroche, j'ai choisi d'introduire avec Euclide et sa vision géométrique de la divisibilité parce que j'ai appris ça cette année en feuilletant les Éléments et ça m'a vraiment frappé.

    J'ai été un peu étonné pendant la défense et le développement, à chaque fois ils m'ont laissé dépasser un petit peu sans me prévenir que la fin du temps approchait. (6:05 sur la défense et 15:15 sur le développement)

  • Note obtenue :

    19.75

  • Leçon choisie :

    191 : Exemples d’utilisation des techniques d’algèbre en géométrie.

  • Autre leçon :

    152 : Endomorphismes diagonalisables en dimension finie

  • Développement choisi : (par le jury)

    Théorème du point fixe de Brouwer par le lemme de Sperner

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    J'ai présenté le plan suivant :

    1) Apports de l'algèbre linéaire : l'exemple des isométries

    Toute isométrie de ℝ^n est affine, les isométries vectorielles sont les endomorphismes orthogonaux, on dispose d'un théorème de réduction pour ceux-ci et on peut l'utiliser pour écrire un endomorphisme orthogonal comme produit de réflexions.

    2) Apports de la théorie des corps : constructibilité

    Théorème de Wantzel et ses conséquences : impossibilité de la duplication du cube et (en admettant la transcendence de π) de la quadrature du cercle

    3) Apports de la topologie algébrique : théorème du point fixe de Brouwer

    Construction du foncteur groupe fondamental et application au théorème du point fixe de Brouwer en dimension 2

    Preuve alternative du théorème du point fixe de Brouwer en dimension 2 via le lemme de Sperner (développement 1, choisi par le jury)

    4) Apports de la géométrie algébrique : bases de Gröbner

    Le Nullstellensatz réduit le problème géométrique « est-ce qu'une variété a un point ? » au problème algébrique « est-ce qu'un idéal contient 1 ? » dans le cas des corps algébriquement clos.

    Pour résoudre algorithmiquement ce dernier, on passe par une base de Gröbner qui peut s'obtenir par l'algorithme de Buchberger (développement 2).

    Dans le cas de ℝ, on n'a pas de correspondance aussi simple, néanmoins la théorie du premier ordre du corps ℝ est décidable (admis).

    Le jury a choisi le théorème du point fixe de Brouwer en dimension 2 via Sperner

    Développement :

    J'ai décrit la preuve du lemme de Sperner, en restant assez informel parce que travailler formellement avec des triangulations est fastidieux alors que les faits utilisés sont géométriquement évidents. Puis j'en ai déduit le théorème par compacité, mais j'ai dû passer un peu vite là-dessus par manque de temps.

    Questions :

    J'avais mal fait mon dessin d'une triangulation (il ne faut pas de point qui soit sommet de certains triangles et seulement quelque part sur le côté d'un autre triangle), ils me l'ont fait corriger.

    J'étais passé trop vite sur la définition du coloriage utilisé pour déduire le théorème de Brouwer, j'ai dû la réexpliquer ainsi que la raison pour laquelle on trouve bien un point fixe (je ne suis pas sûr d'avoir convaincu le jury au final).

    J'avais utilisé sans justification le fait que le disque unité est homéomorphe au triangle équilatéral unité, on m'a demandé de le justifier. J'ai fait un dessin d'une fonction de l'intérieur d'un triangle équilatéral vers l'intérieur de son cercle circonscrit qui dilate chaque segment du centre vers un bord du triangle pour l'envoyer sur le segment dans la même direction jusqu'au cercle. On m'a demandé de rappeler ce qu'est un homéomorphisme (j'imagine qu'ils voulaient vérifier que je n'oubliais pas la continuité de l'inverse). Ensuite, ils voulaient que je sois plus explicite, que je définisse la fonction formellement, j'ai commencé à prendre un complexe dans le triangle d'argument entre 0 et 2π/3 et à calculer une équation de la droite entre j (:= e^{i⋅2π/3}) et 0… Le membre du jury qui posait cette question m'a arrêté là mais il m'a fait comprendre qu'il ne trouvait pas cet homéomorphisme suffisamment trivial pour se passer de justification.

    Le jury m'a posé plusieurs questions sur les isométries. « Comment prouvez-vous que toute isométrie est affine ? » Je l'ai fait avec une formule de polarisation. Je me suis rendu compte que je ne savais plus citer la définition d'un espace affine, mais ils ne m'en ont pas tenu rigueur et ont accepté que je travaille avec la définition d'une application affine de ℝ^n dans lui-même comme une application linéaire plus une constante. On m'a aussi demandé quelles étaient les isométries affines en dimension 2 et je ne connaissais pas le terme pour une rotation plus une constante mais cela n'avait pas l'air très grave pour eux. « Si un sous-espace est stable par un endomorphisme orthogonal, que peut-on dire ? » Son orthogonal est aussi stable (ils n'ont pas voulu voir la preuve). « Vous dites que toute isométrie est un produit de réflexions, pouvez-vous expliciter la décomposition pour une rotation en dimension 2 ? » J'ai commencé à chercher ce que faisait la composée de la réflexion autour de l'axe des abscisses suivie de la réflexion autour de la droite portée par e^{i⋅θ}. Le membre du jury qui posait la question n'était pas satisfait parce qu'il voulait exprimer une rotation comme produit de réflexions et pas l'inverse, j'ai insisté en expliquant que j'allais simplement constater que toute rotation est effectivement de cette forme. Dessin fait, c'est effectivement le cas parce qu'on trouve la rotation d'angle 2θ, mais j'ai dû refaire le dessin pour que le jury semble convaincu.

    Quelques questions sur la constructibilité : « Les nombres constructibles forment une structure bien connue, laquelle ? » C'est un corps. « Pouvez-vous expliciter comment construire un rationnel ? » Je l'ai fait avec le théorème de Thalès (on construit les points (b, 0) puis (b, a) et on obtient le point (1, a/b)). « Vous avez mentionné la quadrature du cercle et la duplication du cube, savez-vous quel troisième célèbre problème remontant aux Grecs est résolu par ces techniques ? » La trisection de l'angle, mais j'ai dit explicitement que je l'avais omis de mon plan car je ne savais plus à quel angle il fallait l'appliquer. « En fait on peut montrer que l'angle particulier π/3 (qui est constructible puisqu'il suffit de tracer un triangle équilatéral) ne peut pas être trisecté à la règle et au compas, auriez-vous une idée pour le démontrer ? » J'ai dit qu'on pouvait exprimer cos(π/3) = 1/2 comme polynôme en cos(π/9) avec les polynômes de Tchebychev et en déduire un polynôme annulateur, mais je ne connaissais pas le troisième polynôme de Tchebychev et avec le stress j'ai carrément eu un trou de mémoire sur la formule pour cos(a+b). Heureusement je l'ai retrouvée une minute plus tard, après avoir dit qu'on pourrait probablement vérifier que le degré de cos(π/9) comme nombre algébrique n'est pas une puissance de 2 alors que c'est une condition nécessaire pour être constructible, mais l'oral était terminé.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Sous l'effet du stress, j'avais oublié la pochette avec convocation, carte d'identité et fiche à remplir par le jury dans la salle de préparation. Ils ont été très gentils et un membre du jury est allé la chercher. Dans l'ensemble, le jury s'est montré sympathique.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Un problème très idiot est que je n'ai pas pensé à écrire sur deux colonnes (j'ai réalisé au milieu que c'est ce que tous les autres faisaient) et donc je pense que mon plan était trop court (il y avait environ 20 items) et j'ai dû écrire certaines choses de manière très elliptique pour tenir sur les trois pages.

    Ceci étant, je reste très surpris de la note obtenue de 2/20, alors qu'il me semblait avoir raisonnablement bien réussi l'épreuve (et qu'en analyse, alors que j'étais complètement paralysé par le stress jusqu'à avoir envie de vomir, que la démonstration de mon développement était complètement fausse et que j'ai dit ânerie sur ânerie, j'ai obtenue la note strictement supérieure de 3,25/20…).

  • Note obtenue :

    2

  • Leçon choisie :

    101 : Groupe opérant sur un ensemble. Exemples et applications.

  • Autre leçon :

    122 : Anneaux principaux. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Isomorphisme entre PGL(2,F5) et S5

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Je tire la leçon sur les actions de groupes qui est une de mes leçons préférées. J’ai axé mon plan comme ci :

    Actions de groupe : généralités
    a) Premières définitions
    b) Equations aux classes

    II) Action d’un groupe sur lui-même
    a) Action par translation
    b) Action par conjugaison
    c) Action par translation des classes

    III) Actions remarquables sur les matrices et les espaces vectoriels
    a) Actions sur les groupes de matrices
    b) Isomophismes exceptionnels

    Je rentre donc dans la salle confiant. Trois jurys : une femme (J1) et deux hommes (J2 et J3).

    Les 6 minutes de présentation se déroulent bien, je proposais en développement « Nombre de matrices diagonalisables dans Mn(Fq) » et « Isomorphisme entre PGL2(F5) et S5 », ils ont choisi le second. Pas de souci dans l’exécution du développement.

    Aucune question sur le développement, aucune question sur le plan.

    Premiere question : dénombrer le nombre de sev de dimension p dans un Fq espace vectoriel de dimension n. Catastrophe, j’avais déjà vu cette question beaucoup de fois mais je tiens absolument a poser une action de GLn sur les sous espaces de dimension p… par conjugaison ! (Ce qui n’a pas de sens), donc ils me demandent de poser mon action bien proprement, je me rends compte que ça ne va pas, je m’embrouille et au final j’en suis réduit à bugguer sur des matrices de passages, sous le regard impatient de J1 et J2. On passe à autre chose sans conclure.

    Le reste de l’oral a consisté à tracer pour rattraper mon énorme boulette :

    _ J2 : Caractérisation de l’orbite pour l’action à gauche de Gln(K) sur Mn(K) ? (Le noyau)
    _ J2 : Pour l’action à droite ? (L’image)

    _ J3 : Pour l’action d’équivalence, qu’est ce qui se passe sur un anneau, par exemple Z ? (j’ai pas eu le réflexe de parler des invariants de Smith, dommage ça aurait fait le lien avec Frobenius dont je parlais dans mon plan)

    _ J1 : un peu de géométrie (stress technique a ce moment la) : quelle notion que vous connaissez bien peut être vu sous le prisme des actions de groupe ? (la c’est devenu devinette)
    _ Baz : Je sais que l’on peut utiliser les actions de groupes pour trouver des isomorphismes entre certains groupes de permutation et les isométries du cube et du tétraèdre mais je ne pourrais pas en dire plus
    _ J1 : plus simple
    _ Baz : peut être le groupe diédral que l’on peut voir muni d’une action naturelle sur le polygone régulier
    _ J1 : plus simple
    _ Baz : peut être la notion d’espace affine que l’on peut voir comme la donnée d’un espace vectoriel qui agit de manière simplement transitive sur un ensemble de points.
    _ J1 : plus simple, niveau collège : l’angle
    _ Baz : on considère l’action de On(R) sur les couples de vecteur, une orbite est totalement caractérisée par l’angle entre ces vecteurs (je dis ça mais je sais pas vraiment ce qu’elle attendait)

    _ J1 : Donner des invariants pour l’action par congruence : le rang, le discriminant (de la est venue la classification des formes quadratiques sur R et sur C)

    Enfin un exercice : que dire de l’action de GLn(R) sur Sn++(R) x Sn++(R) définie par P.(S1, S2)=(PS1P^t, PS2P^t). J’ai dit que par Sylvester, il existe P telle que PS1P^t vaut la matrice identité. A partir de la, je peux faire agir le groupe orthogonal comme je veux ça restera l’identité à gauche, donc j’utilise le théorème spectral pour diagonaliser la matrice de droite. Ainsi, dans toute orbite il y a donc (I_n, D) ou D est diagonale, l’oral s’arrête la dessus.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Très impatient au moment de ma boulette du début. Autrement benef franchement.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Les trois heures de préparation se sont bien passées, j’étais plutôt confiant. Petite difficulté au moment de relire les développements à la fin : je les avais pas mal retravaillés et retouchés par rapport aux bouquins donc quand j’ai du relire sur ces derniers c’était un peu compliqué de retrouver le fil, en particulier la fin de mon dev sur l’isomorphisme exceptionnel que je ne faisais pas du tout comme dans Histoires Hédonistes de Groupes et de Géométrie qui était ma référence. Au final, j’ai réussi à la trouver de tête deux minutes avant la fin. Conseil : travaillez bien avec les bouquins ou ayez bien confiance en votre mémoire.

    Autrement, j'aurais cru que bugguer sur des matrices de passages plafonnerait d'office ma note à 10 grand max, apparement c'est pas le cas donc bonne surprise.

  • Note obtenue :

    13.25

  • Leçon choisie :

    203 : Utilisation de la notion de compacité.

  • Autre leçon :

    218 : Formules de Taylor. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Théorème de Weierstrass (par la convolution)

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Je tire la leçon sur la compacité qui est une de mes leçons préférées. J’ai axé mon plan comme ci :

    Généralités sur la compacité
    a) Borel-Lebesgue
    b) Bolzano-Weierstrass

    II) Fonctions continues sur un compact
    a) Extrema
    b) Point fixe
    c) Continuité uniforme

    III) Compacités sur les espaces vectoriels normés
    a) Compacité et dimension finie
    b) Fonction à support compact et densité dans Lp

    Je rentre donc dans la salle confiant. Trois jurys : une femme et deux hommes.

    Les 6 minutes de présentation se déroulent bien, je proposais en développement « Lemme de la grenouille » et « Théorème de Weierstrass par la convolution », ils ont choisi le second. Pas de souci dans l’exécution du développement.

    Aucune question sur le développement.

    Questions sur le plan :
    _ Comment démontrer le théorème de point fixe ?
    _ Comment démontrer Riemann-Lebesgue ?
    _ Comment montrer qu’une fonction f : R^n —> R tel que f(x) tend vers + infini quand x tend en norme vers + infini atteint son min.

    Exercice :
    _ (u_n) une suite bornée de R^n telle que u_n+(u_(2n)/2) converge, montrer que (u_n) converge
    _ Preuve du théorème de point fixe sur un convexe compact (je connaissais l’astuce donc je me suis contenté de donner les grandes idées comme on arrivait à la fin de l’oral)

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Très sympa et encourageant, vraiment agréable

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Préparation : Les trois heures de préparation se sont bien passées, j’étais plutôt confiant. Peu de temps pour relire les développements à la fin, il est important de bien les apprendre au fil de l’année.

    Très étonné du niveau des questions, qui ne poussait pas très haut alors que je répondais bien. J'avais l'impression d'avoir fait un bon oral mais je me suis demandé si le jury posait des questions comme ça car il trouvait mon plan trop faible, apparement pas.

    Conclusion : il ne faut pas viser haut, il faut viser juste.

  • Note obtenue :

    15.75

  • Leçon choisie :

    158 : Endomorphismes remarquables d’un espace vectoriel euclidien (de dimension finie).

  • Autre leçon :

    144 : Racines d’un polynôme. Fonctions symétriques élémentaires. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Réduction des endomorphismes normaux

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    J'aimais bien les deux lecons mais la 158 me semblait le choix le plus sur.
    Il y a un chapitre dans le Rombaldi qui porte litteralement le meme titre et il suffit de le derouler. Du coup ca m'a laisse 1h30 pour preparer mes deux developpements.
    La presentation du plan se passe bien et je finis le developpement pile dans les temps.

    J'avais fait une ou deux petites erreurs d'inattention au tableau, le jury signale et je corrige.

    Questions du Jury :

    - Que representent geometriquement les blocs 2x2 (a b -b a) dans la matrice reduite ?
    - Des similtudes.
    - De quel rapport ? angle ?
    - \sqrt(a^2 + b^2) et on prend arccos de la premiere entree de la matrice renormalisee pour l'angle.
    - Cas particuliers dans le theoreme de reduction des endomorphismes normaux. Que se passe-t-il si on est dans le cadre hermitien ?
    - On est diagonalisable et les matrices de passage sont unitaires.
    - Le demontrer
    - Que se passe-t-il si on est antisymetrique ?
    - Je n'ai plus que des 0 sur la diagonale et des blocs (0 b -b 0).
    - Que representent geometriquement les blocs (0 b -b 0) ?
    - Des similitudes d'angle +/-pi/2
    - On revient sur une des propositions de mon plan. Composantes connexes du groupe orthogonal : comment on montrer que c'est connexe (par arcs) ?
    - Je reponds trop vite et je dis une betise en disant qu'on relie tout a l'identite. Le jury tique et je me corrige en disant qu'evidemment ca ne marche pas pour le determinant -1. Je fais le bon raisonnement
    - On revient sur un des points de mon developpement ou j'evoque l'existence et l'unicite des racines de matrices symetriques definies positives. Que dire si S est seulement symetrique ?
    - Il n'y a plus unicite
    - Que peut-on dire du nombre de solutions ?
    - Je buggue un peu, et je me perds dans le raisonnement. Je finis par y arriver avec un peu d'aide. Et je dis qu'il y a 2^n solutions.
    - Sauf ?
    - Sauf si une des valeurs propres est nulle
    - Oui et n'y a t il pas un autre cas particulier ?
    - Je ne trouve pas. On finit par me dire que si un espace propre est de dimension superieure a 1 il faut faire attention. L'entretien est fini.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Tres sympathique et aidant quand il le fallait.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Oui. J'etais content de mon tirage et j'ai pu faire deux developpements que j'aimais bien, meme s'ils n'allaient pas tres loin.
    J'etais un peu decu que les questions n'aillent pas plus loin, mais au final la note etait correcte et m'a permis d'etre admis.

