Profil de Confiture

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06/09/2025
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17/05/2026
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confiture.agreg-maths.implode957@passmail.com
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2025, option A

Ses versions de développements :

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    C'est un développement que j'ai trouvé dans un sujet de concours de l'ENS Paris (maths D 2021), en conséquence de quoi je n'ai pas de référence propre à proposer. Tout au plus, le sujet donne un plan à suivre pour la démonstration, mais il faut savoir tout retrouver par soi-même. Les seules questions à utiliser sont dans la partie 2 et la partie 4 (cf pdf pour le lien vers le sujet).

    Personnellement, je le trouve assez cool, et c'est certainement original, mais j'imagine que ça demande pas mal d'effort pour le retenir sans référence. Il est je pense parfait pour la 262, car il fait manipuler convergence L1, en proba, presque sûre et en espérance et tisse des liens entre ces notions. En 266, il se justifie très bien car c'est une généralisation de la loi faible des grands nombres et exploite à plusieurs reprises l'indépendance des matrices aléatoires. Je pense que le recasage dans la 223 est justifié à condition de prendre un peu de temps pour démontrer le lemme de Fekete, et la réalité de la constante limite. Dans ce cas, il faut certainement sauter la preuve du lemme probabiliste au début, qui sera je pense vraiment hors-sujet et qui est en plus assez longue et technique, sans intérêt énorme hors des leçons de proba. Pour la 203, c'est vraiment tiré par les cheveux, cette leçon mérite mieux que ça.

    Développement rédigé en début d'année, sans l'approbabation d'une personne compétente, et sur un travail mené avec un ami pour casser le sujet de concours ; il peut très bien y avoir des coquilles, et je ne garantis pas que la longueur du développement est correcte.
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    Un très chouette développement, fun à faire et qui a le mérite de se recaser dans plusieurs leçons dans lesquelles il est assez difficile de trouver des devs sympas (à mon humble avis). Par contre, c'est un développement assez long, pour lequel il faut être bien préparé. Mon avis, c'est qu'il faut admettre l'équivalence entre avoir un produit scalaire invariant et être conjugué à un sous-groupe de On(R), le lemme de Caratheodory et la convexité de Sn++(R) (mais bien sûr savoir démontrer tout cela !).
    La ref suit un chemin un peu trop compliqué pour le résultat qu'on cherche à obtenir, mais qui se justifie parce que ça permet d'obtenir une forme plus générale du théorème de Kakutani (mais ce n'est pas ce que je fais dans le poly).
    J'ai personnellement préféré utiliser des notations purement "endomorphismes" plutôt que matricielles (en particulier, j'utilise des adjoints plutôt que des transposées). Ça peut faire un peu lourd à certains endroits, mais je préfère comme ça.
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    Un petit dev sympa, pas très difficile et mais original, qui a le mérite de faire manipuler de façon simple des questions de réduction (diagonalisation, trigonalisation, polynôme caractéristique) et des actions de groupes, tout ça pour faire du dénombrement sur les corps finis !
    Attention, contrairement à ce que le titre laisse penser, ce n'est pas un dev de probas ! Ça m'a personnellement plu d'y mettre le formalisme à coup de variables aléatoires indépendantes, mais honnêtement ça ne sert pas à grand'chose, et c'est purement du dénombrement !
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    Je ne fais pas exactement la même chose que Wulfhartus mais comme il y a déjà tout plein de versions différentes de développements sur les polynômes cyclotomiques, j'ai préféré ne pas créer un énième doublon.

    J'ai décomposé ce développement en quatre modules : le premier présente les propriétés générales des polynômes cyclotomiques, le second fait l'irréductibilité sur Q et Z, le troisième l'applique à la démonstration de Dirichlet faible et le dernier traite la réductibilité des polynômes cyclotomiques à coefficients dans un corps fini, avec une application à Φ8 qui est irréductible sur Q et Z mais dont le projeté dans n'importe quel corps fini est réductible. Il est évidemment beaucoup trop long pour être traité en entier en 15 minutes : j'ai prévu pour ma part de choisir un module parmi 2, 3 et 4 selon la leçon sur laquelle je tombe, et d'y ajouter des propriétés tirées du premier module pour remplir les quinze minutes.