  • Note obtenue :

    13.75

  • Sujet du texte choisi :

    B44 : Sur des EDO autonomes, un problème d'optimisation et des EDP avec discrétisation.

  • Sujet de l'autre texte :

    B84 : Sur de l'algèbre linéaire amenant sur des équations différentielles.

  • Un petit résumé du texte :

    On étudie l'action de la chimiothérapie sur les cellules cancérigènes qui sont de deux type : sensibles au traitement et résistantes au traitement. De plus, les cellules sensibles inhibent la prolifération des cellules résistantes.

    Dans un premier temps, on étudie une expérience où l'on laisse se développer les deux types de cellules dans une boite de pétri et l'on administre une certaine quantité de traitement. On s'intéresse à l'évolution des concentrations en cellules sensibles $s$ et en cellules résistantes $r$ en fonction du temps, suivant deux paramètres : $C$ la concentration en traitement chimiothérapique et $\beta$ décrivant la capacité des cellules sensibles à inhiber le développement des cellules résistantes.

    On est donc ramené au système différentiel suivant :
    \[
    (E) : \begin{cases}
    s'= s(1-C-(s+r)) \\
    r' = r(1-(\beta+1)s-r) \\
    s(0)=s_0, r(0)= r_0, \text{ avec $s_0\geq 0, r_0\geq 0, s_0+r_0\leq 1$ }
    \end{cases}
    \]

    La suite du texte nous invite à montrer que ce système admet un unique couple de solutions définies sur $[0,+\infty[$ et telles que $s\geq 0, r\geq 0$ et $s+r\leq 1$ puis à étudier les états stationnaires de ce système et leur stabilité, en donnant en figure les champs de vecteurs des cas où $\beta=1$ et $C=0$, $C=0,2$ et $C=0,8$.

    On est ensuite amené à s'intéresser à la concentration idéale pour que la concentration en cellules résistantes reste minimale, tout en conservant une concentration moyenne des cellules stable. Le texte pose alors deux fonctions de $C$ : $f(C) = \dfrac{r_C(T)}{r_C(T)+ s_C(T)}$ et $g(C) = \dfrac{1}{T} \displaystyle\int_0^T (s_C(t)+ r_C(t))\, \mathrm{d} t$, où $s_C,r_C$ sont les solutions de $(E)$. En considérant $m\geq 0$ dans l'image de $g$, le texte nous invite à étudier le problème de minimisation : $\displaystyle\min_{g(C)=m} f(C)$.

    Enfin, on étudie cette fois la propagation des deux types de cellules dans le corps humain. Leur repartition s'étudie donc également dans l'espace et les fonctions $s$ et $r$ deviennent fonction du temps et de l'espace, ce qui se modélise par un sytème d'EDP, que le texte nous invite à étudier ensuite via une discrétisation. (Je n'ai pas du tout traité cette partie du texte donc je ne m'en souviens que dans les très grandes lignes)

  • Qu'avez vous produit durant la préparation ? (plan, code, dessins, preuves, ...)

    Plan proposé pour l'exposé

    I. Un modèle proie-prédateur

    Explication du modèle qui conduit au système $(E)$

    II. Etude qualitative des solutions de (E)

    Application du théorème de Cauchy-Lipschitz, démonstration que les solutions sont positives, leur somme est majorée par 1 et qu'elles sont définies sur $\mathbb{R}_+$ en appliquant le théorème d'explosion en temps fini.

    III. Etude des équilibres du système

    Etude numérique via le tracé des champs de vecteurs (avec streamplot) pour différentes valeurs de $C$ puis tracé de différentes solutions (déterminées via un Euler explicite) selon des conditions initiales différentes pour voir le comportement asymptotique des solutions en fonction de la valeur de $C$ et des conditions initiales.

    Calcul des équilibres du système (recherche des points où le champ de vecteurs s'annule), cas particulier où $\beta =1$ correspondant aux études numériques proposées, conjecture quant à la stabilité où non via les résultats numériques.

    IV. Optimisation de la concentration du traitement

    Présentation du problème d'optimisation.

    Résolution dans le cas simplifié (proposé par le texte) où l'on a une unique équation $y' = y(1-C-y)$ qui est une équation logistique que l'on peut résoudre explicitement, ce qui permet d'obtenir une expression explicite des fonctions $f$ et $g$.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Ils m'ont demandé de définir le schéma d'Euler explicite en général, son erreur, préciser ce qu'est une erreur de consistance.

    J'ai appliqué le théorème de Cauchy-Lipschitz car le champ de vecteurs était $\mathcal{C}^1$, ils m'ont demandé si l'on peut prendre des hypothèses plus faibles, j'ai répondu continu + localement lipschitzien en la variable d'état.

    Ils m'ont alors demandé comment le cas $\mathcal{C}^1$ entraine bien ce dernier cas. J'ai répondu en appliquant l'IAF car pour la définition de loc lipschitzien, on va se placer sur une boule donc comme le champ de vecteurs est $\mathcal{C}^1$, sa différentielle sera continue donc bornée sur cette boule.

    Ils ont également demandé si je savais des propriétés sur les états stationnaires, j'ai parlé d'états stables, asymptotiquement stables, instables et ils m'ont demandé de préciser les définitions.

    Ils sont ensuite revenus sur mes schémas numériques en me demandant si, d'après les champs de vecteurs que j'avais tracé, je pouvais conjecturer la stabilité où non des états stationnaires que j'avais déterminé.

    Ils m'ont demandé de démonter plus clairement pourquoi la solution $s$ est positive dès lors que $s(0) \geq 0$. Je suis passé par l'absurde en disant que s'il y a un point où $s$ est strictement négative, alors par le TVI, il existe un point où $s$ s'annule. Or dans ce cas, $s$ croiserait la solution $(s_1,r_1)$ où $s_1$ est identiquement nulle et par unicité dans Cauchy-Lipschitz, $s$ serait donc identiquement nulle, ce qui contredit le fait qu'elle puisse prendre une valeur strictement négative.

    Ils m'ont demandé si je savais un critère pour déterminer via le calcul la stabilité d'un état stationnaire. (je ne le savais plus, ils attendaient le théorème de Liapounov)

  • Suite à la présentation, qu'est ce qui vous semblait améliorable ? (plan, gestion du temps, choix des résultats présentés, ...)

    Au final, je n'ai traité que moins de la moitié du texte et les 3 permiers items des pistes proposées pour l'exposé (le premier étant d'étudier la pertinence du modèle), avec une seule vraie démonstration à la clé (application de CL + étude qualitative des solutions). Cela m'a néanmoins permis de largement tenir les 35min, en prenant peut-être un peu trop de temps pour présenter le modèle au début mais étant donné qu'il faut partir du principe que le jury ne connait pas le texte, je pense que la longue présentation du texte et de la problématique a pu être appréciée.

    Je suis content d'avoir pu au moins tracer des champs de vecteurs et programmer de nombreux schémas d'Euler explicite pour calculer différentes solutions du système différentiel, ce qui m'a permis d'avoir un certain contenu numérique à proposer.

    J'ai su répondre aux questions de cours de base mais j'ai vite été dépassé dès que le niveau s'est élevé ou dans certaines de mes preuves où je n'étais pas toujours très précis. Je savais que la modélisation n'était pas mon point fort et que je n'avais qu'une maitrise basique du programme d'option B, mais je pense avoir pu quand même faire montre des compétences de base dont je dispose.

    En terme d'améliorations, je dirais : maitriser d'avantage le programme de l'option B pour etre capable de répondre à plus de questions et de traiter d'avantage d'éléments du texte (j'ai été de suite bloqué lorsque le texte partait sur de l'optimisation ou des EDP). La gestion du temps lors de la préparation aurait également pu être meilleure : on pense avoir beaucoup de temps en 4h mais cela peut vite nous donner l'impression que l'on peut s'y mettre lentement alors qu'au final, le temps passe assez vite.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) durant les questions ?

    Le jury était dans l'ensemble neutre mais tentait de m'aiguiller un peu lorsque j'étais perdu ou me demandait de préciser mes explications lorsqu'il ne les jugeait pas assez claires.
    Un membre du jury toutefois, au demeurant très sympathique, posait des questions assez incompréhensibles et qui me faisaient un peu perdre le fil de l'oral. J'ai l'impression que lui-même ne comprenait pas trop où il voulait en venir.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Comme dit plus haut, les 4h de préparation donnent une fausse impression de "on a le temps". En réalité, il ne vaut mieux pas trainer au début, histoire de ne pas tryhard et s'exciter sur des codes qui ne marchent pas à 30min de la fin. Sinon, la préparation s'est passée comme prévu, à part qu'il faisait très chaud, plus encore que lors des préparations de leçon à cause des PC qui chauffaient la salle. Par ailleurs, c'était mon 3e jour d'oral donc la fatigue commençait à être extrême, ce qui m'a empêché d'être efficace sur une partie des 4h.

    Au vu de ma note, je pense que c'est effectivement une bonne stratégie de ne traiter qu'une petite partie du texte mais en le faisant bien, en montrant qu'on est au point sur les théorèmes de base, leurs hypothèses et leur application et en ayant quelques schémas numériques basiques mais fonctionnels à proposer.

  • Note

    11.75

  • Sujet du texte choisi :

    Modèle de Cramer de la répartition des nombres premiers

  • Sujet de l'autre texte :

    Modèle linéaire gaussien : étude du nombre de naissance dans une certaine période en fonction de divers paramètre dont il fallait estimer la pertinence.

  • Un petit résumé du texte :

    Le texte rappelle le résultat historique du théorème des nombres premiers qui donne un équivalent (en l'occurrence x/ln x ) de pi(x) la fonction de décompte des nombres premiers. Le modèle (dit de Cramer dans le sujet) se propose une modélisation aléatoire de la situation :

    Pour n > 2, on pose (X_n) une suite de variables aléatoires indépendantes. X_n suivant une loi de Bernoulli de paramètre 1/ln(n). Concrètement ça revient à dire que si X_n vaut 1 dans ce modèle revient à assimiler n à un nombre premier.

    Le texte se proposait alors : de démontrer des résultats vrais dans le monde de l'arithmétique dans ce modèle très simpliste : par exemple montrer qu'il y a une infinité de nombres premiers (via Borel-Cantelli) ou de redémontrer le th des nombres premiers (via le th de convergence L^2 des martingales et des techniques proches de généralisations du lemme de Césaro).

    La seconde partie critiquait l'hypothèse d'indépendance entre les variables aléatoires et se proposait de faire un test d'hypothèse pour vérifier cette indépendance, deux statistiques de tests de nature très différente étaient introduites pour construire une zone de rejet. Evidement on trouvait qu'il fallait rejeter l'hypothèse : si n est premier on est certain que n+1 ne le sera pas !!!
    Un fichier avec la liste des nombres premiers entre 10^9 et 10^9+2000 était joint pour tester numériquement notre zone de rejet.
    Dans les recommendations on demandait aux candidats d'imaginer des modèles un peu plus réalistes (par exemple tenir compte de la divisibilité par 2 ou par 3...).

    La dernière partie du texte, complètement infaisable à mon sens, démontrait que l'hypothèse de Riemann est vraie dans le modèle de Cramer, les calculs avaient l'air ignobles.

  • Qu'avez vous produit durant la préparation ? (plan, code, dessins, preuves, ...)

    J'ai exploité le fichier de la liste des nombres premiers donnée en annexe pour tracer la véritable fonction de répartition des nombres premiers et ensuite je l'ai superposée à des réalisations aléatoires de la fonction pi(x) via le modèle de Cramer. Ensuite, j'ai proposé le même graphe en tenant compte d'améliorations (éliminations des multiples de 2 et 3), comparaison sur l'amélioration asymptotique du modèle.

    Enfin j'ai illustré graphiquement la zone de rejet et la position des points du fichiers joints au texte pour la statistique d'estimation de la covariance empirique.

    Côté preuve j'ai pu démontrer linéairement l'intégralité des énoncés des parties I et II. Il était recommandé de proposer d'autres pistes : j'ai proposé l'amélioration du modèle en tenant compte des multiples de 2 et 3 et j'ai démontré la conjecture de l'infinité des nombres premiers jumeaux dans le modèle de Cramer (Borel-Cantelli).

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Dans les 5 premières minutes ils m'ont demandé d'afficher mon code (je ne leur avais montré que les graphes) : ils souhaitaient que je justifie mes choix concernant l'amélioration du modèle que je proposais ainsi qu'une explication sur la détermination de ma zone de rejet.

    J'ai eu le droit à 2 questions de cours : une sur un usage de la loi forte des grands nombres puis redémontrer l'implication convergence L2 implique convergence en probabilité + donner un contre-exemple de la réciproque.

    Et ensuite un jury a pris le lead et m'a posé des questions assez poussées sur les martingales (le début des ennuis) :

    "Savez-vous démontrer le théorème de convergence des martingales que vous utilisez ?" (non, au secours). Il se propose de m'aider et me demande des inégalités de Doob (je ne connais pas donc je ne sais pas répondre) et de rappeler le théorème d'arrêt (je lui donne l'énoncé dans le cas borné, il est satisfait".

    Vu que je bégaye sur la preuve de la convergence presque sure il me demande de passer à la convergence L2 : je me souvenais vaguement que l'argument reposait sur la complétude de L^2 et donc l'introduction de suites de Cauchy. Je galère à improviser la preuve avec conditionnement par rapport à deux tribus pour conclure mais je le retrouve avec un peu d'aide d'un autre jury qui vole à mon secours. (la preuve est détaillée dans le Chabanol).

    Pour les 5 dernières minutes j'ai eu une exemple d'une martingale dont il fallait étudier la convergence presque sure et L1. Un jury m'attaque sur une question d'équintégrabilité (je panique, tout de manière je ne connaissais même plus la définition) donc je n'arrive pas à traiter la convergence L1. Pour la convergence presque sûre, le jury me demande les outils au programme qui permettent de montrer de la CV presque sûre, je finis par comprendre que l'on peut utiliser le critère avec Borel-Cantelli pour s'en sortir dans leur exemple.

  • Suite à la présentation, qu'est ce qui vous semblait améliorable ? (plan, gestion du temps, choix des résultats présentés, ...)

    Je n'ai pas eu le temps de présenter la preuve de ma dernière proposition alors que je maitrisais très bien les détails. J'ai du me contenter d'une esquisse à l'oral. Le jury a semblé acquiescer. Globalement je regrette de ne pas avoir pris le temps de me questionner sur le temps à accorder aux différentes parties avant de passer.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) durant les questions ?

    Jury vraiment adorable et bienveillant, n'hésitant pas à aider et tendre des perches lorsque je séchais dans les questions difficiles. De nombreux sourires et regards d'approbation pendant les 35 mins d'exposés qui étaient très rassurants, merci à eux.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Vu mes difficultés dans la phase de questions je ne m'attendais pas du tout à une aussi bonne note.
    Il faisait très chaud dans la salle de préparation par rapport aux épreuves d'algèbres/analyse. Je ne savais pas que l'on ne disposait de l'exemplaire papier (et non numérique) du texte que l'on choisit que au bout d'une heure. Le quart d'heure de pause entre la fin de la préparation et le passage devant le jury est très agréable. L'utilisation de l'ordinateur et des logiciels est très intuitive.

  • Note obtenue :

    17.75

  • Leçon choisie :

    235 : Problèmes d’interversion de symboles en analyse.

  • Autre leçon :

    264 : Variables aléatoires discrètes. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Théorème de Banach-Steinhaus et série de Fourier divergente

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Questions sur le dev :
    Q : Pouvez-vous justifier en quoi votre développement rentre dans cette leçon ?
    (on m'a posé cette question, AVANT le dev, juste après les 6 mins, le th de Banach-Steinhaus peut-être vu comme une permutation de symboles entre un "pour tout" et un "il existe" si on écrit proprement les choses, c'est explicitement mentionné dans les approfondissements dans le rapport du jury. De manière plus anecdotique, il y a aussi une convergence dominée dans l'application à l'existence d'une série de Fourier divergente).

    Q : Dans le développement n'a t-on pas prouvé beaucoup plus que l'existence d'une série de Fourier divergente ?
    (le th de Baire nous garantit la densité de ces objects pathologiques dans C_2pi.)

    Q : Connaissez-vous d'autres applications de Banach-Steinhaus ?
    (la plus connue est sans doute celle portant sur une limite simple d'applications linéaires continues qui est continue, voir l'annexe du Gourdon)

    Q : Pouvez-vous réexpliquer l'argument donné pour dire que le sinus cardinal n'est pas intégrable ?
    (par l'absurde si le sinus cardinal était intégrable, on pose f l'indicatrice du segment [-1,1], alors f et se transformée de Fourier (qui est le sinus cardinal à une constante près) seraient intégrables donc par formule inversion de Fourier, f serait coïnciderait presque partout avec une fonction continue (la transformée de Fourier d'une fonction L1 est toujours continue), c'est absurde).

    Q : Preuve que la transformée de Fourier d'une fonction L1 est dans C_0(R) ?
    (c'est Riemann-Lebesgue, pour la continuité c'est de la continuité sous l'intégrale, pour la limite aux infinis on raisonne par densité)

    Q : Quelques idées de preuves de Baire ?
    (il faut montrer que tout ouvert non vide intersecte non trivialement l'intersection des ouverts denses, la complétude est importante pour appliquer le th des fermés emboités, ça leur a suffit, pour plus de détails voir l'annexe du Gourdon).

    Questions sur le plan :

    Q : démontrer que l'intégrale sur sur R_+ de x/(exp(x)-1) vaut zeta(2).
    (développer 1/(1-exp(-x)) en série entière puis justifier l'interversion série-intégrale par Beppo-Levi ou Fubini-Tonelli)

    Q : Peut-on prolonger sur une partie de C la formule des compléments dont vous donnez la version réelle ?
    (La fonction gamma est naturellement définie et holomorphe sur le demi-plan de partie réelle >0, si vous êtes courageux vous pouvez dire qu'il y a des prolongements holomorphes à C\Z-, ça n'a pas été mon cas. La réponse attendue étant que la formule des complément se prolonge sur les complexes vérifiant 0
    Q : Pourquoi vous dites que les fonctions C^\infty(R) à support compact sont denses dans les fonctions continues à support compact ? Pour quelle topologie ?
    (pour la topologie de la cv uniforme, c'est un résultat de convolution avec une fonction plateau que l'on trafique en approximation de l'unité, tout est détaillé dans El Amrani ou Daniel Li en cas de besoin)

    Q : Dans votre défense de plan vous avez indiqué que la compacité permet des interversions de symboles, pouvez-vous détailler ?
    (j'ai détaillé le th de Heine, et de Dini qui permettent à chaque fois une interversion entre un pour tout et un il existe, j'ai aussi abordé les raisonnements avec Borel Lebesgue , comme dans la preuve de Stone-Weierstrass)

    Q : Contre exemple au th de CV dominée si on n'a pas de domination intégrable ?
    (faire des fonctions avec un triangle de plus en plus pointu, de sorte à avoir une aire constante égale à 1 mais une limite simple nulle presque partout)

    Q : lim quand n tend vers l'infini de l'intégrale de 0 à n de (1-x/n)^n dx
    (remplacer l'intégrale de 0 à n par une intégrale sur R+ en introduisant une indicatrice dans l'intégrale, puis conclure par CV dominée, la domination par exp(-x) est une inégalité de convexité).

    Les exercices :

    Ex 1 : Soit f : R -> R continue. On suppose qu'il existe a>0 tel que pour tout t dans R, |f(t)|<= exp(-a|t|). Montrer que la transformée de Fourier de f est développable en série entière au voisinage de 0.

    (Dans la définition de transformée de Fourier développer en série entière le e^(-ixt), ensuite il faut pouvoir intervertir série et intégrale : on considère cette même quantité avec des valeurs absolues pour pouvoir justifier l'interversion par Fubini, on se rend compte que pour x dans ]-a,a[ ça marche et que l'on peut intervertir ce qui nous donne un développement en série entière autour de 0).

    Ex 2 : Il me redéfinissent S(R), et me demandent de montrer que la transformée de Fourier est une bijection sur S(R). Puis si c'est le cas entre L^1(R) et C_0(R) ?

    (Pour montrer que pour f \in S(R), sa transformée de Fourier est dans S(R) il faut surtout savoir calculer la transformée de Fourier d'une dérivée (IPP), puis la dérivée d'une transformée de Fourier (dérivation sous l'intégrale), après en étant un peu soigneux sur les indices on s'en sort. La formule d'inversion de Fourier garantit le côté bijectif sur S(R). Sur L^1(R) -> C_0(R) ce n'est pas bijectif en vertu du théorème de l'application ouverte (ce th est difficile et le jury a acquiescé quand j'ai dis que je l'admettais) mais j'ai dit que l'on pouvait l'utiliser pour contredire la surjectivité, ça leur a suffit).

    Ex 3 : Soit (u_n) une suite de complexes et p>=1. On suppose que pour tout (v_n) dans l_p la série \sigma u_n v_n converger. Montrer que (u_n) appartient à l_q (où q est l'exposant conjugué de p)

    (je sèche un peu donc je commence à écrire l'inégalité de Holder pour des sommes finies, et là illumination je comprends que c'est un exemple d'utilisation de Banach-Steinhaus : il suffit de considérer la suite des applications linéaires qui sont des sommes partielles des u_k v_k pour n de plus en plus grand. Par Holder on peut calculer la norme d'opérateur de ces applications et conclure par Banach-Steinhaus que la suite des sommes partielles des |u_k|^q converge, ce qui revient à dire que (u_n) est dans l_q.)

    Ex 4 : Soit a > 0, pour x positif on pose u_n(x) = n^a*x*exp(-nx)/(1+n²). On note f la série de fonctions de terme général u_n. Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur le paramètre a pour que f soit continue (à droite) en 0.

    (je propose de commencer par regarder quand est-ce qu'il y a convergence normale, ce qui permettrait de conclure. Après une petite étude des variations des fonctions u_n et l'utilisation du critère de Riemann on voit que pour a<2 on a convergence normale, donc continuité en 0. L'étude de ma norme infinie a fait apparaitre que le sup était réalisé pour des points de l'ordre de 1/n. Un jury m'incite donc à étudier la limite de f(1/n), un peu fatigué je n'ai pas été très adroit dans les majorations et l'oral c'est fini là-dessus mais en fait cette quantité diverge donc on a continuité ssi a<2.)

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Jury adorable, très souriant. Beaucoup de signes d'approbations pendant le développement puis les exercices.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Cela s'est déroulé comme je l'imaginais, après des petites questions pour vérifier que je savais échanger des intégrales avec des limites ils m'ont très vite fait confiance ce qui fait que quelques mots clés leur suffisaient souvent en guise de réponse à leur questions. Jury infiniment plus dynamique que l'algèbre la veille donc on a pu exploré bien plus de thèmes et j'ai pu répondre à bien plus de questions.

  • Note obtenue :

    19.25

  • Leçon choisie :

    123 : Corps finis. Applications.

  • Autre leçon :

    157 : Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Loi de réciprocité quadratique (via les formes quadratiques)

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Questions sur le dev :

    Q : "Je ne comprends pas, vous prenez p un nombre premier impair et vous insinuez que d = (p-1)/2 est un entier par la suite ?"
    (je suis encore sidéré d'une telle question, à la tête du jury qui m'a posé la question, il s'est lui-même rendu compte que ça question était ridicule quand j'y ai répondu)

    Q : Vous pouvez réexpliquer comment vous compter le nombre d'éléments de l'ensemble X' ? (je garde les notations de Caldero)
    (en fait vu qu'ils n'avaient rien écoutés pendant le développement relire à voix haute la colonne correspondante de mon tableau en faisant exactement les mêmes commentaires que ceux faits pendant mon développement, ça leur a suffit).

    Q : Pouvez-vous expliciter une bijection entre votre hyperplan affine et un autre ensemble ?
    (Un hyperplan affine c'est l'ensemble des {x,l(x)=c} pour une certain forme linéaire non nulle, c'est donc naturellement en bijection (via une translation des éléments) avec Ker(l) qui est un hyperplan vectoriel dont on dénombre facilement les éléments dans le cas d'un corps fini).
    Cet argument pourtant 100% correct a été refusé catégoriquement par le jury qui m'a posé la question sans pour autant me dire ce qu'il attendait de moi, laissant un blanc s'installer. Il a préféré soupirer et laisser le temps s'écouler...

    Q : Vous utilisez la classification des formes quadratiques non dégénérées sur un corps fini dans votre développement : pouvez-vous l'énoncé et la démontrer ?

    (enfin une question digne de ce nom, merci au jury du milieu d'avoir fini par couper son collègue insupportable sinon on y était encore. C'est évidemment une question indispensable à connaître quand on propose de développement, voire Caldero pour les détails, je démontre ça très facilement, ils ne souhaitaient même pas que je détaille le lemme sur l'existence d'une solution à ax²+by=1 dans les corps finis qui est la clé de la preuve).

    Q : Est-ce que ça change quelque chose de définir le symbole de Legendre vant +/- 1 comme vivant dans Fp ou dans Z ?
    (retour du jury insupportable, avec une question à laquelle j'avais déjà répondu pendant le développement, non ça ne change absolument rien c'est une histoire de convention et c'est complétement accessoire dans la preuve, il faut juste bien garder à l'esprit à quel moment on travaille modulo p ou non, évidemment il a râlé et n'était pas convaincu sans que je comprenne ce qu'il voulait me faire dire.)

    Q : Je ne comprends pas pourquoi dans la formule des classes le cardinal de vos orbites vaut 1 ou p ?
    (encore une fois je n'ai fait que relire à voix haute ce qui était déjà au tableau pendant le développement, on a Card(Orb(x)) = Card(Z/pZ)/Card(Stab(x) or Card(Z/pZ)=p est un nombre premier donc Card(Orb(x)) vaut 1 si l'orbite est un singleton et p sinon puisque ce sont les seuls diviseurs possibles.)


    Questions sur le plan :

    Absolument aucune question : pourtant j'avais quand même pris beaucoup de risques en donnant des résultats particulièrement riches et variés sur les corps finis (cyclicité du groupe des inversibles, th de l'élément primitif + applications, notions de racines de l'unité dans Fq, étude de la cyclotomie dans les corps finis, algorithmes de factorisation de polynômes dans Fq, dénombrement des polynômes irréductibles, intérêt de chercher des racines dans des extensions, lemme de Zolotarev et applications, résultats matriciels dans les corps finis...) visiblement ils n'ont pas jugés pertinent de me poser des questions sur ce plan (à mon grand regret). J'ai vu cette leçon en tant qu'auditeur 3 jours avant avec un autre jury qui avait posés pleins de questions de cours très classiques sur les corps finis à un bon candidat.

    Ex 1 : Lister les polynômes irréductibles de degré 3 sur F_2[X]
    (bon ça va vite il n'y en a pas beaucoup à tester surtout que le degré 3 permet de simplement vérifier la présence de racines pour conclure).

    Ex 1 (la suite) : On vient de trouver que P1 = X^3+X+1 et P2 = X^3+X^2+1 étaient les deux seuls polynômes irréductibles de degré 3 sur F_2[X]. Pouvez-vous montrer que K1 = F_2[X]/(P1) est isomorphe à K2 = F_2[X]/(P2) ?

    (je dis immédiatement que puisque les polynômes sont irréductibles ce sont des corps, comme ils ont le même nombre d'éléments ils sont automatiquement isomorphes. Le jury me dit que c'est correct mais qu'il voudrait un isomorphisme concret. Je signale que l'on va chercher à factoriser un morphisme par le th d'isomorphisme. Pour construire un tel morphisme phi, il suffit de savoir sur quoi envoyer X \in F_2[X], de sorte à ce que le noyau de phi soit exactement l'idéal engendré par P1. Ainsi envoyer X sur un élément b \in F_2[X]/(P2) tel que b soit une racine de P1 convient pour conclure (P1 étant irréductible, c'est le polynôme minimal de b). Le jury me demande comment trouver b en pratique, sauf qu'à part dire qu'un tel b existe car K1 est isomorphe à K2, visiblement il attendait autre chose de moi mais à part peut-être tester un à un les éléments de K2 (nécessairement on sait qu'il en existe un qui convient) je ne voyais pas trop.


    Ex 2 : Soit p>3 un nombre premier et n un entier. A quelle condition 3 est-il un carré modulo p^n ?
    (vu que la leçon s'appelle "corps finis" je commence par traiter le cas n=1 où l'on a un corps : c'est une application facile de la réciprocité quadratique où l'on trouve des conditions sur les congruences modulo 3 et modulo 4 ce qui par le th des restes chinois donne des congruences modulo 12. Le cas où n >1 n'a absolument rien à voir avec la théorie des corps finis : l'étude des éléments qui sont le carré d'un inversible dans Z/p^nZ utilise notamment que la réduction modulo p, pi : (Z/p^nZ)* -> (Z/pZ)* est surjective, c'est un peu technique mais détaillé dans Carnet de Voyages en Algébrie et présent dans l'écrit de l'agreg 2015, je n'ai pas le temps d'aller plus loin interrompu par la fin de l'oral même si je savais conclure.)

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Jury particulièrement froid, visiblement terrassé par la chaleur et tirant la tronche systématiquement à chacune de mes réponses. Le contraste avec les jurys bienveillants que j'ai eu en analyse et modélisation est saisissant. Il y avait une femme qui n'a pas parlé ou presque, deux hommes dont un qui était très désagréable et complétement perdu, j'avais déjà vu un très bon candidat en tant qu'auditeur quelques jours avant qui partageait mon constat et était tout aussi déçu que moi en sortant.

    Le plus désagréable (et de loin) des membres de jury n'a fait que de me donner des questions qui n'avaient absolument rien à voir avec le titre de la leçon et n'était jamais convaincu par les réponses, même quand j'étais persuadé que ce que je répondais était juste. J'étais passé devant toute la classe sur cette leçon et sur ce même développement en faisant l'unanimité, j'étais donc très confiant sur les questions avant d'arriver devant le jury.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Absolument pas. J'ai été particulièrement choqué que aucun des trois membres du jury ne m'écoute pendant mon développement : deux d'entre eux semblaient lire mon plan ou écrire des choses, le 3ème s'est s'amusé à régler le ventilateur tout du long : je sais que nous étions en canicule mais de là à visser/redévisser 4 fois le ventilateur en 15 mins au lieu de regarder le tableau ce n'est ni sérieux, ni très respectueux...
    Cela c'est vite ressenti dans la questions où pendant plus de 15 minutes le jury à côté de la plaque m'a posé des questions sur des choses que j'avais déjà dites pendant le développement et qui étaient souvent déjà écrites au tableau...
    Je suis ressorti écœuré par l'épreuve.

  • Note obtenue :

    13.75

  • Leçon choisie :

    106 : Groupe linéaire d’un espace vectoriel de dimension finie E, sous-groupes de GL(E). Applications.

  • Autre leçon :

    150 : Polynômes d’endomorphisme en dimension finie. Réduction d’un endomorphisme en dimension finie. Applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Générateurs de O(E) et SO(E)

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Je me suis un peu fait coincée sur le lien entre Générateurs de O(E) et SO(E) et Pivot de Gauss que j'ai présenté dans le mauvais sens / mal en défense de plan et sur quoi je me suis pas vraiment rattrapée pendant les questions.

    Il y a eu la question de réduction des isométries sous la forme diagonale par bloc : (Bloc Id_r, Bloc -Id_s, Blocs de dimension 2 de rotation theta)
    Un rotation d'angle theta se construit comme produit de quelles 2 réflexions ?
    Question pour justifier une formule du plan, qui revenait à dénombrer les racines n ème de 1 dans le corps F_q. J'avais à peu près 90% de la réponse et au moment de conclure, pas moyen de mettre 1 et 1 ensemble pour faire 2 donc ils m'ont laissé galérer un moment puis m'ont fait changer de question.

    Souvent je trouvais que la question était peu claire, et quand un jury différent essayait de reformuler ou d'orienter ce n'était pas mieux. Je ne sais pas si c'est eux qui sont vraiment flous pour ne pas donner la réponse mais posent la question de manière trop peu claire, ou si avec le stress et la chaleur mon cerveau avait déjà pris des vacances...