    Si vous y trouvez des coquilles, n'hésitez pas à me contacter !
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    Un de mes développements préférés pour l'instant ! Il a à mon sens le mérite de pouvoir transformer certaines leçons d'apparence infâme (comme l'odieuse leçon sur les systèmes linéaires) en des mines d'or de fun si vous aimez la théorie des anneaux, voire que vous vous sentez prêt.e à parler de modules, car c'est l'élément de base de tout une machinerie très puissante qui permet d'obtenir un bon nombre de théorèmes qui font des modules sur les anneaux principaux des objets encore plutôt agréables à manipuler (base adaptée, un sous-module d'un module libre est libre, etc.). Alternativement, vous pouvez aussi embrayer sur des corollaires plus proches du programme, tels que le théorème de structure des groupes abéliens de type fini, ou alors la résolution d'un système linéaire à coefficients dans Z. C'est un développement excellent à coupler avec celui sur la réduction de Frobenius car l'algorithme de Smith est essentiellement celui qui permet de calculer explicitement les facteurs invariants d'une matrice. Par contre, il faut l'avoir bien préparé pour ne pas s'embrouiller dans l'explication de l'algorithme, et il faut savoir l'appliquer sur des exemples, au moins dans Z.

    Mon document est très long, parce que j'ai essayé de détailler du mieux que je le pouvais, mais l'essentiel des arguments est à développer à l'oral. J'y traite le cas principal, et non euclidien, je trouve que la preuve est plus intéressante dans ce contexte. J'ai aussi ajouté quelques remarques d'ordre théorique sur le cadre dans lequel on peut faire fonctionner l'algorithme.

    Côté recasages, je lui mets cinq étoiles dans la 122, la 142 et la 162 pour des raisons assez évidentes. Pour la leçon sur les déterminants, j'ai indiqué le recasage dans le poly mais je ne l'utiliserai personnellement pas ici, je trouve que c'est un peu maigre (les déterminants n'apparaissent que dans la partie unicité). Certaines personnes recasent ce dev dans la leçon sur les matrices diagonalisables, mais je trouve ça complètement tiré par les cheveux : ici on montre une forme *équivalente* à une matrice diagonale, pas *semblable*...