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Je me souviens peu des questions en elle-même, mais j'ai trouvé que le niveau des questions était vraiment pertinent : des questions auxquelles j'ai pu répondre du tac au tac, des questions auxquelles j'ai pu réfléchir et répondre, des questions qui m'ont bloquée. Je me suis dit qu'ils avaient à la fois estimé mon niveau et mes limites.

    Un peu manque de recul et du stress qui peut faire faire des bêtises et je n'ai pas l'impression au vu des notes que ce soit trop rédhibitoire, ils doivent avoir l'habitude.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Les méta plans préparés en amont sont partis en fumée face à la réalité du jour J mais plutôt que de chercher à faire à la mémoire j'ai juste repris les bouquins que j'avais l'habitude d'utiliser et j'ai construit à partir de là.

  • Note obtenue :

    13.75

  • Leçon choisie :

    208 : Espaces vectoriels normés, applications linéaires continues. Exemples.

  • Autre leçon :

    224 : Exemples de développements asymptotiques de suites et de fonctions.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Equivalence des normes en dimension finie et théorème de Riesz

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Plan très bateau (plus que celui préparé en révision mais je ne m'en souvenais plus)
    I/ Espaces vectoriels normés (1. Normes 2. Compacité 3. Complétude)
    II/ Applications linéaires continues
    III/ Espaces de Hilbert
    IV/ Théorème de Baire

    Je ne me souviens plus des questions

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Je me souviens peu des questions en elle-même, mais j'ai trouvé que le niveau des questions était vraiment pertinent : des questions auxquelles j'ai pu répondre du tac au tac, des questions auxquelles j'ai pu réfléchir et répondre, des questions qui m'ont bloquée. Je me suis dit qu'ils avaient à la fois estimé mon niveau et mes limites.

    Un peu manque de recul et du stress qui peut faire faire des bêtises et je n'ai pas l'impression au vu des notes que ce soit trop rédhibitoire, ils doivent avoir l'habitude.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Les méta plans préparés en amont sont partis en fumée face à la réalité du jour J mais plutôt que de chercher à faire à la mémoire j'ai juste repris les bouquins que j'avais l'habitude d'utiliser et j'ai construit à partir de là. Je me suis aussi beaucoup appuyée sur les rapports du jury qui balisent bien les attendus et proposent des pistes différentes dans lesquelles on peut piocher selon nos préférences.

    Pour cette leçon je n'ai pas mis tous les livres dans ce retour par défaut de mémoire mais j'ai travaillé à partir de 10 bouquins différents c'était un enfer ...

  • Note obtenue :

    14.75

  • Sujet du texte choisi :

    Contexte : On veut poser des fibres optiques sous l’eau, avec peu de défauts pour éviter l’usure dans le temps.

    Mots-clef : TCL multidim, Intervalle de confiance, Processus de Poisson

  • Sujet de l'autre texte :

    Pas de réponse fournie.

  • Un petit résumé du texte :

    On considère une fibre optique qui contient n défauts (paramètre déterministe mais non connus).
    On a deux machines A et B qui détectent indépendamment les défauts. On note Xk = 1 si le kème
    défaut est détecté par la machine A, 0 sinon. C’est une loi de Bernoulli de paramètre p (paramètre
    non connu). De même pour Yk pour la machine B, de paramètre q (non connu).
    L’objectif est d’estimer p, q, n.

  • Qu'avez vous produit durant la préparation ? (plan, code, dessins, preuves, ...)

    Justification de la modélisation choisie par rapport au problème donné.

    Preuve du théorème 2 : p_n tend vers p presque-sûrement, idem pour q_n et N_n vers q et n (LFGN, attention à l'application)

    Illustration numérique : trajectoire de p_n, q_n et N_n qu'on vient bien tendre vers p, q, et N, ce qui illustre la convergence presque sûre

    Preuve de la proposition 3 : TCL multidimensionnel, Lemme de slutksy

    Le Thm 4 donnait deux convergence en loi, je fais la preuve uniquement pour l'un des deux. (TCL, slutsky encore)

    Simulation : on a convergence des trajectoires vers des valeurs qui dépendent de la trajectoire.
    Simulation : pour n assez grand, on approxime les estimateurs pour leur limite, on fait un histogramme sur un grand échantillon, et on trace par dessus la densité de la gaussienne pour observer la convergence en loi.

    Preuve de l'intervalle de confiance donné par le texte, et simulation qui propose un intervalle asymptotique

    J'ai ensuite complètement sauté toute une partie.

    Et enfin j'ai traité la dernière partie :
    Justification de la modélisation choisie par le texte
    En simulation : trajectoire d'un processus de poisson, quelques arguments théoriques et rappels de loi des v.a. mises en jeu
    Preuve que la dernière v.a. définie est une géométrique, sa loi, son espérance, et optimisation des coûts grâce à ça.
    Simulation numérique ratée donc illustrée à la craie : utilisation de python pour minimiser une fonction

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Pas de réponse fournie.

  • Suite à la présentation, qu'est ce qui vous semblait améliorable ? (plan, gestion du temps, choix des résultats présentés, ...)

    Pas de réponse fournie.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) durant les questions ?

    Pas de réponse fournie.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Pas de réponse fournie.

  • Note obtenue :

    14.50

  • Sujet du texte choisi :

    Thèmes : Groupes abéliens.

  • Sujet de l'autre texte :

    Thèmes : Arithmétique des entiers, Algèbre linéaire, Arithmétique des polynômes. Je ne sais pas trop de quoi ça parlait, de transmission sur un canal ou jsp quoi

  • Un petit résumé du texte :

    On s'intéresse à trois problèmes autour des GAF.
    1) comment compter le nombre de GAF d'ordre donné. On se ramène aux p-groupes avec un avatar du théorème de structure, puis on dénombre ceux-ci en constatant que la donnée d'un groupe abélien de cardinal $p^n$ c'est la donnée d'une partition de $n$. Alors on dénombre ça par deux techniques, une avec une formule de récurrence en dénombrant les partitions de $n$ en parts inférieures à $m$ (j'ai implémenté avec de la mémoïsation), l'autre en introduisant la suite des polynômes générateurs et en calculant dans des anneaux quotients d'anneaux de polynômes.
    2) on suppose qu'on a accès à un GAF par une boîte noire (on peut tirer au sort des éléments, tester des égalités, faire l'opération du groupe mais on a accès à aucune info globale) et on cherche à trouver la structure algébrique exacte. Le texte se propose un algorithme dans le cas des p-groupes, qui consiste à construire une famille de générateurs particuliers. On la construit par récurrence en utilisant de l'algèbre linéaire sur $\mathbb F_p$ notamment, je ne détaille pas parce que c'était assez technique.
    3) j'ai pas vraiment lu cette partie, c'était une histoire de calculs avec retenues. Genre comment compter dans $\mathbb Z/100\mathbb Z$ si on sait compter dans $\mathbb Z/10\mathbb Z$, et le texte formalise avec une construction proche d'un produit semi-direct dans l'idée (je crois).

  • Qu'avez vous produit durant la préparation ? (plan, code, dessins, preuves, ...)

    Je me suis intéressé aux deux premières parties. J'ai apporté toutes les preuves manquantes dans la partie 1 et implémenté le calcul, en donnant des exemples pour des valeurs données dans le texte. J'ai aussi prouvé un résultat asymptotique disant que le nombre de GAF d'ordre $p^m$ est plus grand que tout polynôme en $m$, je ne l'ai pas présenté mais j'ai dit que je l'avais fait et le jury n'a pas saisi cette perche :(

    Sur la deuxième partie, j'ai présenté l'algorithme proposé et tenté de l'implémenter mais j'ai échoué à aller jusqu'au bout parce que je n'avais jamais manipulé de groupes abéliens avec Sage. Je me suis dit à ce moment que choisir ce texte avait été une mauvaise idée mais il était bien trop tard pour changer... Mes problèmes étaient que je ne savais pas comment calculer le groupe engendré par une famille sur Sage, ni comment faire de l'algèbre linéaire avec des éléments d'ordre $p$ d'un groupe abélien (on en avait besoin de manière cruciale, notamment on devait tester la liberté d'une famille mais sans savoir leurs coordonnées dans une base, juste en pouvant tester les relations algébriques entre eux, donc je ne voyais pas du tout comment faire).

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Beaucoup de questions sur des sujets très variés, posées alternativement par tous les membres du jury.

    1) D'abord des questions sur mon code (la première partie). Le jury a voulu savoir exactement ce que j'implémentais. Puis on a parlé complexité, comme le texte en parlait j'avais les idées assez claires. On a notamment parlé de multiplications de polynômes, on multiplie par des polynômes creux donc j'avais affirmé, comme le texte, que ça revient à faire des additions. Mais le jury m'a testé sur les méthodes de multiplication de polynômes, complexité de la méthode naïve, est-ce que je connais autre chose etc. J'ai parlé de Karatsuba et de la FFT, le jury m'a dit qu'il ne voulait pas que je refasse un exposé sur la FFT et m'a même donné la complexité de la FFT (heureusement parce que j'avais un peu tout oublié). Le jury a dit qu'en fait Sage ne reconnaît probablement pas que le polynôme est creux donc fait sûrement de la FFT. On est revenus plus tard sur de la complexité, le jury a voulu savoir la complexité du calcul d'un inverse dans un anneau quotient de polynômes. Alors j'ai dit qu'on utilise Euclide étendu, puis "je pensais que Euclide étendu c'est en $O(n^3)$ mais le texte dit que l'algorithme est en $O(n^2)$ alors ça doit être $O(n^2)$". Ils ont dit qu'effectivement c'est quadratique et m'ont remercié pour mon honnêteté : si jamais ça vous arrive, je pense qu'il vaut mieux être honnête, quitte à se tromper, que bluffer.

    2) Une membre du jury est revenue sur une des pistes de réflexion données à la fin du texte : pour quels $n$ a-t-on un unique GAF d'ordre $n$ ? Je voulais en parler dans ma présentation mais j'ai oublié. Je réponds que c'est les entiers libres de carrés mais elle ne percute pas, je comprends qu'elle ne connaît pas le terme. Alors je dis squarefree, quadratfrei, toujours pas. Son collègue lui dit "sans facteur carré dans sa décomposition en facteurs premiers", j'avais la flemme de dire ça mais clairement j'aurais dû. Bref. Ensuite elle n'accepte pas la réponse, j'ai pas trop compris la suite de l'échange, elle me reposait la question comme si je ne l'avais pas comprise, puis je redonnais la réponse en argumentant plus, et ça recommençait, jusqu'à ce que je dise "théorème chinois". En fait j'utilisais jusque-là un lemme du texte qui utilise lui-même le théorème chinois (ce que j'avais dit dans ma présentation) donc j'avais pas pensé à le réinvoquer. Il faut pas oublier que le jury attend surtout des noms de théorèmes et qu'on montre qu'on sait quels résultats il y a derrière nos idées.

    3) Une autre membre est revenue sur quelque chose que j'avais dit pour justifier qu'on n'étudie que les p-groupes dans la deuxième partie, j'avais dit qu'on pouvait séparer un GAF en des p-groupes donc qu'on s'y ramenait. Elle a voulu savoir comment j'implémenterais ça. Je me rends compte qu'on ne va pas vraiment pouvoir parce que ça demanderait notamment de factoriser le cardinal du groupe. Puis question qui m'a un peu choqué : "comment on calcule le cardinal du groupe ?" En fait ça remettait en question ma modélisation du groupe mystère comme une liste à laquelle on a accès, puisque si c'était ça on aurait juste à trouver la longueur d'une liste. Donc je commence à me demander s'il y a d'autres façons de travailler avec un groupe qui ne demanderaient pas d'avoir la liste de ses éléments, je ne trouve pas. Alors elle me donne l'exemple du RSA : quand on travaille dans $(\mathbb Z/pq\mathbb Z)^\times$, est-ce qu'on a accès au cardinal de ce groupe ? En effet non, ça requerrait de connaître $p$ et $q$. Alors qu'on peut travailler dans le groupe à partir de $\mathbb Z/pq\mathbb Z$.

    4) On a aussi parlé d'aspects probabilistes, les algorithmes reposaient en grande partie sur le tirage aléatoire d'éléments dans le groupe. Alors un membre du jury m'a demandé de calculer les probabilités de trouver des éléments intéressants. Par exemple, si on veut distinguer les deux groupes d'ordre $p^2$. En supposant qu'on est dans $\mathbb Z/p^2\mathbb Z$, au bout de combien d'essais on peut espérer trouver un élément d'ordre $p^2$, ce qui permettrait d'être sûr qu'on est dans $\mathbb Z/p^2\mathbb Z$ et pas l'autre. Puis on a fait pareil avec $p^4$, et il a voulu que je donne une façon de distinguer les cinq groupes possibles avec cette méthode (qui était la méthode naïve du texte). C'est un peu laborieux mais ça se fait.

    5) Enfin on est revenus sur l'idée de l'algorithme du texte, notamment sur son intérêt réel par rapport à la méthode naïve, en terme de complexité. Le membre du jury dit carrément que ça ne lui semble pas clair que l'algorithme est vraiment plus efficace que la méthode naïve (qui serait énumérer tous les GAF possibles et tester des propriétés algébriques genre sur les ordres pour éliminer les possibilités une à une). Je dis que je n'avais pas du tout réfléchi à ça pendant la préparation, et que ça a l'air vraiment compliqué à calculer. Je ne sais plus pourquoi mais on s'attarde sur un endroit où il fallait tester la liberté d'une famille d'un $\mathbb F_p$-espace vectoriel. Question : comment on fait ? Je dis qu'ici je ne vois pas du tout parce qu'on a pas l'expression des vecteurs dans une base, ce sont des éléments abstraits d'un groupe. Donc je ne vois pas d'autre méthode que de tester toutes les liaisons possibles. Le jury a l'air d'accord, ou en tout cas ne me propose pas d'autre méthode. Il me demande comment on fait dans un contexte d'algèbre linéaire en général, et quelle est la complexité ? Réponse : pivot de gauss, $O(n^3)$.

  • Suite à la présentation, qu'est ce qui vous semblait améliorable ? (plan, gestion du temps, choix des résultats présentés, ...)

    J'ai franchement hésité à ne présenter que la première partie tellement la deuxième m'a semblé difficile à implémenter, mais ça me semblait très léger. Alors j'ai préféré présenter mes tentatives infructueuses en expliquant exactement ce qu'il me manquait pour implémenter et ce que j'avais essayé de faire. J'aurais peut-être dû skip la partie 2 et présenter les parties 1 et 3, de toute façon les trois parties n'avaient pas grand-chose à voir.

    Dans cette même idée, je n'ai pas osé dire le fond de ma pensée, à savoir que les trois parties n'ont rien à voir, et j'ai essayé de faire apparaître artificiellement un lien. Mais j'aurais dû être critique sur le texte puisque le jury lui-même l'a été, en plus dans le rapport de jury ils disent qu'ils apprécient un regard critique sur le texte.

    Et le plus important, j'aurais dû commencer par regarder les outils informatiques que manipulaient le texte, pour me rendre compte que je ne savais pas manipuler des GAF sur Sage. ça m'aurait sûrement conduit à prendre l'autre texte.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) durant les questions ?

    J'ai eu un bon feeling avec le jury, ils étaient bienveillants. Il y avait deux femmes et deux hommes. Un des hommes semblait être l'expert informatique et menait les discussions sur le code. L'autre est le seul qui s'est intéressé aux aspects probabilistes. Dans les deux femmes, l'une était très pointilleuses, c'est celle qui voulait que je dise "théorème chinois". Elle est aussi revenue sur un moment où j'avais dit que dans un groupe abélien, le produit de deux éléments d'ordre p est d'ordre p (il peut être d'ordre 1 aussi). L'autre femme a assez peu parlé relativement aux autres, mais tous ont posé des questions. Aussi, l'un des deux hommes a rappelé les modalités de l'épreuve au début, mais pour ça il s'était mis debout à côté de moi et il était super grand j'étais trop intimidé.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    On prépare avec les textes directement sur l'ordinateur pendant la première heure, et après seulement on a le droit aux textes papier, c'est un peu étonnant. À la fin de la préparation, on enregistre, on ferme la session et le jury nous connecte à la même session dans la salle de passage, c'est comme ça qu'on récupère notre travail. D'ailleurs à propos de la gestion du tableau : j'avais un tableau à battants, que je refermais pour montrer mes illustrations. Je n'ai pas eu à utiliser la fonction Écran noir d'agregOS, une membre du jury était chargée d'allumer et d'éteindre le vidéoprojecteur à ma demande (ils ont insisté que je pouvais le faire autant que je voulais et que je devais les laisser s'en occuper pour moi).

  • Note obtenue :

    16

  • Leçon choisie :

    158 : Endomorphismes remarquables d’un espace vectoriel euclidien (de dimension finie).

  • Autre leçon :

    142 : PGCD et PPCM, algorithmes de calcul. Applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Théorème du min-max de Courant-Fischer et continuité des valeurs propres dans le cas hermitien

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Jury : Dans votre développement, vous avez mentionné la continuité de l'application $ x\mapsto \langle Ax,x\rangle $, pouvez-vous la justifier ?
    J'ai écrit cette fonction comme une composition de fonctions continues (on me demande pourquoi le produit scalaire est continu, je réponds que c'est par Cauchy-Schwarz et cela leur convient)
    Jury : Ici on est dans le cadre matriciel, a-t-on une expression de cette fonction ?
    Je donne donc l'expression en fonction des coefficients de $A$ et de $x$.
    Jury : Peut-on conclure à la continuité ?
    Oui, c'est polynomial donc continu

    Jury: (toujours en lien avec le développement) Pouvez-vous définir le rayon spectral et expliquer pourquoi, pour une matrice symétrique, c'est égal à la norme 2 ?
    J'explique, en m'emmêlant un peu pour la norme 2 mais ça a l'air de les convaincre.
    J : Connaissez-vous d'autres propriétés/définitions du rayon spectral ?
    Je dis que c'est l'inf des normes subordonnées, puis que c'est la limite des $\|A^n\|^{\frac 1 n}$. Cela leur convient, ils ne me demandent pas de le démontrer (ouf).

    J : Est-ce que le développement marche si on se place sur $\mathbb C$, avec des matrices hermitiennes ?
    C'est fait dans le cadre réel et complexe dans le Ciarlet donc je suis sûr que oui. Je dis que rien ne change si on prend des matrices hermitiennes mais ils n'ont pas l'air très convaincus.
    J : Les valeurs propres des matrices hermitiennes peuvent encore être ordonnées ?
    Je dis que oui, elles sont réelles. Ils me demandent de le démontrer rapidement.

    On passe ensuite aux questions sur le plan.
    Jury : Qu'est-ce qu'une réflexion en dimension 2 ? Un produit de deux réflexions ?
    Je fais un dessin et dis qu'une réflexion est une symétrie axiale. Je dis ensuite que comme le déterminant d'un produit de 2 réflexions est 1, c'est une rotation.
    J : Si on prend deux réflexions (du plan) d'axes formant un angle $\theta$, quel est l'angle de la rotation obtenue ?
    Je fais un dessin comme ils me le suggèrent, le fixe un certain temps et dis que c'est $2\theta$. Ils semblent convaincus.

    J : Considérons une galaxie qui tourne sur elle-même (dans un plan) dans l'espace. Quels sont les espaces stables pour la transformation associée ?
    Je mets un peu de temps à comprendre la situation, puis j'écris la matrice de la transformation (par blocs, avec un 1 et un bloc de rotation). Je dis qu'il n'y a que l'axe de rotation qui est stable, ils me disent de corriger et je dis qu'il y a aussi le plan de la rotation. Je n'arrive cependant pas à montrer que ce sont les seuls et on passe à autre chose.

    On discute ensuite un certain temps de la réduction des normaux (cas réel). Ils me demandent ce qu'il se passe dans le cas des isométries (je n'avais écris que le cas général et celui des endomorphismes symétriques), puis demandent quelles isométries sont diagonalisables.
    J'oublie de préciser les angles des rotations qui apparaissent et m'en rends compte lorsqu'ils me demandent d'expliquer pourquoi les blocs de rotation ne sont pas diagonalisables. Après quelques échanges, on conclue que les isométries diagonalisables sont les symétries (orthogonales).

    J : Voici l'inégalité d'Hadamard. Pouvez-vous la démontrer ?
    Elle n'est pas dans mon plan mais je l'avais travaillée quelques semaines avant. Je dis que je peux utiliser les déterminants de Gram mais j'ai un gros trou. On parle alors de l'interprétation géométrique en dimension 2.
    Ils me disent qu'on peut utiliser cette interprétation géométrique en dimension supérieure puis l'oral se termine.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Très gentil, souriant, quand je ne trouvais pas il donnait une autre question pour m'aiguiller ou passait à autre chose.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Pas de surprise

  • Note obtenue :

    17

  • Leçon choisie :

    250 : Transformation de Fourier. Applications.

  • Autre leçon :

    215 : Applications différentiables définies sur un ouvert de Rn. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Formule d'inversion de Fourier dans S(Rd) ou L(Rd)

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Questions sur le développement :
    - J'ai utilisé le théorème de convergence dominée à la fin, sans justifier (pas le temps) donc ils me demandent de le justifier.
    - J'ai utilisé le fait que l'intégrale d'une fonction holomorphe sur un contour fermé est nulle, mais sous la forme "l'intégrale d'une fonction holomorphe d'un point A à un point B ne dépend pas du chemin choisi", ils me demandent donc d'expliquer pourquoi c'est bien la même chose.
    - A-t-on une formule d'inversion pour les/des fonctions $L^1$ ? Je réponds que la formule d'inversion reste valable pour des fonctions $L^1$ dont la TF est aussi $L^1$.
    - Comment montre-t-on l'injectivité de la TF sur $L^1$ ? Je dis que c'est un peu comme la formule d'inversion, on rajoute un noyau gaussien quelque part et on fait tendre le paramètre vers 0. Ils me répondent qu'on peut faire plus simple avec ce qu'on vient de voir. J'explique donc comment faire à partir de la formule d'inversion (version $L^1$).

    Questions sur le plan :
    - Preuve de la formule d'échange (dans le cadre $L^1$). Quelle interprétation peut-on en donner ?
    Je dis que ça montre que la TF est auto-adjointe. Le membre du jury acquiesce, je dis que ce n'est pas exactement ça car ici on est dans $L^1$, il me dit qu'il y a aussi le problème de la conjugaison. Je réponds un truc faux (en gros "la conjugaison ne pose pas de problème ici") mais il ne relève pas et on passe à autre chose.

    - On a l'injectivité de la TF $L^1\to \mathcal C_0^0$ et sa continuité, montrez la continuité. Quelle est la question naturelle ensuite ?
    Je montre rapidement la continuité et dis que la question naturelle ensuite est la surjectivité (je suis content car je l'avais un peu regardée pendant la préparation même si ce n'est pas dans mon plan). Je dis qu'il faut procéder par l'absurde, utiliser le théorème d'isomorphisme de Banach et appliquer la continuité de l'inverse à la bonne suite de fonctions. J'avais écrit la suite de fonctions sur mon brouillon mais ils m'ont dit de ne pas regarder. J'ai essayé de mémoire mais j'ai pris la mauvaise suite, et ensuite on a passé un certain temps là-dessus car ils voulaient me faire faire les calculs pour que je voie que ça ne marchait pas.

    Exercice : Calculez $\int_{-\infty}^{+\infty} \left( \frac{\sin t}{t} \right)^2 \text{d}t$.
    Je dis qu'on peut utiliser la formule de Plancherel (car $\sinc$ est la TF d'une indicatrice) et commence à faire les calculs. Ils me demandent pourquoi ces calculs sont bien légitimes. Je réponds que pour le voir il vaut mieux partir de l'indicatrice et "remonter" les calculs, ce qui a l'air de les satisfaire.
    On repart sur une parenthèse théorique :

    - Pourquoi pouvez-vous écrire la formule de la TF avec une intégrale (définition $L^1$) alors qu'on est dans le cadre $L^2$ ?
    Je réponds que les deux coïncident sur $L^1\cap L^2$, et avant de le démontrer ils me demandent de préciser mon point de vue, mes notations sur la transformation de Fourier vue sur les différents espaces ($L^1$, Schwartz, $L^2$).
    Ensuite, je tente de démontrer le fait que les deux définitions coïncident mais c'est assez confus. On me demande si on a vraiment besoin de la densité de Schwartz dans $L^1\cap L^2$ pour le montrer. Je réponds que oui mais ils n'ont vraiment pas l'air convaincus. On retourne au calcul d'intégrale.

    Je galère sur les constantes, au bout d'un certain temps ils me donnent le résultat.
    Ils me demandent alors ce que vaut l'intégrale de 0 à $+\infty$ (la moitié, vu que l'intégrande est paire), puis ce que vaut $\int_0^{+\infty} \frac {\sin t}{t} \text{d}t$.
    Je n'ai pas vraiment d'idée, je parle de coordonnées polaires. Ils me disent de justifier que l'intégrale est bien définie.
    Je parle alors d'IPP et ils me disent d'en faire une (en dérivant $1/t$ on va avoir du $1/t^2$). Je fais les calculs mais dis qu'en primitivant $\sin$ en $\cos$ j'obtiens un facteur divergeant. Ils me demandent comment y remédier mais j'ai oublié l'astuce (prendre $\cos - 1$). Fin de l'oral.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Plutôt sympathique

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    J'ai été un peu surpris qu'on ne me laisse pas regarder mes brouillons

  • Note obtenue :

    17

  • Résumé du dossier fourni

    Mon dossier suivait le plan suivant :
    I. Introduction (qques lignes pour expliquer ce qu'est ce document et le plan suivi)
    II. Présentation de mon parcours (une demi-page)
    III. Apports de l’expérience de recherche pour l’enseignement (une page où je développe d'un point de vue général pourquoi la recherche est un plus pour enseigner. J'insiste sur 3 points spécifiques : Communication orale et pédagogie, Démarche de recherche et lien avec le réel.
    IV. Résumé (très vulgarisée) de mes travaux de recherche (6 pages)
    V. Détails d'activité niveau Lycée - Licence qui sont au préalable introduite dans de petits blocs résumés en partie IV. (3.5 pages pour 4 activités)
    VI. Rapide conclusion (une demi-page)

    Mes conseils sont les suivant :
    -Aller au plus simple tout en introduisant proprement toutes les grandeurs mathématiques que vous introduisez. Il vaut mieux que ce soit trop simplifié que pas assez. Faire passer les idées générales sans aller trop dans les détails.
    -Détaillez vos activités (jusqu'à décrire votre séance, mettre les questions que vous donneriez etc...)
    -Prévoyez des figures tout du long qui vous suffisent pour faire votre présentation le jour J, ça n'a pas beaucoup d'intérêt de projeter du texte. Pour ma part j'avais prévu des figures animées comme mentionné dans le rapport du jury mais celles-ci n'ont pas fonctionné le jour J.

  • Échange avec le jury

    **Question :**
    Vous partez avec votre classe à la mer ou à la montagne. Proposez une activité pédagogique s'inspirant de votre environnement. L'activité proposée sera pour un niveau lycée, L1 ou L2, au choix du candidat. Le choix fait devra être explicité.

    **Présentation du dossier :**
    J'ai pris environ 23 minutes, tout s'est bien passé.

    **Activité :**
    J'ai pris le reste du temps pour finir tout pile à 30 minutes. J'ai proposé une activité sur les polynômes interpolateurs de Lagrange pour un niveau L1, car c'est déjà ce que j'avais fait à l'oral blanc et c'était plus simple que d'en réinventer une nouvelle.
    L'idée est d'essayer d'approcher la courbe de relief que l'on observe depuis le gîte où l'on loge. Lors d'une randonnée, on passe par certains points de ce relief, donc on connaît les coordonnées de quelques points (en particulier leur altitude).
    J'ai proposé une activité en plusieurs temps (dans le cadre du chapitre sur les polynômes en L1) :
    * D'abord, on modélise le problème.
    * Ensuite, on cherche des idées de stratégie.
    * Puis, on introduit la notion de polynômes et on laisse les élèves chercher un peu. On les guide ensuite en leur faisant exprimer les (L_i), puis le polynôme recherché comme combinaison des (L_i).
    * On met ensuite en œuvre la solution (avec Python si possible, ou au moins une démonstration par l'enseignant, car il n'est pas certain que les élèves disposent de Python en classe montagne).
    * Enfin, on critique la solution : erreur d'interpolation, propriétés du polynôme, autres approches possibles (polynômes trigonométriques, ajout de bruit aux données, etc.).

    **Questions :**
    Il y a d'abord eu une bonne partie de questions sur mon dossier, notamment sur les activités, avec beaucoup de demandes du type : « Expliquez comment vous mettez cela en œuvre devant les élèves. »
    À un moment, ils m'ont demandé de développer un point théorique que je n'avais pas détaillé. Heureusement, je maîtrisais bien le sujet (la thèse est encore fraîche !).
    Ensuite, les questions ont porté sur l'activité elle-même (parfois en alternance avec des questions sur le dossier).
    Par exemple :
    * On m'a demandé si je connaissais le nom du phénomène qui peut apparaître aux bords lors de l'interpolation (Runge, merci l'oral blanc !).
    * On m'a demandé si j'avais d'autres idées d'activités.
    * Ils ont insisté sur le mot « chemin » en montagne. J'ai parlé d'optimisation et de points cols, puis du théorème de Rolle. Je pense que c'était cette dernière réponse qu'ils attendaient.
    Ensuite, on est passé à des questions sans rapport avec le dossier :
    * **Q.** Dans un lycée, le proviseur affirme qu'en moyenne chaque classe contient moins de 30 élèves. Les parents d'élèves affirment qu'en moyenne chaque élève a plus de 30 camarades. Est-ce contradictoire ?
    * **R.** J'étais content, car j'avais déjà vu cette question dans un retour d'agrégation de mathématiques (merci à la personne qui l'avait partagé !). La réponse est non. Par exemple, avec deux classes, l'une de 58 élèves et l'autre d'un seul élève.
    * **Q.** Dans le même genre, le ministère de l'Agriculture affirme que le salaire moyen des agriculteurs a augmenté. Les syndicats affirment, eux, que chaque agriculteur a un salaire qui a baissé. Est-ce contradictoire ?
    * **R.** J'ai trouvé la question un peu piégeuse. Si le nombre d'agriculteurs reste constant, c'est contradictoire. En revanche, il faut envisager qu'un certain nombre d'agriculteurs (ou une part importante) aient cessé leur activité, ce qui peut faire augmenter la moyenne malgré une baisse individuelle.
    * **Q.** Connaissez-vous une formule donnant l'aire d'un polygone dont les sommets sont sur un quadrillage régulier de ℝ² ?
    * **R.** Je n'ai pas vraiment réussi à répondre, car il restait très peu de temps. Il s'agissait du théorème de Pick.

    **Attitude du jury :**
    Pendant la présentation, deux membres étaient très attentifs (je pense que ce sont ceux qui avaient lu mon rapport au préalable), tandis que deux autres semblaient un peu s'endormir. La chaleur n'aidait sans doute pas.
    En revanche, pendant les questions, les quatre étaient pleinement investis et très sympathiques, sans jamais être cassants. Je pense avoir montré que leurs questions m'intéressaient réellement, ce qui les a peut-être motivés à poursuivre l'échange.
    En tout cas, j'en ressors plutôt content : j'ai passé un bon moment. On verra la note !

    **Informations sur la préparation :**
    Rien de particulier. On a bien accès à nos livres si besoin, mais on en utilise finalement très peu (je n'avais pris qu'un livre de L1).
    Il y a aussi quelques moments de battement qui font du bien. J'ai discuté avec mes répartiteurs, on s'est raconté nos vies, et cela m'a bien détendu.

  • Note obtenue

    19.75

  • Leçon choisie :

    157 : Matrices symétriques réelles, matrices hermitiennes.

  • Autre leçon :

    102 : Groupe des nombres complexes de module 1. Racines de l’unité. Applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    L'exponentielle induit un homéomorphisme entre Sn(R) et Sn(R)++

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Plan :
    I Matrices réelles symétriques, matrices hermitiennes
    1 Définitions
    2 Lien avec les endomorphismes auto-adjoints
    3 Lien avec les formes quadratiques et hermitiennes
    II Réduction
    1 Théorème de réduction de Gauss (DEV1 : Lemme de Morse)
    2 Théorème spectral (DEV2 : exp est un homéo)

    J’ai structuré ma défense en disant qu’il y avait deux points de vue pour les matrices symétriques (ou hermitiennes) : l’un comme matrice d’endomorphismes auto-adjoints dans un espace euclidien (ou hermitien) dans une BON, et l’autre comme matrice d’une forme quadratique (ou hermitienne) dans une base quelconque. Ces deux points de vue nous donne chacun un théorème de réduction différent sur les matrices, et j’illustre chacun d’entre eux par un développement.