    N'hésitez pas à me contacter en cas de coquille !
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    Développement très sympa qui vaut le coup d'être travaillé, car bien maîtriser les résultats autour des invariants de similitude donne de la ressource pour répondre à des questions théoriques de réduction.
    Je traite dans le poly l'existence et l'unicité, même si après des essais à l'oral je pense qu'il est complètement impossible de faire les deux sans bâcler le travail. Ma preuve est globalement celle de Gourdon.
    N'hésitez pas à me contacter en cas de coquille !
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    Un développement super sympa, qui déroule beaucoup d'arguments abstraits pour répondre à un problème concret, le tout avec de très bons recasages. Attention à savoir traiter le cas où le polynôme en entrée a des facteurs multiples, je pense que le jury risque très fortement de poser la question. Je ne l'ai pas inclu dans mon poly mais c'est très bien fait dans le libre de Beck, Malick et Peyré.
    N'hésitez pas à me contacter en cas de coquille !
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    Un développement assez difficile, qui use et abuse de calcul différentiel en dimension infinie, avec pour contre-partie un bon recasage, notamment dans les deux leçons d'équa diff, sans donner un ressenti trop "équa diff" (pas de lemme de Gronwall et autres joyeusetés). Ça justifie également de faire la leçon sur les donctions différentiables dans le cadre des espaces de Banach plutôt que dans R^n, si vous êtes emballé.e par ça !
    Comme le calcul diff, surtout en dimension infinie où on ne peut pas se reposer sur le calcul des dérivées partielles, peut-être un peu rebutant, j'ai fait mon possible pour détailler le plus possible, en faisant attention à mettre bien en valeur la nature des différents objets manipulés. En conséquence, le document est très long, mais à mon avis, tout ne peut pas être fait avec autant de détails en 15 minutes.
    J'ai ajouté une annexe à la fin où j'ai mis et démontré les propriétés utiles de la résolvante, qui peuvent servir selon le chemin de preuve choisi.
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    J'ai suivi la deuxième preuve de Perrin, que je préfère nettement. Elle est, je pense, un peu plus dure, mais plus typée théorie des groupes, et le cas n = 6 apparaît de lui-même comme un changement de structure dans les groupes symétriques plutôt que comme une aberration combinatoire. En conséquence, les recasages ne sont pas exactement les mêmes : ça ne va pas dans la leçon de dénombrement, mais c'est très bien dans la leçon sur la conjugaison dans un groupe.
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    Un développement pas facile facile, en particulier du point de vue de la gestion du temps. Je conseille pour ma part de passer très rapidement sur la construction des approximations polynomiales avec un petit dessin, comme on trouve par exemple d'autres polycopiés (celui de Matoumatheux notamment). Je l'ai détaillé le plus possible dans mon poly, en faisant notamment une construction explicite qui n'est pas celle de Gourdon, mais que je trouve plus naturelle (c'est une approche plus robuste qui fonctionne pour des fonctions plus sauvages, et qui est développée pour la preuve du théorème taubérien avec équivalent qu'on trouve aussi sur agreg maths).
    Comme d'autres, j'ai ajouté l'application de Thomas Cavalazzi aux séries de Fourier, qui vient fortement enrichir le développement !
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    Attention, c'est un développement qui repose abondamment, comme on pouvait s'en douter, sur les chaînes de Markov, qui sont seulement au programme de l'option A. Si vous n'êtes pas déjà familier.e avec ces choses là, c'est sûrement une assez mauvaise idée de se projeter là-dessus. Par contre si vous suivez l'option A, c'est le moment de rentabiliser l'option la moins recasable de l'agreg (et de réviser le cours en montant un développement) !

    C'est un petit développement maison, dans lequel on démontre des résultats en jonglant avec des arguments de probabilité, de topologie et d'algèbre linéaire selon ce qui est le plus adapté sur le moment, aussi je le trouve particulièrement agréable à mener. La chose vraiment satisfaisante à mon humble avis, c'est qu'on mène un raisonnement sur des objets probabiliste pour montrer un théorème qui peut aussi s'énoncer dans le cadre de l'algèbre linéaire : toute matrice stochastique a un vecteur propre à gauche, positif et associé à 1, et si cette matrice est supposée irréductible, un tel vecteur est unique et strictement positif (résultat qui peut s'obtenir par le buldozère de Perron-Frobenius).