    Déroulement du développement : J’ai suivi le Isenmann-Pécatte (pour les notations), et je n’ai pas démontré le fait que la norme triple 2 d’une matrice symétrique réelle était égal à son rayon spectral (c’était dans mon plan, et j’ai écrit l’énoncé complet pendant le développement). 2min avant la fin, un membre du jury me dit qu’il me reste 2min. J’ai fini avec 15 secondes d’avance.

    Questions : Le jury a alterné questions sur le développement, sur le plan, et autres questions tout au long de l’oral. Ils intervenaient chacun leur tour. Il y a eu plusieurs moments de blanc où j’avais l’impression qu’ils ne savaient pas trop quoi me poser comme question.
    Sur le développement :
    Q1) Pourquoi exp(PAP^{-1}) = P exp(A) P^{-1}?
    R1 : On utilise la formule qui définit l'exponentielle et on utilise la continuité (car linéarité) de la multiplication matricielle.
    Q2) Vous utilisez un polynôme interpolateur de Lagrange. Pouvez-vous en donner une expression et donner une condition pour qu’ils soient bien définis ?
    R2 : Il faut savoir que pendant le développement, j’avais bien écrit qu’on utilisait l’injectivité de l’exponentielle réelle pour pouvoir bien définir le polynôme interpolateur de Lagrange qu’on utilise, en disant à l’oral qu’ainsi on n’assignait pas des images différentes à un même antécédent.
    Pour répondre à la question, je dis que si x_1, ..., x_n, y_1, ..., y_n sont réels, on cherche L tel que L(x_i)=y_i. Je donne l’expression de L comme somme de produits, en expliquant bien pourquoi les polynômes élémentaires valent 1 en x_i et 0 sur les autres, et je dis qu’on voit qu’il faut que les x_i soient 2 à 2 distincts.
    Q2.5) Que se passe-t-il donc dans votre développement ?
    R2.5 : Je redonne l’explication : il n’y a pas de problème car si e^{lambda_i} = e^{mu_j}, alors lambda_i=mu_j donc on n’assigne pas des images différentes à L (qui doit vérifier L(e^{lambda_i}) = lambda_i et L(e^{mu_i}) = mu_i) .
    Q2.75) Si K est le corps à deux éléments et que je prends x_1, ..., x_5, peut-on avoir un polynôme interpolateur ?
    R2.75 : non car ils ne peuvent alors pas être 2 à 2 distincts.
    Q3) En général, si f : X -> Y est une application bijective continue entre espaces topologiques, est-elle un homéomorphisme ?
    R3 : Non. Je cherche un contre-exemple. Je dis x3 sur R, puis je me reprends tout de suite en disant que la réciproque sera continue, mais on aura un problème de dérivabilité en 0 (a posteriori on ne peut pas trouver de contre-exemple dans R par théorème de bijection continue). Je cherche un peu.
    Je dis si on prend une fonction de R dans R2 (immédiatement le jury dit oui), je fais le dessin d’une boucle et cela leur suffisait.
    Q3.5) Que doit vérifier un homéomorphisme en terme d’ouverts ?
    R3.5 : f^{-1}(O) est ouvert (c’est la continuité) et f(O) est ouvert. Là le membre du jury a commencé à me parler de boules - je n’ai pas trop compris ce qu’il voulait dire - j’ai dit que les boules engendraient les ouverts et il avait l’air content.
    Q4) Avez-vous des applications de l’exponentielle matricielle ?
    R4 : Systèmes différentiels linéaires ! Les solutions s’expriment avec l’exponentielle.
    Q5) Pourquoi l’inverse matriciel est continu ? (J’ai oublié la formulation exacte mais ils voulaient une réponse courte.)
    R5 : D’après la formule de la comatrice, elle a une expression polynômiale.
    Q6) Vous dites que l’exponentielle matricielle est continue car la série est normalement convergente. Pouvez-vous préciser/expliquer ?
    R6 : On pose f_k : M -> (M^k)/k!, qui est continue. On se place sur une boule fermée de M_n(R), de sorte que f_k y soit bornée. La série des normes infinies converge, en prenant une norme d’algèbre (pourquoi il faut une norme d’algèbre ? pour avoir ∥M^k∥ <= ∥M∥^k), donc CVN donc CVU donc l’exponentielle est continue.

    Sur le plan : Q7) Avez-vous une application de la signature d’une forme quadratique ? Je ne savais pas trop. Le membre du jury me dit : cela permet de classifier les quadriques. Faites-le.
    R7 : Je transpire à grosses gouttes. On le fait en dimension 3. Pour la signature (3,0), j’écrisx^2+y^2+z^2 = 0. Il me dit immédiatement "pardon c’est x^2+y^2+z^2 = C, voire C = 1, j’aurais du préciser". En effet a posteriori c’était pas très malin de ma part... On cherche donc x2 + y2 + z2 = 1. Je dis que ce sera des surfaces, j’essaie de faire un dessin en regardant la trace dans un plan z constant. C’est un cercle. Je dessine un paraboloïde. Il me demande si l’ensemble est compact. Ah oui il sera fermé borné, en fait ce sera une sphère. Puis pour la signature (2,1), c’est bien un paraboloïde. Pour la signature (1,2), je dis que ce sera peut-être un dessin similaire car on change les rôles de x, y, z, il me dit de le faire quand même. Puis il me dit rapidement que ce sera les formes des centrales nucléaires.
    Q7.5) Avez-vous une interprétation géométrique de la signature (j’avais mis dans le plan que la signature était entièrement déterminée par la forme quadratique) ? Par exemple en terme de dimension de certains sev.
    R7.5 : Oui r est la dimension maximale d’un sev sur lequel q est définie positive.
    Q8) J’avais mis trois items à la suite dans le plan : d’abord un lemme qui dit que si une forme quadratique q restreinte à F sev était définie, alors E est la somme directe de F et l'orthogonal de F. Puis le critère de Sylvester : M symétrique réelle est définie positive ssi ses mineurs principaux sont de déterminant > 0. Enfin en corollaire le fait que S_n^{++}(R) était ouvert dans S_n(R) (cf Gourdon pour les preuves). Une membre du jury me demande de prouver le corollaire à partir du critère de Sylvester.
    R8 : Grâce au critère de Sylvester, on écrit S_n^{++}(R) comme intersection finie d’ouverts de S_n(R), car le déterminant (et la restriction à un mineur) est continu.
    Q9) J’avais mis un lemme juste avant le théorème spectral, qui dit que si F est stable par u autoadjoint, alors l'orthogonal de F est stable aussi. La même examinatrice me demande quel est le lien entre ce lemme et le théorème spectral.
    R9 : Le lemme permet de prouver le théorème spectral. On trouve d’abord un premier vecteur propre à u, puis on regarde l’hyperplan orthogonal de u. Il est stable par u, et l’induit est toujours auto-adjoint : on conclut par récurrence.

    Autres questions : Q10) Est-ce que exp(AB) = exp(BA) ? Et si on regarde la trace ?
    R10 : Non. Déjà rien n’assure que AB = BA. Pour la trace, je commence à écrire des calculs, puis je me rends compte que c’est plutôt le déterminant qui est conservé (on a det(exp(M)) = e^Tr(M)). Le jury me dit "oui c’est toujours compliqué ce genre de chose". Je réponds que si A et B commutent, on a exp(A + B) = exp(A) exp(B).
    Q11) Comment calculeriez-vous l’exponentielle d’une matrice quelconque ?
    R11 : On pourrait calculer la somme tronquée pour avoir une approximation (je me croyais encore en option B ou quoi ?) En général on va chercher à réduire la matrice et utiliser Q1, par exemple si M est dz, il suffit de calculer une matrice de passage pour avoir très simplement exp(M).
    Q11.5) Si M a une décomposition de Dunford par exemple ?
    R11.5 : Si M = D + N avec D dz et N nilpo qui commutent, alors exp(M) = exp(D) exp(N) (car elles commutent !). exp(D) c’est facile grâce à Q11, et exp(N) c’est une somme finie qui s’arrête à l’indice de nilpotence de N .
    Q12) Faites l’algorithme de Gauss sur q(x,y,z) = xz+yz.
    R12 : Je dis qu’on va chercher à écrire q sous forme de carrés de formes linéaires indépendantes. Je galère un peu. J’écris l’identité XY = [(X+Y)^2 - (X-Y)^2]/4. Si on l’applique directement c’est pas super car après on va avoir 4 formes linéaires, donc pas possibles qu’elles soient indépendantes.
    L’examinatrice me dit d’essayer d’écrire q différemment. Ah oui q(x,y,z) = (x+y)z donc c’est bon.
    Q12.5) Quelle est la signature ? Est-elle positive/négative, définie ?
    R12.5 : C’est (1,1). Aucun des 4, je décris les signatures dans chaque cas.
    Q13) Vous avez pris deux points de vue pour les matrices symétriques : l’un via les endomorphismes autoadjoints, et l’autre via les formes quadratiques. Peut-on passer de l’un à l’autre sans passer par les matrices symétriques ?
    R13 : Si u autoadjoint, alors q(x) = est une forme quadratique. Si q est une forme quadratique,... je m’embrouille un peu en essayant de retrouver une identité de polarisation (sans succès malheureusement). L’examinatrice me dit qu’on aimerait quelque chose de canonique (car si on passe par les matrices, il faut fixer une base à un moment). Je me reprends, soit q quadratique sur E un R-ev sans structure euclidienne. On rajoute le produit scalaire φ(x, y) (forme polaire de q). Il faut donc que q soit définie positive pour que ce soit bien un produit scalaire (je crois que c’est ce qu’elle attendait, elle a dit oui quand j’ai donné la condition définie positive). L’endomorphisme autoadjoint associé est l’identité j’ai l’impression.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Très très aimables. Ils ont rappelé les modalités de l'épreuve. En particulier, on a le droit au plan pendant toute l'épreuve (même pendant le développement) et au brouillon uniquement pendant la défense.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Oui

  • Note obtenue :

    18.75

  • Leçon choisie :

    250 : Transformation de Fourier. Applications.

  • Autre leçon :

    264 : Variables aléatoires discrètes. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Principe d'incertitude suédois

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Plan :
    I Transformation de Fourier
    1 Dans L1
    2 Dans S
    3 Dans L2
    II Applications
    1 Equations différentielles (DEV : Schrödinger)
    2 Principes d’incertitude (DEV : suédois)
    3 Fonctions caractéristiques

    Défense : analogie (discret/continu) avec les séries de Fourier, introduites historiquement par Fourier pour résoudre la chaleur (il aurait pu faire en sorte qu’il fasse moins chaud pendant les oraux).
    L1 = cadre naturel, mais pas de stabilité.
    F échange régularité et décroissance donc S = stable + formule d’inversion, mais trop petit.
    L2 = prolongement depuis L1 inter L2 pour la définition, pas de formule intégrale, mais beaucoup de symétrie par le prolongement depuis S ("isométrie"). "Il vous reste 15sec" lorsque c’était le cas (il me restait une phrase à dire).

    Déroulement du développement : 1) Réduction au cas λ(A) < 1 : je suis allé un peu vite sur cette partie
    2) On montre que ppt ξ dans R, $\hat{f}(\xi+k) \ne 0$ pour un nombre fini de k dans Z. J’ai utilisé le théorème de convergence monotone. J’ai dit que par une inégalité de type Markov, $\phi \in L^1(0,1) \implies |\phi|<+\infty$ p.p. dans $[0,1]$.
    3) Formule sommatoire de Poisson. J’ai dit à l’oral que les ensembles étaient σ-finis pour pouvoir appliquer un théorème de Fubini.
    4) Conclusion, j’ai affirmé que la mesure des zéros d’un polynôme trigonométrique non nul était nulle.
    Le jury m’a dit "il vous reste 1min" lorsque c’était le cas. J’ai fini à 15min15 environ.

    Questions sur le dév : Q1) Précisez la notation $L^1_1$
    R1 : fonctions intégrables sur [0,1] et 1-périodiques.
    Q2) Expliquez l’argument "inégalité de Markov".
    R2 : On écrit $\{\phi=+\infty\}$ comme intersection des $\{\phi>n\}$ puis la continuité décroissante de la mesure pour conclure. J'ai bien précisé qu'on était sur un ensemble de mesure finie pour pouvoir appliquer la continuité décroissante.
    Q3) Réexpliquez la fin de votre développement (j’étais allé un peu vite, notamment je n’avais pas écrit ce que voulait dire Z(P) (les zéros de P sur [0, 1]), je ne l’avais dit qu’à l’oral).
    Q4) Où utilisez-vous que $\xi_0\in E$ ?
    R4 : Pour dire que P est bien un polynôme trigonométrique (nombre fini de coefficients non nuls).
    Q5) Vous utilisez le TCM dans la 2e partie. C’était pour faire varier les plaisirs ?
    R5 : On aurait pu aussi utiliser un théorème de Fubini, mais ici comme le TCM fonctionne et qu’il est plus "simple" (car demande moins d’outils pour sa preuve), j’ai plutôt utilisé le TCM. Il a pas trop aimé cette réponse je crois, mais on est passé à autre chose.

    Questions sur le plan : Q6) Comment montrer le lemme de Riemann-Lebesgue ?
    R6 : on utilise la densité de $C^1_c$ dans L1. C’est facile pour celles-ci car on peut juste faire une IPP.
    Q6.5) C’est facile comme résultat, la densité de $C^1_c$?
    R6.5 : Non. On commence par montrer la densité de $C^0_c$ , ça vient de la théorie de la mesure de Lebesgue. Puis on convole par une approximation de l’unité régulière, on aurait même pu prendre $C^{\infty}$ pour avoir la densité de $C^{\infty}_c$.
    Q6.75) Connaissez-vous une autre façon de montrer le lemme de Riemann-Lebesgue ? C’est pas grave si vous ne savez pas.
    R6.75 : J’ai répondu que je ne savais pas. Mais en effet je suis à peu près sûr qu’on peut utiliser la continuité (uniforme ?) des translations dans L1 (ou Lp), qui n’utilise que la densité de $C^0_c$ (à vérifier...)
    Q7) Pourquoi la transformée de Fourier de l'indicatrice de [a,b] n'est pas L1 ? (J’avais mis dans le plan que c’était égal au sinus cardinal (un peu
    modifié) et que ce n’était pas dans L1.) Vous pouvez supposer a=-1 et b=1 pour simplifier les calculs.
    R7 : (Cela revient à montrer que l’intégrale de Dirichlet n’est pas absolument convergente.) On utilise la périodicité du sinus et on se ramène à la divergence de la série harmonique.
    Q7.5) Pourquoi l’intégrale de 0 à A a un sens ?
    R7.5 : la fonction est continue donc localement intégrable, elle admet bien une limite en 0 (c’est 1).
    Q7.75) Y a-t-il une façon simple de calculer la transformée de Fourier du sinus cardinal ?
    R7.75 : Je dis qu’on a pas accès à la formule d’inversion L1. Je pense que c’est ce qu’ils attendaient.
    Q8) Que pensez-vous de $\int_0^{+\infty} \sin(x)/x dx$ ? (la même qu'avant sans les valeurs absolues)
    R8 : Je réponds que c’est l’intégrale de Dirichlet et qu’elle vaut π/2.
    Q8.5) Comment la calculer facilement avec ce qu’il y a dans votre plan ?
    R8.5 : Là je bloque. J’avais mis dans mon plan en corollaire de la formule de Fourier-Plancherel la valeur de $\int_0^{+\infty} \sin^2(x)/x^2 dx$. Je l’indique et je dis peut-être comme on sait que F transforme produit en produit de convolution on peut essayer quelque chose. Il me dit ça va être compliqué, servez-vous de cet exemple de façon élémentaire. Je dis peut-être avec une IPP, il est d’accord.

    Q9) (Plutôt un exo) Vous indiquez dans votre plan que la transformée de Fourier sur L1 dans $C_0$ est injective. Est-elle surjective ?
    R9 : Je réponds immédiatement que non, et que je sais qu’on peut le prouver avec le théorème d’isomorphisme de Banach. "En effet on peut le faire comme ça, faites-le." Heureusement j’avais regardé vite fait le Li pendant la préparation. Déjà par théorème d’iso de Banach, comme L1 et C0 sont bien de Banach, si F était surjective, alors ce serait un iso. Il faut trouver une suite qui va contredire ceci, je me souvenais de laquelle poser. J'ai quand même pas mal galéré après et je n'ai pas eu le temps de finir l'exo.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Deux membres étaient très sympas mais ne sont intervenus que 2 fois chacun. Le dernier a été assez déstabilisant. Il était pointilleux sur des détails qui m'avaient l'air pas très importants (exemple j'avais écrit $\int_0^1 \phi$ et il voulait que j'écrive $\int_0^1 \phi(x)dx$), et a insisté tout au long de l'oral sur leur importance...

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Pas de réponse fournie.

  • Note obtenue :

    17

  • Leçon choisie :

    148 : Dimension d’un espace vectoriel (on se limitera au cas de la dimension finie). Rang. Exemples et applications.

  • Autre leçon :

    171 : Formes quadratiques réelles. Coniques. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Réduction des endomorphismes nilpotents (par dualité)

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Plan :
    I/Théorie de la dimension
    1) Familles libres, génératrices et bases
    2) Notion de dimension
    3) Cas de la dimension finie
    II/ Théorie du rang
    1) Rang d'une famille de vecteurs
    2) Rang d'un endomorphisme
    III/ Applications
    1) Dualité
    2) Formes quadratiques

    Défense du plan :
    J'ai eu du mal à motiver la leçon... J'ai dit que la notion de dimension finie nous permettait de montrer des égalités ensemblistes, faire des récurrences etc... Une fois la notion de dimension bien introduite, on peut parler de rang...

    Déroulement du développement :
    J'ai bug au bout d'un moment donc j'ai commencé à dire "je vais passer à la suite et j'y reviendrais si j'ai le temps", mais finalement je me suis forcée à trouver mon erreur et j'ai réussi à finir dans les temps.

    Résumé de l'échange avec le jury :
    Questions sur le développement : \\
    1) Pourquoi $dim(E) = dim(H)+dim(H^\perp)$? \\
    2) Démontrer l'existence d'une base antéduale à partir d'une base de $E^*$. \\
    3) Vous appliquez l'hypothèse de récurrence sur une matrice de taille plus petite que $n$. Que pouvez-vous dire des blocs obtenus par récurrence? (réponse : ils forment une suite décroissante) \\
    4) Savez-vous à quoi correspond la nombre de blocs dans la réduction? \\
    5) Comment est-ce que vous vous ramenez au cas général de Jordan? \\
    Autres questions :
    6) Dans votre plan, vous mettez que deux matrices semblables ont même rang. Connaissez-vous une autre relation qui préserve le rang ? \\
    7) Donnez deux normes qui ne sont pas équivalentes en dimension infinie. \\
    8) Dans votre leçon vous vous placez sur $\mathbb{R}$ ou $\mathbb{C}$, pourquoi ? \\
    9) On va considérer le corps $\mathbb{F}_p$, et $K'$ un corps fini de caractéristique $p$, que peut-on dire de $K'$? (réponse attendue : c'est un corps de cardinal $p^d$ pour un certain $d$, et il fallait le montrer...). \\
    10) Soient $A,B \in M_n(\mathbb{R})$ telles que $rg(A)=rg(B)=1$ et $tr(A)=tr(B)$, montrer que $A$ et $B$ sont semblables.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Un membre du jury (un homme) a été complètement détestable avec moi. Il me répondait que ce que je disais était évident ou même en il rigolait à mes réponses, et ce dès la première question. J'ai donc été énormément déstabilisée et je n'arrivais plus rien à faire. Il se permettait même de couper les autres membres du jury quand ils me posaient des questions. Je pense que ce genre de situation aux oraux de l'agreg est très peu fréquent. En revanche, si ça vous arrive le jour J j'espère que vous arriverez à faire face, mais surtout je vous assure que ça ne dit rien sur votre note!! J'en avais marre que l'on me dise ça, surtout que très très vite je ne répondais même plus aux questions tellement j'étais mal donc c'était pour moi impossible d'avoir une note même correcte, et pourtant j'ai eu 10,75 donc c'est ok. Je pense que les deux autres membres du jury (deux femmes) ont du le modérer lors du debrief.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Pas de réponse fournie.

  • Note obtenue :

    10.75

  • Leçon choisie :

    208 : Espaces vectoriels normés, applications linéaires continues. Exemples.

  • Autre leçon :

    245 : Fonctions holomorphes et méromorphes sur un ouvert de C. Exemples et applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Espace de Bergman du disque unité

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Plan :
    I/ Espaces vectoriels normés
    1) Normes
    2) Applications linéaires continues
    3) Cas de la dimension finie
    II/ Espaces de Hilbert
    III/ Espaces $L^p$

    Mon plan faisait très catalogue et manquait d'exemples selon moi. J'aurais aimé avoir plus de temps pour mettre des items qui permettent de comprendre l'intérêt des exemples d'espaces que j'introduis etc,... J'ai donc justifié cela dans ma défense de plan.

    Défense du plan :
    J'ai dit que l'on introduit les espaces vectoriels assez tôt dans les études supérieure, et que le fait de rajouter une norme nous permet de définit une topologie. Après j'introduis l'équivalence des normes etc,... Je trouve que ma défense n'était pas géniale parce qu'en réalité j'avais vraiment du mal à motiver cette leçon. Ce que j'ai fait, c'est que j'ai énoncé 1 ou 2 résultats que je n'avais pas mis dans mon plan car je ne savais pas les démontrer, mais que j'estimais vraiment importants.

    Déroulement du développement :
    Je crois avoir fait environ 14min30. Je ne montre que le côté Hilbert et la base hilbertienne.

    Résumé de l'échange avec le jury
    Questions sur le développement :
    Q) Tout au long du développement vous indiquez un changement de variables, pouvez-vous l'écrire explicitement? \\
    R) Oui : $$\left\{ \begin{array}{rcl}[0;r[ \times [0;2\pi[&\to&D(a,r)\\ (\rho, \theta) &\mapsto &(a + \rho cos(\theta), \rho sin(\theta)) \end{array} \right. $$ Au final le jury ne voulait pas que je l'écrive en coordonnées cartésiennes (puis en plus il aurait fallu que je sépare $a$ en sa partie réelle et sa partie imaginaire), et on a passé bien 5min dessus pour que je comprenne qu'ils voulaient que j'écrive $a + \rho e^{i\theta}$.
    Q) Pourquoi il y a un $\rho$ qui apparaît dans l'intégrale avec le changement de variables ?
    R) C'est le jacobien.
    Q) Et dans le cas général c'est juste le jacobien ?
    R) Non, c'est la valeur absolue du jacobien.
    Q) Vous dites que l'on peut calculer l'intégrale de 1 sur le disque $D(a,r)$ par changement de coordonnées, mais est-ce qu'il n'y a pas une interprétation?
    R) Si, c'est l'aire du disque.
    Q) Vous affirmez que $1-|a|=d(a,Fr(D))$, illustrez le.
    R) (J'ai fait un dessin du disque avec le point $a$)
    Q) Quand vous écrivez votre intégrale $\int f(z)dz$, qu'est-ce que ça signifie?
    R) J'explique qu'il faut le voir comme $\int\int f(x+iy)dxdy$.
    Q) Ok parce que habituellement en analyse complexe on intègre sur quoi?
    R) Le long de chemins.
    Q) Oui. Vous utilisez le théorème de Weierstrass, énoncez-le.
    R) $\mathcal{H}(\Omega)$ est fermé dans $\mathcal{C}(\Omega)$ (qui est complet), et ici $\Omega = D$
    Q) Vous dîtes qu'il y a convergence, pour quelle topologie?
    R) Pour la topologie de convergence uniforme sur tout compact (là j'étais en sueur parce que j'étais pas à l'aise dessus et j'avais peur qu'ils me questionnent plus dessus).
    Q) Ok et cette convergence vous dites qu'elle implique la convergence simple. Pourquoi?
    R) J'ai essayé plusieurs explications qui ne leur convenait pas trop (notamment le fait que l'on peut recouvrir le disque par une suite exhaustive de compacts, et on aura convergence uniforme donc simple sur ces compacts), mais la réponse attendue est qu'en particulier on a convergence uniforme sur $\{ z \}$ pour tout $z$, donc on a la convergence simple.
    Q) Pourquoi peut-on écrire $f$ comme une série entière ?
    R) $f$ est holomorphe, donc en particulier analytique, donc DSE au voisinage de tout point (c'était pas trop ce qu'il attendait je crois mais j'ai pas trop compris...)
    Questions sur le plan et exercices :
    Q) Que peut-on dire de l'adhérence d'un sev d'un Hilbert?
    R) Je ne vois pas de suite, donc j'écris que $H=\overline{F}\oplus F^\perp$, puis là je vois que $\overline{F}=(F^\perp)^\perp$
    Q) Comment vous montrez que l'orthogonal est fermé?
    R) Par caractérisation séquentielle (c'était pas ce à quoi il pensait mais ça lui convenait)
    Q) Dans votre plan, vous mettez qu'en dimension infinie, les normes ne sont pas équivalentes. Par exemple, vous écrivez que sur $\mathcal{C}^1([0,1],\mathbb{K})$, la norme infinie et la norme $N(f) = ||f'||_\infty + ||\varphi f||_\infty$ avec $\varphi \in \mathcal{C}([0,1],\mathbb{K})$. Pouvez-vous le détailler?
    R) C'était un contre exemple un peu différent de ce que j'avais vu avant que j'ai trouvé je sais plus où. J'ai donc considéré $f_n(t)=t^n$, on a alors $||f_n||_\infty=1$ et $N(f_n) \geq ||f_n'||\infty = n$ donc on ne peut avoir de constante $C$ telle que $N(f) \leq ||f||\infty$ pour tout $f$.
    Q) Vous dites que tout sev normé de dim finie est complet. On va essayer de voir si c'est le cas de $\mathcal{C}([0,1],\mathbb{R})$. Pouvez-vous trouver 2 normes sur cet espace ?
    R) Oui, la norme 1 et la norme infinie.
    Q) Ok, est-ce que $\mathcal{C}([0,1],\mathbb{R})$ est complet muni de ces normes?
    R) Pour la norme infinie oui, pour l'autre non.
    Q) Pourquoi ça va marcher pour la norme infinie ?
    R) Car $\mathbb{R}$ est complet.
    Q) Et pour l'autre?
    R) Je vais essayer de trouver une suite de Cauchy qui converge vers une fonction pas continue... (je pensais qu'il voulait que je l'explicite mais en fait un dessin suffisait et ils m'ont un peu guidée. Il fallait construire une suite de fonctions affine par morceaux, et une fonction limite qui réalise un saut en 1/2 par exemple).
    Q) Dans votre plan vous écrivez que toute application linéaire est continue en dimension finie, comment vous le montrez ?
    R) J'utilise la caractérisation des applications linéaires continues avec la constante, et le fait que toutes les normes sont équivalentes à la norme infinie.
    Q) Vous énoncez le théorème de Riesz-Fisher, il est valable pour quels $p$?
    R) Dans mon plan j'avais mis $p \in [1;+\infty[$ mais en le voyant je leur dis que c'est bien vrai aussi pour $p=+\infty$.
    Q) Exercice : Soient $a_o, ..., a_n$ distincts Montrer que $\exists C >0, \forall P \in \mathbb{R}_n[X], |\int_0^1 f(x)\,dx| \leq C \sum_{k=0}^{n}| P(a_k)|$.
    R) Je dis directement que ça me fait penser à la caractérisation de la continuité des applications linéaires. Je cherche donc la bonne application à poser. Il fallait en fait poser $$\left\{ \begin{array}{rcl}\mathbb{R}_n[X]&\to&(\mathbb{R},|.|)\\ P &\mapsto \int_0^1 f(x)\,dx \end{array} \right. $$ qui est une application linéaire, et poser $N(P) = \sum_{k=0}^{n}| P(a_k)|$, en vérifiant que c'est bien une norme.
    Q) Exercice : Soit $f \in \mathcal{C}([0,1],\mathbb{R})$ et $(a_n)_n \in [0,1]^\mathbb{N}$. A quelle condition sur la suite $(a_n)$ $N(f)=\sum_{k=0}^{n} \frac{f(a_n)}{n!}$ est une norme?
    R) On a bien l'homogénéité et l'inégalité triangulaire, il faut étudier la séparabilité.
    Q) Déjà, est-ce que c'est bien défini?
    R) Oui car $f$ est continue sur $[0,1]$.
    Q) Et donc ?
    R) Et $[0,1]$ est compact (j'ai pas réussi à finir l'exercice mais la réponse était que la suite est dense dans [0,1] il me semble).

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Vraiment bienveillant, ça m'a beaucoup rassurée. J'ai vraiment eu beaucoup de questions sur le développement, mais ce n'est visiblement pas forcément mauvais signe puisque j'ai eu une très bonne note. Je pense juste que le jury n'est pas habitué à ce développement.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Pas de réponse fournie.

  • Note obtenue :

    15.25

  • Sujet du texte choisi :

    Cryptographie, corps finis, permutations

  • Sujet de l'autre texte :

    Cryptographie, corps finis, polynômes à plusieurs variables.

  • Un petit résumé du texte :

    Mon texte expliquait comment on pouvait chiffrer une information à l'aide d'une permutation.
    Lors de ma présentation, j'ai commencé par rapidement parler de RSA pour bien comprendre le principe de chiffrement et déchiffrement. J'ai ensuite expliqué pourquoi on avait besoin de se placer sur $\mathbb{F}_2^n$.

  • Qu'avez vous produit durant la préparation ? (plan, code, dessins, preuves, ...)

    I) Principe de chiffrement à l'aide d'une permutation
    On considère donc les permutations de $\mathbb{F}_2^n$.
    Si deux personnes veulent s'envoyer des messages, elles se mettent d'accord sur une clef secrète $k$ qui est privée, puis une permutation $\sigma \in S(\mathbb{F}_2^n$) qui est publique.
    On considère alors les fonctions de chiffrement : $$C_k:\left\{ \begin{array}{rcl} \mathbb{F}_2^n&\to&\mathbb{F}_2^n\\m &\mapsto &\sigma(m+k) \end{array} \right. \;, \;D_k\left\{ \begin{array}{rcl} \mathbb{F}_2^n&\to&\mathbb{F}_2^n\\ c &\mapsto & \sigma^{-1}(c)+k \end{array} \right. $$
    J'ai essayé de coder ces fonctions mais Sage ne connaît que les permutations d'entiers, donc j'ai seulement codé le chiffrement avec un cycle que j'avais codé au préalable (et c'était pas si facile (pour moi) parce qu'encore une fois nos éléments sont dans $\mathbb{F}_2^n$).
    Malheureusement, si une personne intercepte une fois un message clairement, elle peut en déduire $k$. On considère alors $r$ (donnée publique) fonctions de chiffrement, et $E_K=C_{k_r}\circ ... \circ C_{k_1}$ notre nouvelle fonction de chiffrement.
    Ce que l'on remarque c'est que l'on a besoin que le groupe engendré par les $C_{k_i}$ doit être grand, l'ordre de $\sigma$ aussi (sinon on compose pleins de fois par sigma jusqu'à retomber sur $m+k$), et enfin que l'évaluation de $\sigma$ et $\sigma ^{-1}$ ne soit pas trop couteuse.


    II)Chiffrement dans $GL_n(\mathbb{F}_2)$
    On associe $\sigma$ à une matrice $M \in GL_n(\mathbb{F}_2$).
    J'ai donc considéré la nouvelle fonction de chiffrement, et évalué son coût (c'est-à-dire le calcul de $m+k$ et le calcul de $M(m+k)$).
    Prop 1 : L'ordre maximal de $M \in GL_n(\mathbb{F}_2)$ est $2^n-1$
    J'ai démontré ce résultat, mais il y avait un truc faux dans ma preuve (et c'est ce qui me permettait de conclure) donc le jury est revenu dessus et j'ai réussi à conclure autrement. J'ai bien pris soin de détailler les étapes qui étaient énoncées rapidement (comme le fait que $\mathbb{F}_2[M]$ est de cardinal au plus $2^n$). En revanche, on pouvait démontrer qu'il existe une matrice $M$ qui vérifiait $o(M)=2^n-1$ mais j'ai pas réussi à aboutir (mais j'ai quand même présenté ce que j'avais fait). L'idée était de considérer la matrice compagnon associée au polynôme minimal d'un générateur de $F_{2^n}$, qui est de degré $n$ car $F_{2^n}$ est une extension de $\mathbb{F}_2$ de degré $n$, et de montrer que ce générateur est valeur propre de cette matrice, donc l'ordre est supérieur à $2^n-1$ (c'est justement ça que je n'ai pas compris...).
    J'ai conclu cette partie en disant que si une personne voulait retrouver $m+k$, elle pouvait calculer les puissances successives de $M$ jusqu'à au plus $M^{2^n-1}$, et j'ai donné la complexité. \\
    Le problème avec ce passage dans $GL_n(\mathbb{F}_2)$, c'est que si une personne intercepte un message chiffré et le message non chiffré associé, alors elle pourra déduire tous les messages clairs à l'aide du message chiffré.