    Côté recasages, j'en ai indiqué beaucoup mais il y en a certains pour lesquels je trouve que c'est un peu abusif en développement (convexité et valeurs propres). Par contre, je pense que c'est une suite de résultat intéressante à mentionner dans le plan pour ces leçons ! Pour convexité, j'envisageai peut-être de transformer la fin du dev pour que ça colle mieux à la leçon : on pourrait admettre le résultat d'unicité, puis montrer que si la chaîne n'est pas irréductible, alors il y a une proba invariante pour chaque classe d'irréductibilité qui ccharge uniquement les points de cette classe, et que toute proba invariante s'écrit comme une combinaison convexe de ces mesures là.
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    Développement qui nécessite d'être à l'aise à la fois avec des notions de proba (encore que j'ai l'impression que le bagage probabiliste pour en comprendre la preuve n'est pas non plus gigantesque) et avec divers résultats d'analyse (densité d'espaces de fonctions dans d'autres, transformée de Fourier, etc.). Cela dit il en vaut la peine, avec sa pléthore de recasages possibles ! Pour l'oral, je pense qu'il vaut mieux ellipser le premier lemme, qui est assez long et technique, et plutôt renvoyer au plan, pour se concentrer sur les arguments qui suivent.
    Comme d'autres l'ont signifié, le Zuily-Queffélec est assez indigeste à utiliser. J'ai fais mon possible pour indiquer le plus précisément possible la position des propositions que j'utilise dans le bouquin, et d'en faire les preuves les plus détaillées et compréhensives possibles sans changer l'argumentaire des auteurs pour pouvoir plus facilement s'y retrouver avec le livre le jour J.
    Document non lu par une personne compétente. N'hésitez pas à me contacter en cas de coquilles !
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    ATTENTION RECASAGES DIFFÉRENTS (voir sur le poly)
    J'ai suivi la preuve de Zuily-Queffélec sur les conseils d'un ami. Elle est assez différente de celle qui est présentée chez Berthellin ou Benzoni, et se recase notamment dans la leçon de connexité. Hélas, la référence est confuse et fort désagréable à lire (et l'argument de connexité n'y est pas clairement mis en valeur). J'ai essayé de faire mon possible pour être la plus claire possible, mais ça reste un déluge de paramètres qui dépendent les uns des autres et qu'il faut ajuster correctement. Attention à ne pas s'y perdre, ça demande un peu de préparation, mais la démonstration n'est pas si désagréable que ça à faire une fois qu'on s'y retrouve (même pour moi qui déteste les équa diffs !)
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    Dans cette version, j'ai choisi un chemin de preuve assez différent de celui de Clémentine. En définitive, je démontre quelque chose de strictement moins fort sur le plan des probabilités, mais qui a de meilleurs recasages dans les leçons qui sont au programme cette année (voir sur le poly), et qui est beaucoup moins calculatoire.
    Le gros de la preuve consiste à démontrer une version assez générale du théorème d'holomorphie sous l'intégrale, où l'intégration se fait sur un espace mesuré sigma-fini, théorème qu'on applique ensuite aux fonctions caractéristiques de variables aléatoires dont la loi est à support compact pour résoudre partiellement le problème des moments.
    Je pense que c'est un développement original et pas très difficile. Par contre, je n'ai trouvé aucune référence ni pour la preuve du théorème d'holomorphie (que je fais en utilisant quasi exclusivement des outils d'analyse complexe, sans convergence dominée et autre joyeuseté) ni pour l'application au problème des moments.
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    Cette version a été présentée par des amis pendant l'année de préparation. On s'y limite au cas hilbertien, qui à mon sens a le double avantage de reposer sur moins d'outils hors-programme (notamment le lemme de Zorn) et de se recaser mieux à l'agreg. En 15 minutes, j'ai le temps de démontrer le théorème et un corollaire sur les fonctions convexes, ce qui permet un recasage dans la 229. Ça en fait un développement bien sympathique qui mêle analyse fonctionnelle et géométrie, d'assez bon niveau à mon avis sans demander tout un arsenal de résultats éloignés du programme.
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    Un développement que je trouve personnellement plutôt chouette, alors que manipuler des systèmes linéaires et des déterminants ne me fait généralement pas rêver ; ici, le lien très simple qui est fait entre les considérations algébriques et géométriques le rend plutôt agréable à faire.
    Il n'a rien d'original, mais plusieurs personnes m'ont dit qu'il n'est pas la peine de faire quelque chose de fou sur les coniques pour s'en sortir avec les honneurs. Je pense que ce développement, bien mené, est suffisant. Attention, il faut toutefois être à l'aise à la fois avec la classification des coniques et avec l'utilisation des coordonnées barycentriques.
    En terme de référence, toutes les versions utilisent la même, et ça n'est pas pour rien ! La plupart des livres que j'ai ouvert pour lire sur les coniques utilisent abondamment la géométrie projective. Si comme moi vous n'êtes pas du tout à l'aise avec ces choses là, foncez sur le livre d'Eiden qui fait tout ce qu'il faut pour le dev sans la moindre géométrie projective.
    Côté recasages, je le mets personnellement, sans surprise, dans la 171 et la 191. Je pense qu'il passe également très bien dans la 149 et la 162, puisque sans rien faire de très techniques sur les déterminants et les systèmes linéaires, ça reste le cœur du contenu algébrique de la preuve, et c'est l'occasion de faire un joli lien avec la géométrie qui est sûrement moins attendu que beaucoup d'autres choses qui se font dans ces leçons. Enfin, je l'ai mis dans la 181. Même si cette leçon ne s'appelle plus officiellement "barycentres", les coordonnées barycentriques restent l'un des premiers items dont le jury parle dans son rapport, en le qualifiant "d'essentiel", et après en avoir parlé avec un prof, il semble que le développement reste bon dans cette leçon aussi.