    III)Chiffrement dans $\mathbb{F}_{2^n}[X]$
    L'idée est déjà que $\mathbb{F}_2^n$ et $\mathbb{F}_{2^n}$ sont isomorphes en tant qu'espaces vectoriels (et pas en tant qu'anneaux, et ce point est important car ils insistaient dessus dans le texte que je n'ai pas choisi, et aussi dans le rapport du jury).
    On va donc considérer ce qu'on appelle des polynômes de permutations. \\ $P \in \mathbb{F}_{2^n}[X]$ est un polynôme de permutation s'il existe $\sigma $ telle que $\forall x \in \mathbb{F}_{2^n}, \sigma (x) = P(x)$. Par exemple, les polynômes de degré $1$ et les polynômes de la forme $X^{2^s}$ sont des polynômes de permutation (je l'ai montré).
    Prop 2 : $\mathbb{F}_{2^n}[X]$ est un polynôme de permutation si, et seulement si $X^{2^n}-X$ divise $Res_Y(P(Y)-X, Y^{2^n}-Y)$}.
    J'ai montré le sens direct, puis j'ai codé en Sage un programme qui permettait de vérifier si un polynôme est un polynôme de permutation (ça fonctionnait pas totalement).
    Bon après ce qu'il fallait voir c'est que cette vérification demande beaucoup de calculs (c'était en $O(n^4)$ opérations binaires si je me souviens bien), donc on préfère utiliser les polynômes de permutations que j'ai cité plus tôt. Mais encore une fois, ceux-là peuvent poser problème car on peut se ramener au cas du II)...
    Il fallait alors considérer les polynômes $X^t$ avec $t$ premier à $2^n-1$.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Le jury a d'abord analysé mon code en détails et m'a demandé d'expliquer certains points.\\

    Q) Comment vous calculez concrètement le résultant de la prop 2?
    R) Je considère nos polynômes dans $(\mathbb{F}_{2^n}[X])[Y]$, puis je calcule le déterminant d'une matrice de taille au plus $2^n+deg(P)$, à coefficients dans $\mathbb{F}_{2^n}[X]$.
    Q) D'accord, mais ça ne vous pose pas de problème de calculer un déterminant avec une telle matrice?
    R) On peut la voir à coefficients dans $\mathbb{F}_{2^n}(X)$ qui est un corps.
    Q) Oui très bien, par contre estimer la complexité sera plus compliqué... Est-ce que vous n'avez pas une autre manière de calculer ce résultant ? Qu'est-ce que vous savez du polynômes $Y^{2^n}-Y$?
    R) Il est scindé à racines simples.
    Q) Oui, on connaît ses racines. Est-ce que vous connaissez une expression du résultant en fonction des racines?
    R) Je sais qu'il en existe une mais honnêtement je ne la connais pas.
    Q) (Le jury est revenu sur ma preuve qui était fausse)
    Q) Est-ce que vous auriez une méthode naîve pour vérifier qu'un polynôme est un polynôme de permutation ?
    R) Oui, on peut évaluer $P$ en tous les éléments de $\mathbb{F}_{2^n}$ et voir si ça coïncide avec une permutation.
    Q) Oui. Maintenant, si on a une permutation, est-ce que l'on peut trouver un polynôme associé ?
    R) Oui par interpolation de Lagrange.
    Q) Oui. Qu'est-ce qu'il vous faut comme hypothèse?
    R) Il faut que tous les points soient distincts.
    Q) Ok, mais encore ?
    R) (Ils m'ont reformulé la question de 3 manières différentes, puis ensuite avec des permutations aléatoires (notamment comment simuler informatiquement une permutation aléatoire???) etc vraiment j'étais complétement perdue... après 5min passé dessus, ils m'expliquent qu'ils attendaient que je dise qu'il faut un nombre fini de points, mais qu'on aura pas de problème à ce propos car on est dans un corps fini). \\
    Q) Quelle est la complexité d'évaluation d'un polynôme de degré d?
    R) $O(d)$
    Q) Si l'on considère des points $x_i$ (que l'on ne connaît pas à priori), $f$ une fonction affine et les valeurs $f(x_i)$, comment retrouver les $x_i$?
    R) Je réfléchissais à moitié, c'était la fin mais j'ai réussi à dire que l'on pouvait faire une résolution de système sous certaines conditions (je sais plus lesquelles vraiment j'étais off).

    Il y a eu d'autres questions que j'ai oublié, mais le jury ne m'a pas vraiment questionné sur ce que j'avais écrit, mais plus sur des notions autour du texte.

  • Suite à la présentation, qu'est ce qui vous semblait améliorable ? (plan, gestion du temps, choix des résultats présentés, ...)

    Je pense qu'il est très utile de prendre 10min la fin de la préparation pour revoir tout ce qu'on a fait durant les 4h et pas beug devant le jury (enfin ça m'a beaucoup aidé en tout cas).

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) durant les questions ?

    Sympathique mais relativement neutre.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Je m'attendais à une bien meilleure note...

  • Note obtenue :

    9.25

  • Leçon choisie :

    123 : Corps finis. Applications.

  • Autre leçon :

    153 : Valeurs propres, vecteurs propres. Calculs exacts ou approchés d’éléments propres. Applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Loi de réciprocité quadratique (par les sommes de Gauss)

  • Autre(s) développement(s) proposé(s):

    Pas de réponse fournie.

  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Je fais le plan dans les temps. Dans l'idée :

    I - Propriétés et construction
    1) Généralités
    2) Construction
    3) Groupe $(\mathbb{F}_q^*, \times)$

    II - Polynômes irréductibles
    1) Polynômes irréductibles et dénombrement (DEV : dénombrement des polynômes unitaires irréductibles de degré donné)
    2) Application à $\mathbb{Z}$ et $\mathbb{Q}$

    III - Carrés de $\mathbb{F}_p$ (DEV : loi de réciprocité quadratique, et loi supplémentaire)

    IV - Algèbre linéaire et algèbre bilinéaire
    1) Algèbre linéaire
    2) Formes quadratiques

    Avant de choisir le développement, le jury me demande la stratégie de preuve pour la loi de réciprocité quadratique. J'indique que j'utilise des sommes de Gauss, et que la loi supplémentaire ($2$ carré modulo $p$) se fait essentiellement par une simple extension de corps.

    Pas de souci particulier pour le développement. La loi de réciprocité quadratique m'a pris 12-13 minutes, et la loi supplémentaire est rentrée dans les temps.

    Questions sur le développement :

    Jury : Qu'est-ce qu'une racine primitive $q$-ème de l'unité dans ce contexte ? Pourquoi en existe-t-il ?
    Moi : C'est une racine $q$-ème de l'unité distincte de $1$.
    On regarde le polynôme $X^q - 1$, on se place sur son corps de décomposition sur $\mathbb{F}_p$. Il y est de plus à racines simples puisque premier avec son polynôme dérivé (car on est en caractéristique $p \ne q$), il admet donc une racine distincte de $1$.
    Jury : Et que se passerait-il en caractéristique $q$ ?
    Moi : Dans ce cas, $X^q - 1 = (X - 1)^q$, donc l'unique racine est $1$.

    Jury : Vous avez mentionné la clôture algébrique de $\mathbb{F}_q$ dans votre développement, et dans votre plan. Pouvez-vous nous expliquer comment elle est construite ?

    Jury : Vous avez indiqué dans la remarque suivant le théorème dans votre plan que ces résultats permettent de calculer $\left(\dfrac{n}{p}\right)$ par "réductions successives". Pouvez-vous détailler ?
    Moi : On décompose $n$ en produit de facteurs premiers, on utilise la multiplicativité du symbole de Legendre, puis on applique les résultats.
    Jury : En pratique cela demande de savoir décomposer $n$ en produits de facteurs premiers. Est-ce que c'est facile en pratique ?
    Moi : Non, pas du tout... Cette méthode marche surtout pour de petites valeurs de $n$ (ou plus généralement pour des $n$ qu'on sait facilement décomposer).

    Questions sur le plan : correction de coquilles présentes dans mon plan. Une question sur comment on calcule en pratique dans $\mathbb{F}_4$.

    Exercices :

    Jury : Soit $P\in\mathbb{F}_q[X]$ irréductible. On suppose qu'il admet une racine $\alpha$ dans une extension $L$ de $\mathbb{F}_q$. Admet-il d'autres racines dans $L$ ?
    Moi : Je dis qu'en appliquant le morphisme de Frobenius un certain nombre de fois, on obtient une autre racine, et qu'on peut itérer. Reste à savoir combien de racines distinctes on obtient de cette manière. Je bloque un peu, on me débloque.

    Jury : Combien $\mathbb{F}_q^n$ admet-il de sous-espaces vectoriels de dimension $k$ ?
    Moi : On peut faire agir $GL_n(\mathbb{F}_q)$ sur l'ensemble des sous-espaces de dimension $k$.
    On obtient une action transitive, donc pour calculer le cardinal de l'unique orbite on peut calculer le cardinal du stabilisateur de n'importe quel sous-espace de dimension $k$, ce que l'on peut faire en fixant une base et en travaillant matriciellement.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Deux hommes, une femme. Sympathiques et aidants.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Nous avons eu exactement trois heures de préparation ; c'est à l'issue de ces trois heures que les plans sont récupérés pour être photocopiés.

    J'ai eu trois auditeurs (observateurs) pour cet oral. Je m'imaginais qu'ils seraient plutôt vers le fond de la pièce, mais ils étaient assis sur des chaises au niveau du jury.

  • Note obtenue :

    18.25

  • Leçon choisie :

    261 : Loi d’une variable aléatoire : caractérisations, exemples, applications.

  • Autre leçon :

    204 : Connexité. Exemples d’applications.

  • Développement choisi : (par le jury)

    Indécomposabilité de la loi de Poisson par les séries entières

  • Autre(s) développement(s) proposé(s) :
  • Liste des références utilisées pour le plan :

    Pas de réponse fournie.

  • Résumé de l'échange avec le jury (questions/réponses/remarques) :

    Je fais le plan dans les temps. Dans l'idée :

    I - Loi d'une variable aléatoire
    1) Définitions
    2) Indépendance
    3) Autour de l’espérance
    II - Fonctions caractérisant la loi
    1) Fonction de répartition
    2) Fonction caractéristique
    3) Fonction génératrice (DEV : indécomposabilité de la loi de Poisson)
    4) Problème des moments (DEV : problème des moments)
    III - Applications
    1) Vecteurs gaussiens
    2) Convergence en loi


    Questions sur le développement :

    Jury : Commençons par les résultats d'analyse complexe que vous avez utilisés. Comment justifiez-vous l'existence de $F$ ?
    Moi : On utilise le résultat plus général qui dit qu'une fonction holomorphe sur un ouvert simplement connexe, sur lequel elle ne s'annule pas, admet un logarithme holomorphe.
    Jury : Et savez-vous comment on prouve ce résultat ?
    Moi (après quelques secondes de réflexion) : On utilise le fait que toute fonction holomorphe sur un ouvert simplement connexe admet une primitive. Puis on l'applique à $f'/f$.


    Jury : Comment justifiez-vous l'expression intégrale de $a_n r^n$ ?
    Moi : On utilise l'écriture de $F$ comme somme d'une série entière, on évalue en $re^{it}$, on multiplie par $e^{\pm int}$, on intègre. Ensuite on peut permuter intégrale et somme car on intègre sur un segment la somme d'une série normalement convergente.
    Jury : Et comment obtenez-vous $\Re(F(0))$ par la suite ?
    Moi : De la même manière.
    Jury : Et savez-vous quelle propriété de $F$ fait que l'on a cette égalité entre $F(0)$ et l'intégrale de $F$ sur un cercle centré en $0$ ?
    Moi (pas sûr du tout, hésitant) : L'harmonicité peut-être...
    Jury : Oui, c'est ça.

    Jury : Connaissez-vous d'autres lois qui seraient "indécomposables" de la même manière ?
    Moi : Je n'en suis pas certain, mais je crois que cela fonctionne pour la loi binomiale.
    Jury : Comment le montreriez-vous ?
    Moi : De la même manière, à l'aide de la fonction génératrice des moments. Mais là la loi est à support fini, donc on devrait pouvoir se passer de toute la partie analyse complexe.
    Jury : Oui, en effet. À quoi ressemble la fonction génératrice pour une loi binomiale $(n, p)$ ?
    Moi : C’est la puissance $n$-ème de la fonction génératrice d'une Bernoulli de paramètre $p$ : $G_X(t) = (1 - p + pt)^n$.
    Avec les mêmes notations que dans l'énoncé, on devrait donc avoir $G_Y(t)G_Z(t) = (1 - p + pt)^n$.
    Or $Y, Z$ sont p.s. à valeurs dans $[\![ 0, n ]\!]$, donc $G_Y, G_Z$ sont polynomiales.
    On en déduit facilement que $G_Y(t) = (1 - p + pt)^k$, $G_Z(t) = (1 - p + pt)^{n-k}$ pour un entier $k\in[\![ 0, n ]\!]$.
    Jury : Oui, c'est ça. Avez-vous d'autres exemples de lois indécomposables ?
    Moi : Je ne pense à rien d'autre en discret...
    Jury : Pas forcément une loi discrète.
    Moi : Ah, d'accord. Ça devrait marcher pour la loi normale.
    Jury : Et comment montreriez-vous cela ?
    Moi : Essentiellement avec le même début, puisqu'on connaît la fonction génératrice d'une loi normale.
    Jury : Heu...
    Moi : Pardon, la fonction caractéristique ! C'est quelque chose comme $\exp(-t^2)$ (pour une $\mathcal{N}(0, 1)$).
    Jury : Oui, c'est ça.


    Questions sur le plan :
    - Correction de coquilles.
    - Question sur l’unicité de la densité à un ensemble négligeable près.
    - On me demande un exemple de loi ni discrète, ni à densité pour la mesure de Lebesgue. On peut sommer une v.a.r. à densité et une v.a. p.s. constante. Puis le jury me demande un autre exemple encore, et me suggère une somme infinie $\sum_n X_n / 3^n$ avec $(X_n)_n$ i.i.d. de Bernoulli.


    Exercice :

    Jury : On considère $X, Y$ i.i.d., de carré intégrable, avec $\frac{X + Y}{\sqrt 2} \overset{\text{(loi)}}{=} X$. Déterminer la loi en question.
    Moi : Déjà comme ça j'aurais envie de dire qu'on a une loi normale.
    On peut prendre la fonction caractéristique, ce qui donne, $X$ et $Y$ étant i.i.d. :
    \[
    \varphi_X(t)
    = (\varphi_X(t/\sqrt2))^2.
    \]
    Donc essentiellement on veut résoudre une équation fonctionnelle.
    Jury : Est-ce qu'on ne pourrait pas itérer cette équation fonctionnelle ?
    Moi : Oui, on peut... On obtient :
    \[
    \varphi_X(t)
    = (\varphi_X(t/2^{n/2}))^{2^n}.
    \]
    L'intérieur tend vers $1$, l'exposant vers $+\infty$, on peut juste faire un développement limité...
    On obtient :
    \[
    \varphi_X(t)
    = \exp(2^n \log (\varphi_X(t/2^{n/2})) ).
    \]
    Et :
    \[
    \varphi'(u)
    = 1 + u \varphi'(0) + u^2/2 \varphi''(0) + o(u^2)
    \]
    car $\mathbb{E}[X^2] < \infty$.
    Jury : Oui, mais que peut-on dire de $\mathbb{E}[X]$ ? En revenant en arrière ?
    Moi : Heu... Ah oui, $\mathbb{E}[X] = \mathbb{E}\left[ \frac{X + Y}{\sqrt2} \right] = \sqrt2 \mathbb{E}[X]$, donc $\mathbb{E}[X] = 0$. Donc :
    \[
    \varphi_X(t)
    = \exp(2^n \log (1 - t^2 \mathbb{E}[X^2] / 2^n + o(1/2^n)))
    \xrightarrow[n\to+\infty]{} \exp(-t^2 \mathbb{E}[X^2]).
    \]
    Jury : C'est ça, donc on obtient une loi normale centrée.
    Moi : Oui, centrée mais pas nécessairement réduite.

  • Quelle a été l'attitude du jury (muet/aide/cassant) ?

    Deux hommes, une femme. Très sympathiques, et aidants.

  • L'oral s'est-il passé comme vous l'imaginiez ou avez-vous été surpris par certains points ? Cette question concerne aussi la préparation.

    Nous avons eu exactement trois heures de préparation ; c'est à l'issue de ces trois heures que les plans sont récupérés pour être photocopiés.

    J'ai essentiellement préparé le plan pendant deux heures, puis retravaillé mes développements ensuite.

  • Note obtenue :

    19