    N'hésitez pas à me contacter en cas de coquille dans le poly !
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    Un développement qui, s'y on se fie uniquement à l'énoncé, peut laisser penser qu'il va être affreusement calculatoire, mais qui pourtant est très agréable à mener et repose sur des arguments mêlés d'algèbre et d'analyse. Cela dit, il faut se méfier, car dans la référence plusieurs points assez subtiles sont éclipsés, points qu'il est, je pense, important d'avoir repérés pour ne pas se laisser surprendre par le jury.
    J'ai essayé dans mon poly d'être la plus complète possible et de glisser quelques remarques pour appuyer le côté "formes quadratiques" du développement. N'hésitez pas à me contacter en cas de coquille dans le poly !
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    Un développement qui ne m'emballait vraiment pas de prime abord, et qui finalement a su se révéler assez amusant à mener. Il a les avantages d'être original, de se recaser dans les infâmes leçons 120 et 121 avec brio, et de proposer un résultat algébrique qui a des applications concrètes immédiates (donc un must have pour l'agreg !). J'envisage également de le recaser dans la leçon 127, bien que je sois un peu dubitative à ce sujet ; si on se fie au nom de la leçon ("Exemples de nombres remarquables"), ça semble coller à merveille, et pourtant le rapport du jury ne mentionne pas une seule fois les nombres de Carmichael ni même les nombres premiers... A voir donc.

    Petite note : ce développement repose abondemment sur les symboles de Legendre et de Jacobi : il faut donc être à l'aise avec ces choses là pour présenter ce dev !
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    Un de mes développements les plus difficiles, et de loin. Au delà de la difficulté technique de la preuve et du théorème, il y a la difficulté à en trouver une application au niveau de l'agreg (pour être tombée dessus en oral blanc, il ne faut pas sous-estimer cette partie là). J'ai ajouté dans le poly un exemple d'utilisation, mais celui-ci dépasse largement le cadre de l'agreg en invoquant les espaces de Sobolev. Développement à choisir en toute connaissance de cause donc. La contrepartie, ce sont ses excellents recasages (voir sur le poly, j'ai indiqué 6 leçons dans lesquelles je le trouve très adapté).
    A mon avis, il convient d'éviter la version du Brézis qui est très obscure et suivre méthodiquement celle de Hirsch-Lacombe.
    N.B. Je ne traite que le sens indirect à l'oral, et c'est déjà bien comme ça. Il faut quand même savoir faire l'autre sens, mais il est plus facile.
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    Une idée de développement très sympa trouvée par Matoumatheux, dans laquelle on introduit la norme d'un élément algébrique, suivie de deux applications, une pour caractériser les carrés dans un corps fini (pas juste Fp) et l'autre pour caractériser les entiers d'un corps de nombres (en choisir une seule selon la leçon). J'ai essayé de développer des arguments un peu différents de Matoumatheux pour donner d'autres idées, mais dans l'ensemble c'est la même preuve. J'ai aussi ajouté deux annexes pour démontrer des lemmes que j'utilise et qui peuvent être un peu tricky à prouver.
    Attention, pas de ref pour les applications !

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    Un développement pas facile, qui exploite à fond la notion de convergence faible dans un espace de Hilbert. Il utilise toute la panoplie des résultats propres aux espaces de Hilbert, et à ce titre, il se recase très bien dans la leçon idoine ainsi que dans les leçons de convexité. A mon sens, le piège qui se cache derrière, c'est la difficulté à trouver une application au résultat. En effet, un bon nombre des corollaires qu'on peut en tirer sont en fait résolus directement par le théorème de Riesz, ou bien par les théorèmes de Lax-Milgram et de Stampacchia qui sont en fait plus faibles. J'ai ajouté en fin de document un cas d'utilisation de notre résultats où les autres théorèmes sont mis en défaut, mais il est très largement hors-programme, et sans référence (c'est issu d'un cours que j'ai eu pendant la préparation). Je n'ai pas eu le courage de rédiger toute la preuve, mais vous pourrez la trouver dans son intégralité dans le document de Thomas Courant.
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    Un développement assez facile modulo le théorème de structure des polynômes symétriques. Cela dit, le résultat est amusant et la démonstration agréable à mener. Seule, je pense qu'elle est trop courte pour raisonnablement faire un développement, c'est pourquoi j'ai ajouté deux applications, dont une qu'on retrouvera dans le Carnet de voyage en Algébrie qui porte sur les sous-groupe finis de GLn(Z). A mon sens, cette application là renforce grandement le développement.
    C'est un développement que j'ai pris pour combler les trous, je ne le recase donc que dans la 102 et la 144. Avec l'application, peut-être est-il possible de tenter des recasages en 105, 152 ou 153, mais personnellement je ne m'y risquerais pas.
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Ses plans de leçons :

  • Leçon :
  • Remarque :
    Une leçon qui me rebutait vraiment au début mais dans laquelle j'ai fini par trouver mon compte en cherchant à faire très abstrait. Ce plan a été crash-testé en oral blanc, ci dessous je vais essayer de faire le retour le plus complet possible pour que ça serve aux suivant.e.s.

    A propos du plan lui-même :
    - j'ai introduit ma défense du plan en justifiant immédiatement le point de vue très abstrait que j'ai décidé d'adopter. C'était une volonté de ma part pour deux raisons : la première, c'est que tous les résultats qui sont présentés par la suite se démontrent exactement de la même façon qu'avec des hypothèses plus fortes, donc on ne perd pas en simplicité ; la seconde, c'est qu'on atteint souvent les hypothèses minimales pour faire fonctionner les choses, et donc les démonstrations des théorèmes deviennent presque évidentes et l'ordre dans lequel ils doivent être démontrés est clair.
    - le lemme 5 devrait être plus bas car il repose sur le théorème de Gauss (erreur de ma part)
    - je pense que j'ai choisi des applications qui, dans l'ensemble, sont relativement difficiles (en particulier, je tiens à pointer du doigt l'application 34, qui devrait attirer les questions du jury (en tout cas mon jury m'a posé la question que j'attendais), et la réponse exploite le théorème de réduction de Frobenius, à connaître donc). J'ai aussi fait exprès de jouer avec des anneaux noetheriens, dans la partie Domaine de Bézout mais aussi pour le développement sur Smith (il faut utiliser le fait qu'un anneau principal est noetherien pour traiter le cas principal). Si vous n'êtes pas à l'aise avec ces choses là, mieux vaut se placer dans un cadre euclidien.

    Questions reçues pendant l'oral (sachant que j'ai présenté Smith en développement) :
    - Montrer qu'un anneau principal est noetherien.
    - Expliquer l'application 34.
    - Pourquoi faire Smith dans un cadre principal si toutes les applications sont euclidiennes (j'ai répondu que Smith principal revêt un caractère philosophique dû au théorème 22) ?
    - Peut-on donner une borne sur la complexité de l'algorithme de Smith (oui dans le cas euclidien, non dans le cas principal) ?
    - Comment montrer l'unicité de la forme de Smith ?
    - Préciser l'algorithme d'Euclide étendu (remarque 26).

    Retours sur l'oral :
    Dans l'ensemble, ça c'est très bien passé. Le jury m'a un peu reproché le cadre très abstrait dans lequel je me place lorsque la plupart des applications se font dans des anneaux euclidiens. Ils insistent sur le fait qu'il n'est pas nécessaire de parler de domaines de Bézout ni même d'anneaux à PGCD, et qu'on peut tout faire en jonglant entre des anneaux factoriels et euclidiens. Ils ont également dit qu'il était peut-être un peu limite que les deux développements soient de nature algorithmique, avant d'ajouter qu'ici ça allait parce que les deux algos sont très différents, et que le risque dans cette leçon est plus de ne pas mettre assez d'algos que d'en mettre trop.

    Voilà, j'espère que mon pavé vous aidera !
  • Références :
  • Fichier :
  • Leçon :
  • Remarque :
    J'ai choisi dans cette leçon de rester autant que possible dans des espaces mesurés abstraits, car le fait de développer des théorèmes abstraits de théorie de la mesure trouve de nombreuses applications en probabilités, mais aussi en analyse (en permettant par exemple de démontrer de façon simplifiée des théorèmes tels que l'approximation par convolution). J'ai défendu ce point de vue dès l'introduction du plan. Le jury a très fortement apprécié ce choix, qui d'après lui était original, mais a bien insisté sur le fait qu'il faut absolument avoir plusieurs applications dans un cadre abstrait, sinon il est nettement préférable de se restreindre à $R^d$ muni de la mesure de Lebesgue.

    Le plan contient quelques erreurs mais le jury ne m'en a pas vraiment tenu rigueur car je les ai rapidement corrigée à l'oral à leur demande :
    - dans le théorème de Fubini, c'est une simple implication et non une équivalence ((i) implique (ii) et (iii))
    - je l'ai corrigé sur le scan, mais j'avais écrit $L^1$ ou lieu de $L^\infty$ dans le théorème 18.iii

    Le jury a choisi le développement 1, qui consiste en une preuve peu usuelle du théorème d'holomorphie sous l'intégrale à l'aide du critère Morera et de la formule de Cauchy, avec une application au problème de moments en probabilités (un exemple d'application concrète de la théorie des intégrales à paramètres dans les espaces sigma-finis donc). Il a beaucoup apprécié l'originalité du développement, et ne m'a pas reproché le fait qu'il soit beaucoup plus simple que le deuxième (théorème de Riesz-Fréchet-Kolmogorov). (Vous pouvez trouver le développement rédigé sur mon profil agreg maths ;))

    Voici les questions et éléments de discussion avec le jury dont je me souviens, pas forcément dans l'ordre. A la fin de ce (trop long) paragraphe, j'ai ajouté les éléments de réponse dont nous avons parlé avec le jury :
    1) énoncer le critère de Morera (utilisé pour le développement). Fonctionne-t-il quel que soit la nature de l'ouvert sur lequel est défini la fonction holomorphe ?
    2) dans la version proposée du développement, on n'a pas vraiment besoin que la loi de proba considérée soit à support compact. Donner une condition suffisante plus faible pour avoir le même résultat sans changer la démonstration.
    - Préciser l'application 23 (en particulier, en quoi est-ce un corollaire des théorèmes de régularisation ?)
    3) le théorème de Riesz-Fréchet-Kolomogorov (application 24) peut-il être mis en correspondance avec un autre critère de compacité ? En particulier, comment peut-on relier ses hypothèses à celles de cet autre théorème ? L'hypothèse (iii), dite d'équitension, se retrouve également en probabilités. Dans quel contexte ?
    4) Donner un exemple de "vraie" partie de $L^p$ pour laquelle on utilise le théorème de Riesz-Fréchet-Kolmogorov pour montrer qu'elle est compacte. (Remarque : le jury a bien signifié qu'il FAUT savoir répondre à cette question si on veut présenter ce théorème, et bien sûr, il ne faut pas se contenter d'une partie qui est trivialement compacte et dont l'étude ne nécessite donc pas ce puissant théorème)
    5) Donner des exemples de fonctions "concrètes" définies par une intégrale à paramètre, et qui ont de vraies applications en maths
    6) Dans le lemme de Fatou (lemme 3), l'inégalité peut-elle être stricte ? Si oui, donner un exemple.
    7) Démontrer le théorème 18.ii et 18.iii
    8) Dans l'exemple 16, que se passe-t-il si l'une des deux variables n'admet pas de densité ? Et si aucune des deux n'en admet ?

    En conclusion, je pense avoir fait objectivement un plan très difficile par rapport à ce qui est attendu dans cette leçon, et qu'il n'est pas du tout nécessaire d'aller aussi loin (ce qu'a confirmé le jury lors des retours). Le jury a tout de suite posé des questions assez difficiles, qui allaient chercher plus loin que le programme (voire beaucoup plus loin lorsque la discussion nous a mené aux espaces de Sobolev et à la convolution des mesures) ; si ce degré d'abstraction vous intéresse, il faut vraiment l'avoir bien préparé en amont, en particulier les applications concrètes de la théorie abstraite (mon jury ne se serait pas contenté d'applications qui exploitent uniquement la théorie contre la mesure de Lebesgue au vu de la manière dont j'ai écrit mon plan) : pour ça, les probas sont vos amies (puisqu'on y passe notre temps à intégrer contre des mesures affreuses) !


    Elements de réponse :
    1) Le critère de Morera est effectivement valide quelque soit l'ouvert. On le démontre d'abord pour un ouvert convexe, puis on utilise le fait que l'holomorphie est une propriété locale et que $\mathbb C$ est localement convexe.
    2) Il suffit que la loi de proba en question admette un moment gaussien, c'est-à-dire qu'il existe $\epsilon > 0$ tel que $\exp(\epsilon x^2)$ soit intégrable contre $\mu$. Cette amélioration permet notamment d'appliquer le résultat à la loi normale !
    3) Ce théorème fait penser au théorème d'Ascoli. L'hypothèse (ii) est un analogue $L^p$ de l'hypothèse d'équicontinuité, tandis que l'hypothèse (iii) permet de palier au fait que nos fonctions n'ont plus à être définies sur un compact (on s'y ramène alors grâce à cette hypothèse qui signifie que la masse des fonctions de H se dissipe uniformément à l'infini). L'hypothèse (iii), dans le cas des probabilités, est équivalente à la propriété d'uniforme intégrabilité, qui sert par exemple pour le théorème de Vitali (on la retrouve également dans l'énoncé du théorème de Prokhorov, mais je l'ai découvert après l'oral).
    4) Toute partie équitendue bornée dans l'espace de Sobolev $W^{1, p}$ (pour la norme Sobolev) est compacte pour la topologie $L^p$. Bien entendu, la notion d'espace de Sobolev est hors-programme, mais je n'ai sincèrement rien trouvé de plus simple comme vraie application du théorème de RFK. C'est sciemment que je ne l'ai pas indiquée dans le plan, pour éviter les questions trop directes sur les espaces de Sobolev. Cela dit, une fois que je l'ai introduit, le jury m'a demandé de préciser la définition de la norme Sobolev et d'amorcer la démonstration.
    5) J'ai répondu la fonction gamma (qui est dans le plan), la fonction zeta (qu'on voit comme une intégrale contre la mesure de comptage) et la fonction bêta (en précisant que je ne sais pas me servir de celle-ci, mais qu'elle apparaît au moins dans la définition de la loi bêta en probas)
    6) La bosse glissante dessinée en annexe donne un exemple où l'inégalité est stricte.
    8) Cela marche toujours, mais on obtient la convolution d'une fonction contre une mesure (dont j'avais sciemment évité de parler dans le plan). Quand aucune des deux variables n'est à densité, c'est une convolution entre deux mesures de probas (c'est ce que j'ai répondu, en ajoutant que j'en avais seulement entendu parler mais que je ne sais pas vraiment le définir, ce qui n'a pas gêné le jury puisque la question allait chercher beaucoup plus loin que mon plan).
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